Une impossible Maman.

Mardi 20 mai 2008, par Gérard BRAZON // Divers

Tu le sais, tu aurais pu être ma mère,
Tu m’aurais aimée, protégée de la misère.
Celle qui n’aurait pas compté sa tendresse.
Applaudi à la moindre de mes prouesses,
Succombé à la moindre de mes détresses.
Tu aurais déversé l’amour comme un torrent
Envahit la moindre faille de doux sentiments,
Comme une terre douce, chaude et onctueuse
En me chantant une belle histoire fabuleuse.
Ta main m’aurait guidée en mère heureuse.
J’aurais poussé entre livres et théâtres
Et évité l’intérêt de la marâtre !

Tu aurais su me comprendre et m’apprendre,
Les virages de la vie pour mieux la prendre.
M’en saisir. Me libérer. Grandir avec toi.
Pour m’élever et mieux vivre un jour. Sans toi.

Tu le sais, tu aurais pu être ma mère,
Tu m’aurais aimée, protégée de la misère.
La vie n’a pas de magie. Tu n’étais pas là.
Absente. Tu n’étais pas dans mon univers.
Ailleurs ! Dans un autre monde et puis voilà.

Je t’ai attendu si longtemps.
Sans même savoir vraiment.
Attendu la Maman, attendu hier
Jamais venu,un désert.
Si nu, si seul.

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