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Une école privée communale.

Dimanche 18 septembre 2011 // La France

Au-dessus de la vallée de Vallouise, à proximité du parc national des Ecrins, perché à quelque 1.800 m d’altitude, Puy Saint-Vincent est connu des amateurs de sports d’hiver. Ses 300 habitants de la basse saison montent à 13.000 pendant la période touristique. Mais, si attachés soient-ils à leur village, les résidents n’ont rien pu faire contre la logique de l’Education nationale : l’inspection d’académie des Hautes-Alpes avait décidé, au printemps, que la seule et unique classe de maternelle allait être fermée « en raison d’une baisse des effectifs ». Heureusement, grâce aux ressources propres à la commune, il a été possible de mettre sur pied, pour cette rentrée, une école associative hors contrat, financée à 100% par la municipalité, ce qui permet d’accueillir gratuitement les enfants.

Marcel Chaud, maire sans étiquette de Puy Saint-Vincent, avait expliqué vouloir « créer une association pour recruter un instituteur, prendre en charge son salaire et pallier ainsi les carences de l’Etat [...] moyen le plus simple que nous ayons trouvé, la commune ne pouvant le faire directement » pour des raisonsjuridiques. Cet ancien employé du parc des Ecrins à la retraite a fait prendre la décision à l’unanimité des membres de son conseil municipal. Pour la petite histoire, on notera que la classe se tient dans les murs de l’école publique mais que, pour respecter les directives relatives à l’indépendance de la structure, les élèves empruntent une autre entrée. La directrice générale des services de la mâirie a indiqué avoir « recruté une institutrice qui a dix ans d’expérience, qui a demandé sa mise en disponibilité au ministère ».

Pour la grande Histoire, on relèvera que les élus s’inscrivent dans la tradition des villageois du Briançonnais qui, au XVIle déjà, avaient su s’organises pour donner une instruction à letrfs enfants, en payant un instituteur avec leur propre argent. A l’époque, cela avait entraîné une alphabétisation supérieure à la moyenne et même l’envoi de maîtres d’école dans d’autres-régions.

Si on constate que, face à la lourdeur centralisée et bureaucratique de l’Education nationale, l’exemple de Puy Saint-Vincent montre qu’il est possible de trouver des solutions de proximité en lien avec les besoins des populations concernées, se pose néanmoins la question du financement. Toutes les communes ne disposent pas en effet d’une manne touristique ou de ressources fiscales dues à la présence de grosses entreprises. On pourrait alors peut-être prendre en considération la suggestion de la Fondation pour l’école qui a attiré l’attention sur ce cas elle propose l’instauration d’un crédit d’impôt pour les familles non imposables scolarisant leurs enfants dans des écoles privées à but non lucratif et non subventionnées, alors qu’elles font réaliser une économie au budget de l’Etat de 5.690 euros par élève du premier degré, selon les statistiques publiées par l’Education nationale pour 2009.

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