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Un nouvel axe Paris-Nairobi.

Vendredi 13 mai 2011 // L’Afrique

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre française de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, avec le Premier ministre kenyan, Raila Odinga, ont donné le coup d’envoi le 21 avril de l’Initiative Climat Paris-Nairobi sur le thème de l’accès aux énergies propres. Cette conférence a réuni à Paris plus de trois cents participants provenant de 90 Etats parmi les plus vulnérables aux changements climatiques, notamment d’Afrique, dont plus de quarante ministres ont fait le déplacement.

L’initiative climat « Paris-Nairobi » doit ver-mettre deux avancées : d’abordelle doit apporter des solutions concrètes â la question de l’accès à l’énergie pour les pays en développement dans le cadre des négociations climatiques. C’est un défi important pour l’adaptation de leurs économies aux enjeux du changement climatique, pour appuyer un développement sobre en carbone et pour préserver leurs forêts ; ensuite, cette initiative doit permettre d’atteindre l’objectif ambitieux d’un accès universel à l’énergie à l’horizon 2030, conformément aux recommandations du panel d’experts énergie-climat placés au- près du Secrétaire général des Nations-Unies.

Un progrès est ainsi attendu sur trois sujets clés. Tout d’abord, une meilleure compréhension des enjeux entre la lutte contre le réchauffement climatique et le développement économique : les débats ont montré que ces deux problématiques sont convergentes et qu’il s’agit de placer les pays en développement sur des trajectoires sobres en carbone grâce à l’usage des meilleures technologies disponibles. Ensuite, l’accès aux outils de financement climat mis en place par le protocole de Kyoto doit être amélioré pour l’Afrique : à l’heure actuelle, ce sont essentiellement les pays émergents d’Asie qui en bénéficient. Les discussions ont permis d’identifier des pistes pour orienter les crédits là où ils sont nécessaires. Enfin, le manque de projets ne peut pas être une raison au manque de financement : la conférence a été l’occasion de présenter des projets exemplaires déjà réalisés, prouvant qu’il était possible de rompre le cercle vicieux qui consiste à dire qu’il n’y a pas de financements car pas de projets intéressants, et réciproquement.

Quelle est la valeur ajoutée du processus Paris-Nairobi par rapport aux initiatives déjà existantes ? En premier lieu son caractère universel : il ne s’agit pas d’un dialogue de région à région mais d’un processus qui a vocation à fédérer les initiatives nationales, régionales et mondiales. En deuxième lieu, sa logique pluri-acteurs : il réunit aujourd’hui à la fois des Elats, des organisations internationales, des institutions financières, des entreprises, des organisations non gouvernementales qui ont toutes et tous un rôle à jouer dans ce processus. En troisième lieu, son lien avec la négociation sur les changements climatiques : l’initiativene traite pas seulement de questions d’énergie et de questions de développement, mais s’attache à mettre en place un cadre global pour lutter contre les changements climatiques.

La déclaration conjointe de la coprésidence publiée à l’issue de la réunion résume les débats et prévoit la création d’un groupe pilote dont les objectifs sont d’apporter un soutien-politique de haut niveau à la thématique de l’accès aux énergies propres, de stimuler la réflexion et le dialogue entre les différents acteurs, de renforcer les approches coopératives pour le développement de projets et d’aider à les réaliser.

Plusieurs pays se sont déjà engagés pour en faire partie ainsi que plusieurs organisations internationales. Nathalie Kosciusko-Morizet a invité tous les pays présents qui le souhaitaient à les rejoindre en indiquant : « Cette conférence est porteuse d’espoir en ce début d’années 2011-2012, qui sont cruciales pour la lutte contre les changements climatiques ; en apportant des solutions concrètes dès maintenant, notre objectif est de contribuer à faire de la conférence internationale sur le climat de Durban, en décembre prochain, une enceinte non seulement de négociations mais aussi d’action ». La ministre a aussi rappelé l’engagement de la France dans la définition et la mise en oeuvre de financements innovants, thème qui est une priorité de la présidence française du G20.

L’initiative Paris-Nairobi se réunira à nouveau au niveau ministériel en 2012 au Kenya avec le même objectif : continuer de progresser vers l’accès à tous de l’énergie tout en contribuant à la lutte contre les changements climatiques. La quadrature du cercle en somme, mais d’un cercle vertueux.

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