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Violences et immigrations.

Samedi 25 septembre 2010 // La France

Le débat événement qui a éclaté en France, à propos des propos du président de la République sur la sécurité et sur les mesures répressives prises à l’encontre des Roms, est d’ores et déjà plein d’enseignements. Tout d’abord il concerne une question grave, qui continuera à remuer l’opinion publique et qui affectera le climat de la future élection présidentielle. Même s’il n’est pas toujours appro- -prié de lier la question de l’immigration à celle des violences urbaines, il ne fait pas de doute qu’elles se posent de façon impérative I’une et l’autre. C’est pourquoi, il apparaît urgent que des hommes de bonne volonté se réunissent pour poser les conditions d’une politique sage et juste dans les deux domaines. La France n’est pas seule touchée, c’est l’Europe entière qui est contrainte de réfléchir à son avenir démographique, dès lors que celui-ci est désormais conditionné par l’immigration. Il est incontestable qu’avec le vieillissement actuel de la population, on se trouve devant la perspective d’une mutation de civilisation.

Que l’Eglise catholique se doive d’intervenir sur ces sujets, c’est dans la logique de sa mission de gardienne des valeurs évangéliques. La récente déclaration de Benoît XVI sur les légitimes différences qui marquent l’humanité a pu être sollicitée par certains. Elle n’en- est pas moins significative des convictions chrétiennes. On n’a pas le droit de brutaliser les plus faibles. Et les Roms, depuis toujours, font partie de ces catégories soumises à la précarité. Ce n’est pas seulement parce que beaucoup d’entre eux sont chrétiens que l’Eglise est attentive à leur sort. C’est parce qu’ils sont les plus démunis face à la fatalité qu’ils doivent être secourus.

Que les flux migratoires doivent être contrôles, c’est une certitude. Il est souhaitable qu’ils le soient de plus en plus dans le cadre des relations entre Etats, entre ceux d’où provient l’immigration et ceux qui l’accueillent. Beaucoup d’experts, mettent de plus en plus en cause le déficit de talents qui affectent les pays qui voient partir souvent les couches les plus dynamiques de leur population, celles, qui devraient servir au développement. Par ailleurs, la réelle exaspération qui monte dans les pays européens eu égard aux aspects les plus désagréables de la cohabitation ne doit pas être sous-estimée.

Les pouvoirs publics ne peuvent laisser se développer des réflexes sauvages, qui, avec l’échauffement des passions, peuvent déboucher sur des affrontements directs. On l’a vu récemment avec l’affaire des « apéros-saucisson ».

C’est pourquoi les mois qui viennent seront propices a un réexamen général de la politique d’accueil des immigrés, sur leur intégration. Il faut éviter à tout prix que cette affaire ne soit instrumentalisée à l’excès. Ne conviendrait-il pas même de réunir une sorte de conférence nationale qui prendrait en compte toute l’ampleur du sujet pour notre avenir et celui de l’Europe ?

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