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Visite historique de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis.

Lundi 12 novembre 2007, par Patrick DEVEDJIAN // Le Monde

Visite de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis

La visite de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis est, en tant que telle, historique ; et ce n’est pas seulement la France, ce sont aussi les Américains qui - en accordant au Président le double honneur, insigne et rare, de parler devant le Congrès et d’être reçu dans la maison de George Washington - l’ont voulue telle : pour faire oublier l’éclat de la rupture, la réconciliation se devait d’être éclatante.

La visite de Nicolas Sarkozy est historique, aussi, par le message que le Président a porté. L’on a assisté, pendant ces deux jours, à une véritable refondation des relations transatlantiques, mettant fin à cette ambigüité tenace qui marquait notre diplomatie depuis trop longtemps. Depuis trop longtemps, la France croyait affirmer son identité et renforcer son influence en se définissant systématiquement contre les Etats-Unis. Quelle cause avons-nous ainsi servi ? Ni la nôtre, ni celle des Etats-Unis, ni celle du monde. La diplomatie de l’action succède aujourd’hui à la diplomatie de l’algarade. Amie, alliée, mais pas alignée : telle est la formule qui résume à présent la position, équilibrée et exigeante, de la France.

Historique, la visite de Nicolas Sarkozy l’est, encore, parce qu’elle renoue un fil qui n’aurait jamais dû être rompu. Depuis la charge du jeune marquis de La Fayette à Yorktown en 1781, la France est la plus ancienne alliée des Etats-Unis. De la baie de Chesapeake aux sables d’Omaha Beach, nos pays sont unis par les liens du sang versé l’un pour l’autre. L’on doit savoir gré au Président d’avoir réconcilié cette famille, restauré cette communauté de destin, d’intérêts et de culture.

Historique, cette visite l’est, enfin, parce qu’elle capte les exigences du moment. La position d’amis sincères des Etats-Unis (c’est-à-dire, quand il le faut, d’amis critiques) est la seule, en effet, qui prenne véritablement la mesure du nouvel ordre mondial : comment ne pas voir que, face aux chances, aux menaces et aux défis de la mondialisation, une coopération avec les Etats-Unis est indispensable ?

Sur les ailes de leurs avions, les pilotes américains avaient écrit cette devise : Ce qui est difficile, nous le faisons tout de suite ; l’impossible nous prend juste un peu plus de temps. Ce pourrait être aussi la devise de la nouvelle diplomatie française que le Président, à New-York, à Tanger, à Washington, s’emploie à édifier. Vouloir changer le monde, penser qu’on peut changer le monde, c’est déjà le changer un peu.

Patrick DEVEDJIAN
Secrétaire général délégué

Communiqué du 7 novembre 2007

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