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Vivement l’indépendance.

Jeudi 3 juillet 2008, par ARNAUD NAUDIN // L’Europe

Lorsqu’il va prendre la présidence de l’Union européenne, le 1er juillet prochain, les choses sont très claires pour Nicolas Sarkozy. « La France doit jouer le jeu européen sans arrogance « l’avertit José Manuel Barroso dans un entretien accordé au quotidien La Croix. Pour être plus clair, le président de la Commission précise que cela doit se faire sans « hégémonie, y compris dans son intérêt national » De même, « Il faut que le Portugal, l’Irlande, la Grèce ou les pays Baltes, sans avoir la même dimension que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, sentent qu’ils ont exactement la même dignité dans le processus de décision, que le projet soit ainsi perçu comme juste par tous. »

Ainsi, la France ne doit pas avoir sa propre diplomatie, ne pas montrer la moindre velléité de particularisme, ne pas proposer des groupements qui peuvent lui être favorables si cela ne sert pas les intérêts des autres membres de l’Union, à commencer par l’Allemagne… Dernier exemple en date, le projet de l’Union pour la Méditerranée, qui - au-delà de la critique sur le fond que nous pouvons formuler ; n’a pas besoin de l’aval de Berlin, Bruxelles, Londres ou Nicosie pour être mis en place. Mais, comme l’affirme José Manuel Barroso, « le droit communautaire s’impose de la même façon à la France comme à la Lettonie ». Donc à deux régions d’un État qui impose ses vues, et ne peut pas nous demander de savoir si c’est démocratique ou non. Seule compte l’indépendance de la France et les moyens de la retrouver et de l’exercer.

Institution supranationale, comme ils disent.

Revenant sur le mini traité dit de Lisbonne, José Manuel Barroso « salue (la mise en place d’une présidence du Conseil stable) pour la cohérence et la visibilité de l’Europe dans le monde ». Celle de la France, ça c’est autre chose... Mais surtout « la Commission aussi a besoin d’un conseil européen stable. Ma vision est que les institutions européennes doivent se renforcer mutuellement. Elle n’est pas celle d’un jeu mesquin en somme nulle, où une institution perd et l’autre gagne. Les thèses de Montesquieu sur la séparation et l’interdépendance des pouvoirs s’appliquent aussi pour l’Europe, entre la Commission, le Conseil et le Parlement ». Car, là encore, « nous avons besoin d’institutions fortes pour une Europe forte dans le monde ».

Mise en place d’institutions, modèle d’organisation selon Montesquieu, ce discours propre aux États-nations issues des Lumières tenu par le président de la Commission prouve une nouvelle fois que se met en place un État supranational qui aura pour charge à terme de créer une « nation » européenne selon les critères démocratiques.

Le casting du bon président.

En tout cas, c’est une lettre de mission que donne Barroso au futur président du Conseil : « Quelqu’un qui aime l’Europe, qui garde l’esprit européen, partage nos valeurs et comprenne la méthode communautaire. » Si après Tony Blair, voulu surtout par Nicolas Sarkozy, c’est Jean-Claude Junker, Premier ministre luxembourgeois et président de l’Eurogroupe qui semble le premier bénéficiaire de cette future institution, c’est le président de la Commission qui garde l’essentiel des pouvoirs, en l’espèce Barroso…

« Reste que la Commission restera l’institution centrale, communautaire. Le président de la Commission sera le seul qui tiendra sa légitimité à la fois du Conseil qui l’aura désigné, et du
Parlement européen, qui l’aura élu. » Donc, rien ne change et malgré, voire à cause d’une prétendue légitimité démocratique, l’on continue à réduire l’indépendance de la France, seul combat essentiel.

Le professeur a parlé.

Mais José Manuel Barroso ne se contente pas d’expliquer les futures institutions issues du traité de Lisbonne, il « s’attarde » sur les réformes de Nicolas Sarkozy, réformes mises en place pour se conformer au droit communautaire. Notre déficit public s’aggravant, un critère fondamental depuis le traité de Maastricht , et avec des réformes ayant un coût financier important, le président de la Commission, rappelle l’élève France à la raison et à rentrer dans le rang : « Un message d’encouragement à l’effort de réforme et à la discipline budgétaire et au respect des grands équilibres macroéconomiques ». En tout cas, ces déclarations confirment que José Manuel Barroso souhaite « briguer un second mandat à la tête de l’exécutif communautaire. Il estime que si cette devait décision être prise aujourd’hui, les Vingt-Sept le reconduiraient ». Pour nos libertés, sortons le plus rapidement possible de l’Europe.

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