Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

ALI BONGO ONDIMBA

Une diplomatie qui vole haut

Mardi 22 novembre 2011 // L’Afrique

Arrivé seulement aux affaires il y a deux ans, Ali Bongo Ondimba n’est plus un inconnu aux Nations-Unies. La diplomatie gabonaise jouit d’un rayonnement incontestable sur le plan international.

Cestle dimanche 18 septembre 2011, que le chef de l’Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a quitté le Gabon pour participer à la 66e session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, à New York. Accompagné entre autres, du ministre des Affaires étrangères, Paul Toungui, et de son collègue de la Santé, Flavien Nzengui, et d’une forte délégation, il a eu un séjour d’une semaine qui était loin d’être de tout repos.

Prenant la parole, le 20 septembre, devant d’autres chefs d’Etat dont ceux qui participent au Conseil de sécurité avec un droit de veto, à savoir les présidents américain Barack Obama et français Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat gabonais a su se faire écouter quand il a demandé aux dirigeants du CNT (Conseil national de transition) de travailler à la réconciliation nationale et à l’unité de l’ensemble du peuple libyen. Le président du Gabon, pays membre non permanent du Conseil de sécurité, a aussi démontré aux dirigeants du CNT, l’importance d’une organisation d’élections justes et transparentes, et l’urgence de vite s’attaquer aux questions économiques et d’emploi, pour occuper les jeunes. La mise en garde est sans ambiguïté, sinon la Libye, a-t-il soutenu, ne tarderait pas à assister à un retour de la violence.

Fervent soutien du CNT dont une délégation avait été reçue au Palais du Bord de Mer par le chef de l’Etat lui-même, le 5 août 2011, Ali Bongo Ondimba a demandé clairement à ses dirigeants de veiller au respect des droits de l’homme, notammen, ’ des Africains du Sud du Sahara,lestimés à plus de deux millions à ce jour, qui ont été à plusieurs reprises pris à parti dans les affrontements entre Libyens, juste parce que la branche armée du CNT les considère comme des mercenaires en provenance de l’Afrique noire, venues les combattre à la demande de l’ancien dirigeant Mu’ammar al Kadhafi. Ce qui, évidemment, est faux.

Si les Nations-Unies et l’Union africaine avaient des vues diamétralement opposées sur la question libyenne, le président du Gabon n’a pas manqué d’appeler les deux organisations à coopérer ensemble en travaillant main dans la main, le Gabon se félicitant d’avoir, au sein du Conseil de sécurité, beaucoup oeuvré en vue de l’instauration de la Mission d’appui des Nations-Unies en Libye (MANUL). Objectif : accompagner la transition et la reconstruction en Libye. C’est en quelque sorte l’aboutissement d’un rôle important que le Gabon a joué depuis le début de la crise, au sein du Conseil de sécurité, en tant que membre non permanent. Après avoir successivement voté les résolutions 1970 sur la mise en place des sanctions contre le régime du colonel Kadhafi et la résolution 1973 sur la zone d’exclusion aérienne, le président Ali Bongo Ondimba a été l’un des tout premiers chefs d’Etat à exprimer sa préoccupation à propos des violences que subissaient déjà à cette époque, la population civile libyenne. Il prêchait aussi sans pouvoir être entendu des dirigeants libyens, pour que les aspirations des peuples soient entendues par les dirigeants de la Jamahiriya libyenne arabe socialiste. C’est donc logiquement qu’il a été aussi l’un des premiers chefs d’Etat à reconnaître la légitimité du CNT. Plus tard, à l’invitation de son homologue français, Nicolas Sarkozy, il participera à la Conférence de Paris sur la Libye le 11, septembre.

