Une laïcité ouverte (François Fillon au Vatican)

Lundi 21 décembre 2009 // La Religion

Chers internautes, Noël, est avant tout l’anniversaire de la naissance du rédempteur. Soyons fier d’être Chrétien. Face à la montée d’un islamisme qui se veut dominateur, chassons de notre territoire celles et ceux qui refusent de s’intégrer à nos valeurs, tout comme nous, nous savons respecter les « valeurs » de ceux qui veulent nous imposer leurs coutumes d’un autre âge.

Le jour où des Eglises seront battis en Pays Musulman, alors seulement nous pourrons réviser notre opinion sur les soi-disant bienfaits de l’islam.

Notre Premier ministre, François Fillon, représentait la France à Rome, pour la canonisation de Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres. Il n’était pas le seul représentant du monde politique dans la basilique Saint-Pierre, puisque le roi et la reine des Belges étaient présents pour honorer leur concitoyen, le Père Damien, l’apôtre des lépreux, ainsi que le président polonais Lech Kazinsky pour Mgr Felinski (1822-1895) qui fut archevêque de Varsovie et fonda la Congrégation des sœurs franciscaines de la famille de Marie. Faut-il s’attarder sur le caractère symbolique de cette venue des plus hauts responsables nationaux pour une cérémonie religieuse ? Sans doute, les Nations intéressées sont-elles heureuses de voir accéder au firmament de la sainteté des figures particulièrement populaires, en qui elles peuvent se reconnaître et accéder à une représentation supérieure d’elles-mêmes. Mais on ne saurait pour autant dédaigner la signification proprement politique, au sens fort du terme, de cette rencontre entre des représentants de l’autorité spirituelle et ceux de l’autorité temporelle.

La France a beau être un pays laïque, qui ne reconnaît officiellement aucune religion, elle n’en est pas moins liée, de par son passé, à son patrimoine spirituel et son existence concrète, impose une coopé­ration continue avec les acteurs de la société civile, où le facteur religieux est prédominant. Et si, à Vatican II, l’Église catholique s’est reconnue dans le droit commun de la liberté religieuse, ce n’est pas pour autant qu’elle a abdiqué, bien au contraire, sa mission au sein de la société. François Fillon s’inscrivant dans la continuité du célèbre discours du président Sarkozy au Latran, a réaffirmé le caractère ouvert et réfléchi de notre laïcité. « Cette laïcité française, a-t-il précisé, est tissée de liberté, tramée de considération mutuelle et d’écoute. » Il a donné des exemples concrets et probants à propos de la crise économique actuelle : « Cette crise révèle aussi la mise en péril de valeurs comme la responsabilité, la probité, la solidarité. Qui croire ? Que croire ? Et que faire ? Face à ces interrogations fondamentales, notre dialogue avec les Églises ne peut être que fécond. »

Si le capitalisme ne doit pas être « sans foi ni loi », le recours à la doctrine sociale de l’Église telle qu’elle s’est affirmée avec la dernière encyclique, peut être amplement profitable. François Fillon n’a pas manqué de souligner son « influence positive ». Aussi peut-on se rendre compte que cette thématique de l’ouverture n’est pas rhétorique. Elle peut s’inscrire très concrètement dans les réflexions des responsables et influencer leur décision. Plus largement, des figures comme celles de sainte Jeanne Jugan ou saint Damien ne sont-elles pas aussi des pôles de référence pour la respiration morale d’une société ? Celle-ci vit aussi de références symboliques qui inspirent des modes de vie, des relations, des idéaux. La politique ne saurait être indifférente à la sainteté, même si une telle formule trouble les conformismes. Le cardinal Daniélou avait montré à son temps que l’oraison aussi, était un problème politique. La séparation des domaines ne justifie pas l’exclusion de la civilisation de ce qui l’élève et la justifie.

Le Premier ministre s’est rendu à Rome pour assister, dimanche 11 octobre, à la cérémonie de canonisation de Jeanne Jugan (1792-1879), fondatrice des Petites Soeurs des pauvres. La veille, François Fillon a rencontré le pape Benoît XVI en audience privée.

Le Saint-Père et le Premier Ministre Français ont eu plus de vingt minutes de tête-à-tête, sans interprète, dans la bibliothèque privée du pape. Une audience peu habituelle, considérée comme un « signe de bienveillance » par le Saint-Siège. Empreinte de solennité, cette rencontre s’est placée sous le signe des relations politiques bilatérales. Dans un communiqué de presse, le Vatican a précisé que « quelques thèmes d’intérêt commun concernant les relations bilatérales ont été passés en revue, avec l’intention de poursuivre sur la bonne voie du dialogue et de la collaboration entre le Saint-Siège et la Nation française. Il y a également eu un échange de vues sur quelques questions internationales, en particulier la situation au Moyen-Orient et dans quelques pays africains avec une référence au synode pour l’Afrique, le dialogue interreligieux et les changements climatiques. De son côté, François Fillon a confié : « Nous avons abordé de nombreux points relatifs à nos relations bilatérales, sans oublier les initiatives communes possibles autour du Proche-Orient, de l’Afrique, du Liban ou de la crise écologique ».

François Fillon s’est ensuite entretenu avec le Cardinal Tercisio Bertone, Secrétaire d’État du Saint-Siège. En fin de journée, il a inauguré le prestigieux centre culturel Saint-Louis-de-France, rénové après deux ans de travaux, avant de décorer des insignes de commandeur de la Légion d’honneur, Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations avec les États au Vatican. « Une laïcité juste et apaisée ».

