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SOCIAL - ÉCONOMIE ANALYSE.

Vers la déflation ?

Mardi 7 avril 2009 // La France

L’horizon offert aux entreprises et aux citoyens européens est « sombre » au moins
jusqu’en 2010, avec un « risque clair de récession ». C’est ce que viennent de faire savoir Bruxelles et le FMI.

LA CROISSANCE de l’Union européenne devrait tomber de 2,9 % l’an dernier à 1,4 % en 2008, connaître un arrêt probable en 2009 (0,2 %), avant de repartir timidement en 2010 (1,1 %).

Inévitablement les déficits publics se creuseront. II pourrait s’agir de 6,8 % du PIB en Irlande, de 5,6 % pour la Grande-Bretagne et de 3,8 % pour la France. Quant à l’idée d’un plan de relance européen, maintes fois relayée par la présidence française de l’UE, il a été écarté tout à la fois par le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Junker, et le commissaire aux Affaires économiques, Joaquim Almunia, comme ne pouvant qu’entraîner un creusement des déficits.

Le FMI pour sa part a fortement revu en baisse les perspectives de croissance des pays développés pour 2008 et 2009 (-0,3 %).

VOUS AVEZ DIT CONFIANCE.

L’hypervolatilité des Bourses mondiales montre que la confiance ne se décrète pas. Pourtant les leçons de la tempête financière ont été tirées. Au premier chef, grâce à l’intervention des États, mais non sous la forme perverse des nationalisations. De fait, si l’exemple du Crédit Lyonnais avait été oublié, les dérives récentes des Caisses d’Epargne et de leur filiale Natixis sont là pour rappeler que les groupes publics ou mutualistes ne sont guère mieux gérés ni plus prudents que les entreprises purement capitalistes.

Alors qu’une utile concertation internationale vient de se mettre en place pour établir de nouvelles règles afin d’assainir le système financier de la planète, il devient difficile de comprendre les niveaux totalement irrationnels des Bourses mondiales. C’est que la peur est mauvaise conseillère. Il est vrai qu’en un an les bourses mondiales ont pratiquement perdu la moitié de leur valeur, soit quelque 20 000 milliards de dollars, l’équivalent de la moitié des richesses produites en un an sur le globe ou dix fois le produit intérieur brut de la France.

Une entreprise dont le cours de Bourse est en chute libre a de plus en plus de mal à trouver des capitaux, car il est difficile de faire appel au marché lorsque les actionnaires ont déjà perdu une bonne partie de leur mise. Le résultat, c’est que le coût du capital grimpe en flèche, que l’entreprise peine à investir, que son développement est freiné et que les salariés en subissent les contrecoups. D’où chômage et délocalisation.

Dans l’actuel concert mondial, si les États-Unis sont certes affaiblis, ils ne vont pas pour autant perdre prochainement leur rang de première puissance. Le PNB américain reste deux fois et demie supérieur à celui du Japon, deuxième puissance économique mondiale. Alors même que la recherche et le développement constitue un pôle d’excellence chez l’Oncle Sam.

La crise actuelle n’épargnera pas les pays émergants, et notamment ceux dont l’économie est très dépendante des capitaux extérieurs : Turquie, Vietnam ou Ukraine. Si la Chine et l’Inde (respectivement + 8,8 % et + 7 % de croissance en 2009) sont mieux armées, leurs économies dépendent toutefois beaucoup de la demande des pays développés : la crise ne les épargnera pas.

Alors que les pays du Sud ont tiré la croissance mondiale au cours des dix dernières années, cet effet bénéfique va disparaître, car ils n’ont pas les moyens de mener une politique de relance budgétaire à effet international. Quant aux pays de l’ancien bloc de l’Est, économiquement fragiles et très dépendants financièrement des pays occidentaux, ils sont particulièrement vulnérables.

QUID DE LA FRANCE ?

Pour ce qui est de la France, on peut dire que le budget 2009, vu les circonstances, est plutôt bon, le gouvernement ayant raison de poursuivre sa politique de réduction des dépenses et des effectifs publics. Mais le problème, c’est que l’État porte le poids de l’incurie des équipes précédentes qui ont laissé grimpé, dans une période de croissance, le déficit public. Si bien que les administrations publiques affichent un déficit tendanciel de 2,7 % du PIB alors qu’il conviendrait de le contenir à 1 %.

Avec des recettes fiscales qui vont forcément progresser moins vite que le produit intérieur brut (alors que le PIB est censé augmenté en valeur de 3,1 %, la collecte de l’impôt ne s’élargira qu’au mieux de 2,4 %), on voit mal comment l’État pourra s’en sortir. Il est clair que l’effort de réduction des déficits ne pourra pas indéfiniment porter sur l’État et sur l’État seul, au risque de porter atteinte aux fonctions régaliennes.

Il faudra regarder du côté des collectivités locales : pourquoi ne pas regrouper régions et départements, villes et communautés urbaines en clarifiant les compétences de chacun.? Enfin, se pose également le problème de la protection sociale dont il faudra bien contenir les dépenses. Il y aura des pleurs et des grincements de dents. De toutes façons, il est déjà évident que la crise financière et économique ne va rendre que plus aigüe la nécessité d’une réforme politique.

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