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Vivre au XXI° siècle.

Lundi 6 octobre 2008 // L’Histoire

Le problème qui se pose à notre collectivité nationale comme aux autres, est aussi difficile à envisager qu’à résoudre. Entrer dans le nouveau siècle politique, comprendre ses enjeux afin que la France puisse vivre, prospérer, étendre son influence dans le monde plus ou moins chaotique qui tente de se réorganiser.

Pour tous et pour chacun, c’est un moment à la fois passionnant et douloureux dans le proche passé, il faut faire le tri entre ce qui est mort et ce qui s’est transmis. Nous devons rompre avec des manières de penser, des actions et réactions habituelles et prendre de nouveaux risques, dans la conception (celui de se tromper) et dans l’engagement.

Personne ne fera d’objections à ces propos qu’on peut d’ailleurs inscrire au chapitre des bonnes résolutions de la rentrée qu’on oublie dès les premiers frimas. L’été qui s’achève montre au contraire l’urgente actualité d’une transformation profonde de nos attitudes. L’agression longuement préméditée du président Saakachvili contre la population ossète avec la complicité des Etats-Unis, et la réaction russe, ont montré que la plupart des dirigeants européens, des médias et des intellocrates vivaient encore au siècle dernier. Ils se font peur avec le retour de la guerre froide et la renaissance de l’impérialisme soviétique ils répètent les slogans de la propagande américaine avec autant de conviction que les atlantistes des années soixante.

C’est ne rien comprendre à la nouvelle puissance russe, à la diplomatie du Kremlin, à ses décisions d’ordre militaire. D’où des menaces risibles (la nouvelle Russie n’a plus besoin de l’union européenne) et des complaisances lourdes de conséquences (l’« oubli » du principe d’intégrité territoriale) qui empêchent la France d’être en position de médiatrice comme elle l’est au sein du groupe de Minsk qui est en charge du conflit non résolu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. On bavarde sur la mondialisation mais on refuse de voir le lien entre la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo et la question ossète et l’on néglige le règlement (qui sera difficile) de l’ensemble des conflits caucasiens.

La mort d’Alexandre Soljenitsyne et celle de Bronislaw Geremek, si faiblement ressenties, marquent, elles aussi, la fin d’une période historique que nous avons intensément vécue. Et, si l’on se déplace plus à l’Est, on observe que les jeunes générations méconnaissent ou ignorent la culture (films russes, chants, poèmes) qui fut familière aux bolcheviques et aux anticommunistes de ma génération. C’est triste, mais rien ne nous empêche de cultiver la mémoire du passé qui nous touche. Il faut seulement se garder d’en faire une politique tout en sachant que l’Union soviétique défunte pèsera ( malheureusement) longtemps sur les mentalités des peuples de l’Est européen et provoquera encore bien des tragédies.

La crise financière qui ébranle violemment les Etats-Unis et plusieurs pays européens, prouve que le XXI° siècle ne se bâtira pas sur les logiques meurtrières du capitalisme financier. La politique de la dépense publique et les nationalisations décidées par le gouvernement des Etats-unis dans le secteur bancaire devraient faire réfléchir les ultra-libéraux qui continuent de réciter le catéchisme ultra libéral du capitalisme.

Dans les relations internationales comme dans notre pays, il nous faudra comprendre et expliquer les grandes mutations sans tomber dans l’illusion de la table rase. Demeurer attentif aux continuités positives, ne pas ignorer les nostalgies. Préserver ses fidélités historiques et ses filiations intellectuelles la tâche est difficile Nous l’accomplirons comme d’habitude avec les chercheurs et les témoins qui ne partagent pas nécessairement nos convictions mais qui acceptent d’éclairer notre chemin.

Ce faisant, nous nous éloignerons de plus en plus des hiérarques des deux camps et des charlatans qui se disent philosophes. Leur puissance est grande, leur capacité de nuire est considérable, mais ils sont ce qu’il y est de plus mort dans le passé révolu.

Nous avons élu Nicolas Sarkozy pour 5 ou 10 ans, faisons-lui confiance, pour redonner une impulsion positive à notre Chère Patrie qui en a bien besoin. L’opposition n’a que des critiques à formuler. Lorsque la ménagerie socialo communiste en aura fini avec ses chamailleries la France se portera un peu mieux  ; Du moins espérons-le !!!!!

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