Dans un discours, prononcé au cloître Saint-Louis de France, en présence de nombreuses personnalités religieuses et civiles - parmi lesquelles les cardinaux André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence épiscopale française et Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux ou encore Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille -, le Premier ministre a rappelé le principe de laïcité : « S’il revient à la France laïque et au Saint-Siège de multiplier les relations et les partenariats, c’est parce que les valeurs que nous situons au cœur d’une laïcité juste et apaisée sont aussi celles, je crois, que l’Eglise universelle promeut à travers le monde ».

« La doctrine sociale de l’Eglise constitue une source de réflexion »

En marge de son hommage à Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Soeurs des pauvres, samedi soir à Rome, le Premier ministre a élargi son propos à la crise économique mondiale qui « révèle les failles d’un capitalisme qui ne doit pas être sans foi ni loi » a-t-il affirmé, estimant que « la doctrine sociale de l’Eglise constitue une source de réflexion ».

S’adressant à l’Eglise catholique, François Fillon a constaté : « En mettant en garde notre civilisation sur ses faiblesses matérialistes, ses pulsions guerrières, ses fanatismes, vous approfondissez notre regard sur la condition humaine, ses devoirs éthiques, sur sa fragilité et son mystère. C’est la Démocratie, celle des croyants de toutes confessions, mais aussi celle de ceux qui doutent, cherchent ou ne croient pas, qui est ainsi invitée à une méditation collective. Et cette méditation qui nous grandit est à l’image d’une laïcité ouverte et réfléchie. Je crois aux échanges empreints de respect qu’État et religion peuvent conduire sur le seuil, porte ouverte. Et le Premier ministre de conclure : « Cette laïcité française est tissée de liberté, tramée de considération mutuelle et d’écoute ».

L’hommage à la grande sœur des pauvres. 

Dimanche, François Fillon a assisté, dans la basilique Saint-Pierre de Rome, à la cérémonie de canonisation de Jeanne Jugan (1792-1879), fondatrice des Petites Soeurs des pauvres ainsi que de quatre autres prêtres et religieux. Lors de son voyage à Rome, les 10 et 11 octobre 2009, le Premier ministre a remis les insignes de commandeur de la Légion d’honneur, à Mgr Dominique Mamberti, pour son action en tant que secrétaire pour les relations avec les Etats du Vatican. (Au centre culturel Saint-Louis de France).

Voici des cantiques de Noël.

Il est né le divin enfant

Il est né le divin Enfant,
Jouez, haut-bois, résonnez, musettes,
Il est né le divin Enfant,
Chantons tous son avènement.

Depuis plus de quatre mille ans.
Nous le promettaient les prophètes,
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous attendions cet heureux temps.

Qu’il est beau ! comme il est charmant !
Que ses grâces sont donc parfaites !
Qu’il est beau ! comme il est charmant !
Qu’il est doux ! qu’il paraît aimant !

Une étable est son logement,
Et la paille fait sa couchette ;
Une étable est son logement,
Pour un Dieu, quel abaissement !

O bergers, venez promptement,
Près de lui votre place est prête ;
O bergers, venez promptement,
Vous, les pauvres, premièrement.

Accourez, rois de l’Orient,
Avec nous célébrer la fête ;
Accourez, rois de l’Orient,
Suivez l’astre au reflet brillant.

De nos cœurs que Jésus attend,
Puisqu’il vient faire leur conquête,
De nos cœurs que Jésus attend,
Quand l’amour sera-t-il constant ?

Ô. Jésus, à toi ce serment,
Seul tribut que ton cœur souhaite,
Ô. Jésus, à toi ce serment,
Nous voulons t’aimer constamment.

Minuit chrétiens

Minuit  ! Chrétiens, c’est l’heure solennelle
Où l’homme Dieu descendit jusqu’à nous,
Pour effacer la tache originelle
Et de son Père arrêter le courroux :
Le monde entier tressaille d’espérance
À cette nuit qui lui donne un Sauveur
Peuple, à genoux attends ta délivrance,
Noël  ! Noël  ! Voici le Rédempteur  !
Noël  ! Noël  ! Voici le Rédempteur  !

(Chœur)
Peuple, à genoux attends ta délivrance,
Noël  ! Noël  ! Voici le Rédempteur  !
Noël  ! Noël  ! Voici le Rédempteur  !

De notre foi que la lumière ardente
Nous guide tous au berceau de l’enfant
Comme autrefois, une étoile brillante
Y conduisit les chefs de l’Orient
Le Roi des Rois naît dans une humble crèche,
Puissants du jour fiers de votre grandeur,
Ah  ! votre orgueil c’est de là qu’un Dieu prêche,
Courbez vos fronts devant le Rédempteur  !
Courbez vos fronts devant le Rédempteur  !

(Chœur)
Ah  ! votre orgueil c’est de là qu’un Dieu prêche,
Courbez vos fronts devant le Rédempteur  !
Courbez vos fronts devant le Rédempteur  !

Le Rédempteur a brisé toute entrave,
La terre est libre et le ciel est ouvert
Il voit un frère où n’était qu’un esclave
L’amour unit ceux qu’enchaînait le fer,
Qui lui dira notre reconnaissance  ?
C’est pour nous tous qu’Il naît, qu’Il souffre et meurt :
Peuple, debout  ! chante ta délivrance,
Noël  ! Noël  ! chantons le Rédempteur  !
Noël  ! Noël  ! chantons le Rédempteur  !

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