L’action du Gabon et de son chef d’Etat aux Nations-Unies, ne s’est pas uniquement limitée à la Libye. Elle a aussi oeuvré à la garantie de la paix au Moyen-Orient avec un Etat palestinien indépendant. Sans tourner autour du pot, le président du Gabon a réaffirmé de la façon la plus claire possible le souhait de son pays de voir créer un Etat palestinien indépendant afin de garantir la paix au Moyen-Orient et dans le monde : « Je forme le voeu de voir bientôt un Etat palestinien, vivant en paix côte à côte avec Israël, dans des frontières sûres et reconnues. Les deux peuples, israélien et palestinien, amis du Gabon, aspirent à vivre et à coexister en paix et dans la sécurité. Le destin pacifique de ces deux peuples est essentiel pour l’avenir du Moyen-Orient et de la paix dans le monde ». Au Conseil de sécurité, le Gabon a été impliqué dans d’intenses négociations sur cette question. La position portée par le chef de l’Etat reflète la ligne traditionnellement défendue par le Gabon d’oeuvrer pour la paix et la sécurité dans le monde, avec une attention particulière portée au respect du droit international et des droits de l’homme.

En décembre 2011, le Gabon tirera sa révérence, après avoir passé deux années au Conseil de sécurité comme membre non permanent, instance qu’il a présidée à deux reprises, en mars 2010 et en juin 2011. Cette présidence lui a permis de pousser un certain nombre de dossiers importants. Il en est par exemple de l’adoption le 7 juin en pleine présidence du Conseil de sécurité par le Gabon, de la résolution 1983 qui rappelle l’impact du Vih/Sida sur la paix et la sécurité et souligne l’importance pour les opérations de maintien de la paix, de prendre en compte cette problématique. Le Gabon pendant sa présidence a favorisé l’organisation de débats sur les menaces transversales à la paix et à la sécurité internationales : circulation des armes légères, criminalité transnationale, trafics de drogue et de personnes. Ces menaces sont particulièrement présentes en Afrique. Enfin, la présidence du Gabon du Conseil de sécurité a permis de mettre un focus particulier sur les dossiers africains comme ceux de la Côte d’Ivoire, du Soudan du Sud, de la Libye, de la Sierra Leone et de la Somalie. On se rappellera aussi que c’est sous la présidence du Gabon que le mandat de la MONUC (Mission des Nations-Unies en République démocratique du Congo) a été renouvelé. C’est surtout sous la présidence du Gabon que le Conseil de sécurité a voté la réélection de Ban Ki-Moon au poste de secrétaire général des Nations-Unies. Devant cet activisme du président de la République, la première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, n’est pas restée les bras croisés. Par le biais de la diplomatie gabonaise, son impulsion a permis à l’Assemblée générale des Nations-Unies d’adopter la résolution 65/189 du 21 décembre 2010 consacrant la « Journée internationale des veuves ». La première Journée internationale des veuves a été célébrée le 23 juin 2011. Cette résolution invite tous les Etats membres des Nations-Unies, les organisations internationales et la société civile à observer la Journée internationale des veuves chaque 23 juin dans le but de sensibiliser le monde entier à la situation des veuves et de leurs enfants. La promotion des droits de l’homme, y compris f des veuves, et leur autonomisation économique, sont essentielles pour éradiquer la pauvreté et réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement.

En deux années de pouvoir, seulement, le bilan diplomatique du chef de l’Etat gabonais, est plus qu’éloquent, ce qui fait dire à Nelson Messone, l’ambassadeur du Gabon aux Nations-Unies : « Il possède la capacité de faire passer auprès de ses pairs et de l’opinion publique internationale sa vision des priorités du Gabon sur les questions de paix et de sécurité ainsi que sur les thématiques du développement durable ». Et de poursuivre son témoignage : « Ce qui m’a été souvent rapporté par d’autres diplomates est que ses prises de position traduisent un véritable sens des responsabilités sur les grands dossiers internationaux. 11 a également la réputation d’être un chef d’Etat qui `parle vrai’ tout en faisant preuve d’ouverture d’esprit et d’une vraie capacité d’écoute. Il jouit d’une image très positive auprès de nos partenaires internationaux qui profite grandement à notre pays ».

Nelson Messone n’est pas un griot. La Maison Blanche, elle-même, a observé que « Le Gabon joue un rôle de plus en plus important en tant que leader régional et mondial... Les décisions du Gabon au sein de l’ONU sont significatives et courageuses ».

Répondre à cet article