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SOCIÉTÉ EUROPE

Une grande figure : Otto de Habsbourg.

Samedi 24 décembre 2011, par Christian Wagner // L’Histoire

Fils du dernier empereur d’Autriche-Hongrie, Charles Ier, et chef de la Maison impériale d’Autriche, SAIR Otto de Habsbourg a rendu son âme à Dieu le 4 juillet dernier, à 98 ans.

Né le 20 novembre 1912 à Reichenau, il aurait pu devenir l’un des monarques les plus puissants du monde et régner sur un vaste empire regroupant pas moins de douze nationalités. La guerre devait toutefois précipiter la chute de la Double Monarchie. La dislocation de l’Empire et la proclamation de la république en 1918 contraignant la famille impériale à l’exil.

Docteur en sciences politiques de l’Université catholique de Louvain, intellectuel brillant, véritable polyglotte, pratiquant aussi bien le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien, le tchèque, l’allemand et le latin, sans compter des rudiments de plusieurs autres langues, il aura exercé par sa forte personnalité, une influence décisive sur les destinées européennes et travaillé avec succès au triomphe de la liberté sur le communisme dans les pays d’Europe centrale victimes des accords de Yalta, nations qu’il contribua à arrimer à l’Union européenne.

Européen visionnaire et réaliste, défenseur éclairé d’une Union européenne qui assumerait sa souveraineté et son indépendance dans le respect de sa diversité, il prônait « une Europe des nations qui respecte la langue, les particularismes de chacun au lieu de l’étouffer par la bureaucratie ». Catholique fervent, il a toujours vu dans le christianisme la seule réalité capable d’unifier une Europe divisée. Pour lui : « Notre continent est celui de la culture, celui de l’esprit. Nos villes ne sont pas dominées par des banques ou des prisons, mais par des cathédrales ».

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il devait trouver refuge aux États-Unis après avoir échappé par deux fois à la Gestapo que Hitler avait lancé à ses trousses pour avoir condamné lAnschluss en 1938. Son influence sera décisive sur le traitement réservé à l’Autriche par les Alliés en 1945. Ce dont les gouvernements républicains autrichiens d’après-guerre ne lui seront nullement reconnaissants en maintenant la loi d’exil, tout en ne lui restituant aucun des biens privés de sa famille alors que son action au service de ses concitoyens l’avait ruinée.

Contraint en 1961 de renoncer au trône pour retrouver l’Autriche, il ne put vraiment fouler la terre de ses ancêtres qu’en 1972. Élu au Parlement européen en 1979 sous l’étiquette des chrétiens-sociaux bavarois, il honora ses mandats jusqu’en 1999. Très attaché à la France par sa mère, il accordait une importance particulière à son ascendance dans la Maison de Lorraine. Membre de l’Institut de France, président du Comité pour le Français langue européenne, il regrettait que le français « en plus d’être une langue splendide » ne soit plus « la langue diplomatique car elle était la garantie d’une diplomatie claire etjuste, par sa précision ».

Après les grandioses obsèques de sa mère, l’intrépide impératrice Zita, le 2 avril 1989, les funérailles nationales réservées par Vienne à Otto de Habsbourg ont permis une nouvelle fois de mesurer la grande popularité de la famille impériale des Habsbourgs. C’est désormais le fils aîné du défunt, SAIR le prince Karl de Habsbourg-Lorraine, 50 ans, qui devient le chef de la Maison impériale. Impressionné par l’engouement populaire en Autriche, on lui prête l’intention d’un retour en politique de la dynastie.

D’ores et déjà, un mouvement monarchiste, l’ « Alliance noire-jaune », envisage de se présenter aux législatives de 2013. Un nouveau rendez-vous avec l’Histoire ?

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