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Valentin Rakhmanov.

Moscou enregistre deux nouveaux alliés dans le Caucase.

Mardi 7 octobre 2008 // Le Monde

« À la suite de la signature d’un grand accord, qui garantira de façon fiable la sécurité de l’Abkhazie, nous conclurons des accords dans les domaines d’activité les plus variés, comme cela se fait entre des alliés. Ces documents engloberont la coopération en matière de défense et de sécurité, ainsi que les questions frontalières et douanières », a indiqué le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, commentant la signature, le 17 septembre, de l’Accord d’amitié et de coopération avec l’Abkhazie. Un document identique a été signé entre la Russie et l’Ossétie du Sud.

Le ministre a également ajouté que des accords économiques seraient prochainement conclus avec ces républiques. "Les documents porteront sur les questions de libre-échange, d’imposition et sur les systèmes monétaire et bancaire", a-t-il fait savoir.

Le président russe, Dmitri Medvedev, a déjà qualifié d’événement historique la signature de ces accords d’amitié et de coopération. Une rencontre spéciale consacrée à la question de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie s’est tenue mercredi entre le chef de l’État russe et des politiques et hommes d’affaires. L’entretien a porté sur la participation des petites et moyennes entreprises à la mise en oeuvre de plusieurs projets sur le territoire des deux républiques. Le renforcement de la coopération avec l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud s’effectuera notamment dans le domaine énergétique. La Russie envisage entre autres d’accélérer la construction d’un nouveau gazoduc de 162 kilomètres, qui acheminera du gaz russe vers Tskhinvali. "Nous tablons sur une mise en exploitation de ce gazoduc au mois de juin 2009", a déclaré le vice-ministre russe de l’Energie Viatcheslav Siniouguine.

Avant le début des hostilités, l’approvisionnement en gaz de l’Ossétie du Sud s’effectuait depuis le territoire géorgien via un gazoduc menant à Tskhinvali, les autres localités étant alimentées en gaz liquéfié. Mais à la suite de la guerre, le système de canalisations s’est retrouvé fortement endommagé, et une grande partie des équipements n’est plus utilisables. Avec le concours de la Russie, une alimentation provisoire en gaz des localités sud-ossètes a été mise en place. Les principaux sites se préparent déjà à être branchés au système d’alimentation en gaz. Cependant, la mise en exploitation d’un gazoduc russe est sans conteste le projet clé dans le cadre du rétablissement de ce système. Gazprom participe également à ce travail. S’agissant du contrôle frontalier entre la Russie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, Sergueï Lavrov a indiqué que les frontières seraient ouvertes, comme c’est le cas entre les pays membres de l’Union européenne. Les habitants des deux nouveaux États pourront avoir une double citoyenneté : La leur, et la citoyenneté russe.

D’ailleurs, l’économie reste encore au second plan par rapport à la menace militaire persistante. Le chef de la diplomatie abkhaze Sergueï Chamba a fait savoir que des accords particuliers seraient signés en matière de coopération militaire. Après la conclusion de nouvelles ententes dans ce domaine, le statut des soldats de la paix changera.

Ceux-ci se trouveront sur le territoire de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud en tant que contingents militaires déployés en réponse à la demande directe des républiques dont l’indépendance a été reconnue par la Russie. Il est prévu que chacun de ces deux nouveaux États accueille 3.800 militaires russes. Des bases militaires du ministère russe de la Défense seront également installées en Abkhazie et en Ossétie du Sud. Par ailleurs, les deux nouveaux États n’investiront pas dans le renforcement de leur potentiel de défense, comme l’a relevé le président sud-ossète Edouard Kokoïty à l’issue de la signature de l’accord d’amitié. " "À la différence de la Géorgie, nous n’envisageons pas d’investir dans le renforcement de notre potentiel de défense. Avec Sergueï Vassilievitch [Bagapch], nous avons plus d’une fois examiné ces questions et nous sommes finalement entendus sur le fait que davantage d’argent serait accordé au règlement des questions d’ordre social", a indiqué le chef de l’État sud-Ossète.

L’infrastructure de transport insuffisamment développée aux frontières russo sud ossète et russo-abkhaze constitue un problème à la fois militaire et économique. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine avait déjà évoqué cette question : "Si le tunnel de Roki n’est pas suffisant et si l’envergure des relations entre la Russie et l’Ossétie du Sud s’accroît, il faudra songer à élargir les capacités de transport et à créer des canaux de liaison supplémentaires entre l’Ossétie du Sud et la Russie ". Le tunnel de Roki, qui passe par la chaîne du Grand Caucase, est la seule route qui relie aujourd’hui directement la Russie à l’Ossétie du Sud.

Il existe également des problèmes techniques liés à l’implantation d’une ambassade russe en Ossétie du Sud, car il ne reste que très peu de bâtiments convenables qui n’ont pas été endommagés par les obus. Mais les fonctionnaires russes assurent que ces problèmes seront bientôt réglés. Sergueï Lavrov a souligné que l’aménagement de l’ambassade ne porterait pas atteinte aux intérêts de la population locale.

À la suite des récents événements survenus en Transcaucasie, nombre d’analystes ont supposé que l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud pourraient à l’avenir intégrer l’OTSC (Organisation du Traité de sécurité collective) ou l’Union Russie-Biélorussie. Mais par la suite, des informations ont été diffusées selon lesquelles certains pays de l’OTSC dont l’Arménie s’opposait à l’octroi du statut de membre à ces deux nouveaux États.

Si, tout de même, la Russie parvient à obtenir l’entrée de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud au sein de l’union russo-biélorusse, cela prouvera l’efficacité de la politique du Kremlin visant à créer plusieurs associations d’intégration dans l’espace postsoviétique, en fonction des intérêts purement régionaux. Si l’une de ces organisations ne convient pas, les nouveaux alliés et les alliés potentiels peuvent facilement en intégrer une autre.

Valentin Rakhmanov, 19/ 09/ 2008. RIA Novosti Agence russe.

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