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Une Alsace qui ne dit pas son nom...

Samedi 3 avril 2010, par Pierre Marie GALLOIS // L’Histoire

Strasbourg - 1944 : le drapeau français frappé de la Croix de Lorraine flotte sur la flèche de la Cathédrale. Rien de surprenant s’agissant d’une « Alsace » soutenue par Monsieur Bayrou.

Une « Alsace » présentée par la « Liste Alsace Démocrate » conduite par Yann Wehrling et Odile Uhlrich-Mallet.

Qui vantent et rêvent « Pour une Alsace unie, ouverte et plurielle » ?

Un édifiant tableau de cette Alsace qui ne dit pas son nom...

Une « Alsace » dont l’avenir ne serait plus conduit en regard de considérations nationales, situation géographique « frontalière » oblige et qui donc s’associerait dans ses grandes décisions avec ses voisins allemands et suisses...

Une identité alsacienne qui s’inscrit dans la construction européenne...

Et, cerise sur le gâteau, une Alsace plus touchée qu’ailleurs « parce que les compétences linguistiques en allemand s’affaiblissent au fil des générations, de sorte que le travail transfrontalier se réduit. » Une Alsace qui se doit de tracer les voies d’une politique ambitieuse grâce à un « Parlement d’Alsace »...

Nous n’entendons pas renier, en rien, notre héritage qui a toujours su défendre la culture de nos provinces, de mêmes que leurs langues. Toutes ces richesses ont fait et font toujours la richesse de la France. Mais sans perspective nationale quels fruits porteraient-elles ?

Il ne saurait y avoir de vie « régionale » forte, créative, sans Etat fort assumant pleinement ses prérogatives régaliennes. Il est vrai qu’il est supplanté aujourd’hui par Bruxelles... et que la république française n’ a jamais su, n’ a jamais pu, en raison de ses « tares » consubstantielles entendre l’Alsace, comme d’autres provinces...

L’armistice du 11 novembre 1918 marque la fin des hostilités, tandis que le Traité de Versailles attribue l’Alsace-Lorraine à la France. Malheureusement, la fête est très vite gâchée. Oubliant la promesse de Joffre, l’Etat décide de mener une politique d’assimilation à marche forcée. Trois éléments, profondément enracinés dans la population sont particulièrement visés : la langue, la religion et le droit local. La France tente alors d’éradiquer l’alsacien, d’instaurer la laïcité et d’introduire le droit français. Ces menées se heurtent à une farouche résistance des Alsaciens.

En fait, dans les années 20, l’incompréhension entre la France et l’Alsace croît sensiblement. Entre Rhin et Vosges, les habitants se divisent en trois camps : ceux qui veulent la disparition de toutes les spécificités alsaciennes, ce qui veulent le rattachement à l’Allemagne et ceux demandent un maintien des spécificités alsaciennes dans le cadre français. Ce dernier mouvement est largement majoritaire. Il aboutit en 1925 à la création du manifeste du « Heimatbund » et à une union politique formée par les partis alsaciens centristes, les autonomistes et communistes. De grandes manifestations sont organisées, où les drapeaux alsaciens fleurissent.

Lire : http://drapeaualsace.free.fr/histoire.htm

L’Alsace de la « Liste Alsace Démocrate » se rêve Catalogne, bénéficiant qui plus est de deux voisins « attrayants »... Cette Alsace ne dit pas son nom et fait injure à tous les Alsaciens morts pour la France, à tous les Alsaciens qui ont quitté leur belle province après 1870 afin de ne pas vivre sous le joug allemand...

Nous attendons avec impatience les résultats des élections...

Portemont, le 11 mars 2010

« Pour une Alsace unie, ouverte et plurielle »
POLITIQUE - Du 1er au 11 mars, LibéStrasbourg publie chaque matin la tribune libre de l’une des onze listes candidates aux élections régionales en Alsace*. Chacune d’entre elles développe l’un des thèmes qu’elle met en avant dans sa campagne. Aujourd’hui, la "Liste Alsace Démocrate conduite par Yann Wehrling et Odile Uhlrich-Mallet soutenue par François Bayrou" propose sa vision de l’identité alsacienne. A lire ci-dessous.

Pour une Alsace unie, ouverte et plurielle


En ces temps de débats sur l’identité, il nous semble important de rappeler ses nécessaires dimensions ouvertes et plurielles. Ouvertes, car nous ne voulons pas d’une identité qui se définirait contre celle des autres, et cela a fortiori dans une région frontalière. Nous entendons associer systématiquement nos voisins allemands et suisses à toutes nos grandes décisions. Plurielles, car pour nous l’identité s’inscrit aussi dans la construction européenne, dans la défense des droits de l’Homme et des libertés de la Personne, comme dans l’attachement à sa région. Nous voulons rendre les Alsaciens à nouveau fiers de leur région, en lui rendant son dynamisme économique, en y promouvant la langue régionale comme sa culture plurielle, et en consacrant son rôle par la création d’un Parlement d’Alsace.

L’économie alsacienne est aujourd’hui durement touchée par la crise, en raison notamment de son caractère industriel. Nous croyons en une économie tournée vers le développement durable, et nous souhaitons pour cela nous tourner vers l’industrie. La région devra aider l’industrie à se moderniser, à devenir plus propre, comme à développer des filières porteuses, celles des pôles de compétitivité alsaciens existants bien sûr, mais aussi l’éco-construction ou la fabrication d’installations de production d’énergies renouvelables. Mais si le chômage atteint aujourd’hui en Alsace un niveau record, c’est aussi parce que les compétences linguistiques en allemand s’affaiblissent au fil des générations, de sorte que le travail transfrontalier se réduit.

Assumant la double culture de notre région, nous voulons que les générations futures parlent ses deux langues, ce qui suppose de rendre à l’allemand sa légitimité dans la communication publique et d’en généraliser l’enseignement. A l’heure où le chômage atteint en Alsace son niveau record, nous devons permettre à nouveau aux jeunes de trouver un emploi chez nos voisins. Pour rendre possible et effective cette politique publique ambitieuse, nous avons demandé au ministre de l’éducation nationale de prévoir en Alsace l’expérimentation d’une « éducation régionale », pour que la région puisse déterminer les langues dans lesquelles les différentes matières sont enseignées et organiser le recrutement de professeurs disposant des compétences nécessaires.

Surtout, nous ne voulons plus que les décisions concernant l’avenir de notre région soient prises au regard de considérations purement nationales. Un Parlement d’Alsace, unifiant les actuels conseils régional et généraux, sera mieux en mesure de conduire des politiques publiques efficaces et des coopérations transfrontalières. Doté d’un pouvoir réglementaire, il évitera les surcoûts et les cacophonies qui nous pénalisent aujourd’hui.

Yann Wehrling, liste Alsace Démocrate

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