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Un homme nouveau ?

Lundi 4 mai 2009, par Pierre-Marie Gallois // Le Monde


Des « nouveautés », certes ! Mais aussi de vieilles « rengaines »...

Quand le Président Barack Obama ressert de vielles recettes...

Elles n’échappent pas à notre « Maître d’Ecole ».

L’ « Homme providentiel » sous le regard du Général Pierre Marie Gallois

Portemont, le 22 avril 2009L’homme providentiel en Europe
Les Etats-Unis, bien sûr, mais également une large fraction de la population mondiale ont salué dans l’enthousiasme l’entrée de Barack Obama à la Maison-Blanche. Le dithyrambe a même dépassé la mesure. Y ont contribué le mandat très contesté de George W. Bush et la crise financière et économique- sans précédent quant à son origine – plaçant le monde en situation de quasi-précarité après des années de croissance.

Bizarrement, le nouvel élu est apparu comme le sauveur qui ramènerait une certaine prospérité.

L’éloge a été d’autant plus appuyé par tous les medias, que le personnage était peu connu et qu’il était aisé de lui attribuer les capacités d’un homme d’Etat. Ainsi, l’opinion reprendrait espoir et serait satisfait son besoin de croire en l’homme providentiel. Mais, cependant, une telle unanimité et son emphase ne s’expliquent que par une propagande financièrement bien nantie, la campagne électorale d’Obama lui ayant permis de récolter des centaines de millions de dollars.

Outre-atlantique, les grandes entreprises souhaitaient un président « malléable » comme l’avaient été ses récents prédécesseurs vis-à-vis des pétroliers. Les origines afro-américaines du candidat à la présidence l’obligeraient à la démagogie que rapportent les suffrages de l’électorat, tout en satisfaisant certaines intérêts, les coûteuses campagnes présidentielles devant rapporter leurs dividendes.

L’élection la plus chère de l’histoire des Etats-Unis : Une « récolte » de plus de 600 millions de dollars, un coût global – élections à la présidence et au congrès – de plus de 5 milliards de dollars.

L’Europe a découvert le personnage à l’occasion de la réunion du G.20 et des entretiens de Londres, Strasbourg, Prague, Ankara.


« Grand show ! »

Sa jeunesse, son élégance physique, ses talents d’orateur ont rallié les foules et impressionné les dirigeants. Mais, comme tout politicien, il s’est montré bon démagogue, disant là où il était, ce qu’il convenait de dire, s’accommodant de ses contradictions et se révélant plus soucieux de sa carrière que des lendemains du pays qu’il a charge de gouverner. D’où quelques « ratés » qui commencent à tempérer les enthousiasmes antérieurs.
A Londres, Madame Obama a montré une désinvolture déplaisante en refusant de saluer la reine d’Angleterre comme le veut un protocole centenaire.


« Désinvolture... »

« Grand cinéma... »

Cette jeune personne révélait son ignorance des coutumes du pays qui l’accueillait, ou bien voulait démonter son dédain de la vieille Europe et de la Grande Bretagne pourtant, en quelque sorte, « mère » des Etats-Unis.
Au G.20 – succès de la « communication » plus que des réalités de l’heure – Barack Obama a souscrit à l’accord des participants afin de rassembler quelque 5.000 milliards de dollars pour la relance générale, Washington y contribuant, d’entrée de jeu, pour près de 300 milliards et le FMI gagnant une imposante réserve pour aider les pays en grandes difficultés. Mais, la dette des U.S.A. va encore être accrue, l’émission arbitraire de monnaie reprise et la zone euro placée en difficulté par la dépréciation du dollar.

A Strasbourg, au sommet de l’OTAN, Obama n’a pas réussi à mobiliser ses alliés européens pour le renforcement de leurs contingents en Afghanistan.

Il entend y rester, ses partenaires veulent en sortir.

A Prague, le démagogue a spéculé sur la suppression de l’armement nucléaire à long terme et dès maintenant de la réduction des panoplies atomiques après négociations avec la Russie et la Chine et envisagé la rédaction de nouveaux traités de désarmement.

Politiquement, le désarmement est une valeur sûre, surtout s’il s’agit du nucléaire.

« Premièrement, les Etats-Unis vont prendre des mesures concrètes en faveur d’un monde sans armes nucléaires » a déclaré Barack Obama.

C’est ouvrir la voie à de nouvelles guerres d’extermination dont le jeune président n’a pas été le témoin des horreurs, des morts par dizaines de millions, des victimes par centaines de millions. Guerres que le nucléaire partagé exclut totalement.

« Nous allons procéder à la réduction de notre arsenal » a-t-il ajouté. Les Etats-Unis et l’URSS ayant, chacun, constitué des stocks de dizaines de milliers d’ogives nucléaires. Ils ont réduit ces stocks qui, d’ailleurs, peuvent encore l’être considérablement.

Mais c’est valoriser les panoplies minimum et encourager la prolifération que, d’autre part, on veut combattre. Ce n’est pas parce que les Etats-Unis auront moins d’atome militarisé que d’autres pays renonceront au leur.
Au contraire même.

« Nous soutiendrons le droit de l’Iran à disposer d’une énergie nucléaire pacifique dans le cadre de contrôles régionaux », a aussi dit Obama. C’est croire que Téhéran acceptera un « contrôle rigoureux ». Probablement une illusion, l’Iran ayant à plusieurs reprises affirmé son droit au cycle nucléaire complet.

Enfin, intervenant dans les affaires européennes, en contradiction avec ses déclarations antérieures, Obama s’est engagé à faire pression sur l’Union européenne afin qu’elle souscrive enfin à l’adhésion de la Turquie.


Le président américain Barack Obama devant les députés turcs à Ankara, le 6 avril 2009

« Je voudrais souligner ici l’importance de la Turquie non seulement pour les Etats-Unis mais pour l’ensemble du monde... C’est un membre de l’Otan et aussi un pays majoritairement musulman. Cette position unique lui permet de porter un regard très fin sur toute une série de défis régionaux et stratégiques auxquels nous pourrions être confrontés... « Laissez-moi être clair : les Etats-Unis soutiennent fermement la candidature de la Turquie à l’Union européenne  »

 La France entrée totalement dans l’OTAN, renonçant à une part de souveraineté, a été remerciée par l’entrée – qu’elle veut retarder – de la Turquie dans l’Union européenne. Aussi se découvre un tout nouveau visage du jeune président sauveur. Il cherche à réconcilier les Etats-Unis et le monde musulman aux dépens de ses alliés européens. « Les Etats-Unis ne font pas la guerre à l’ « Islam » a-t-il affirmé.
« Les Etats-Unis ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l’Islam »

Certes, en Occident on ne veut pas faire la guerre à l’Islam, mais c’est un jeu de mot. En Irak, en Afghanistan, ce sont des musulmans qui sont bombardés, c’est aussi l’Iran qui est menacée, si bien que le président

Obama a isolé l’Islam du monde musulman afin de resserrer les liens entre Washington et Ankara (dont le concours est indispensable au retrait des forces américaines d’Irak). L’ambiguïté de ses propos et surtout l’intervention directe dans les affaires de l’Union européenne ne sont guère appréciées de ce côté ci de l’Atlantique.

Fautes de jeunesse… peut-être, avec le temps, deviendra-t-il un bon président ?

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