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Un drapeau… Tout un symbole ?

Lundi 28 mars 2011, par Patrice Vermeulen // L’Afrique

Il ne vous a pas échappé que le drapeau brandi par les opposants au « chef et guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste » n’était pas le drapeau vert mis à l’honneur par Kadhafi en 1977…

Et nombreux sont ceux qui découvrent qu’au plus fort de la tourmente le drapeau porté fièrement par les opposants n’est rien de moins que le drapeau du royaume de Libye du temps d’Idris 1er…

De là à penser que les opposants manifestent pour un retour à la monarchie des Sénoussis…

Notre ami Patrice Vermeulen pose la question…

« Libye : le retour du Roi ? »

Sans vouloir être le moins du monde rabat-joie, plus que jamais nous rappellerons que le retour d’un roi dans les fourgons de l’étranger, qui plus est si les fourgons sont remplacés par des « pipe-line », ne donne que rarement satisfaction… Et les grands tireurs de ficelles – de pipe-line – ont bien quelques idées en tête…

Mais ne désespérons pas… Simplement rappeler à l’héritier du trône libyen que notre Bon roi Henri a guerroyé sans compter à la tête de ses troupes pour asseoir sa légitimité et pacifier le royaume de France…

Portemont, le 7 mars 2011

P.S. Une question nous chagrine : « Mais d’où viennent tous ces beaux drapeaux ? ». Entendez bien, nous ne mettons pas en doute les talents des « petites mains libyennes »…

Libye : le retour du Roi ?

Le drapeau de la monarchie libyenne du roi Idris (dynastie soufie des Sénoussis), hissé mardi sur l’ambassade de Libye à Stockholm, était le premier drapeau du pays entre l’indépendance à l’égard de la puissance italienne et l’arrivée au pouvoir de Mouammar Kadhafi (1951-1969).

Noir, avec un croissant, une étoile et deux bandeaux rouge et vert, le drapeau monarchiste est utilisé par des manifestants anti-Kadhafi et s’impose comme un symbole de l’insurrection en cours dans le pays.

Ce drapeau avait été en vigueur sous le règne d’Idris 1er (1951-1969) et était inspiré de celui de la Cyrénaïque, dont Idris était émir. Il fut adopté le jour de l’indépendance, le 24 décembre 1951, dans l’ensemble du pays.

Le drapeau de la Cyrénaïque, dont Benghazi est la principale ville, était lui-même inspiré de celui de l’empire ottoman, dont elle fut membre de 1551 à 1912, avant d’être cédée à l’Italie, qui unifia le pays en 1934.

La bande rouge représente le Fezzan (sud-ouest, grande région désertique avec Sebha comme ville principale) et la bande verte la Tripolitaine (nord-est) - où se trouve Tripoli, capitale du pays- dont Idris avait été également émir.

Peu après sa prise de pouvoir, le 1er septembre 1969, Mouammar Kadhafi adopte un drapeau utilisant trois des quatre couleurs panarabes (rouge, blanc, noir, à l’exclusion du vert).

De 1972 à 1977, un "faucon d’or" est ajouté au centre du drapeau, identique à celui de l’Egypte et de la Syrie, avec la mention : "République arabe de Libye".

En signe de protestation contre le voyage de l’ancien président égyptien Anouar el-Sadate à Jérusalem, et pour marquer la rupture avec ce pays, Kadhafi adopte fin 1977 un drapeau uniformément vert, le seul monocolore au monde, qui symbolise à la fois l’Islam et la "révolution verte" qu’il entend conduire.

Il n’est pas indifférent que les manifestants d’aujourd’hui dédaignent ces précédents drapeaux au profit de celui de l’ancienne monarchie qui avait unifié le pays.


Idris 1er

Après la défaite de l’Italie et son départ de la Libye, Idrîs As-Sunûsî retourna dans son pays en juillet 1944. Il fut accueilli par son peuple en Cyrénaïque en héros national.

À peine installé en Cyrénaïque, il commença à travailler au transfert du pouvoir à son gouvernement. Il publia ainsi un décret demandant la nomination d’un gouvernement libyen qui administrerait le pays. Puis il publia la Constitution de la Cyrénaïque, considérée aujourd’hui comme un des plus importants documents officiels de l’histoire arabe moderne. Cette Constitution garantissait la liberté de conscience et de pensée, l’égalité des citoyens et le droit à la propriété privée. Elle faisait de la langue arabe la langue officielle de l’État et stipulait que le gouvernement cyrénaïque serait un gouvernement constitutionnel avec un parlement élu.

En 1946, l’Italie reconnut l’indépendance de la Libye et le pouvoir légitime d’As-Sayyid Muhammad Idrîs As-Sunûsî. Néanmoins, le jeune émirat n’était pas totalement souverain en raison de la présence de forces anglo-françaises sur le territoire libyen.

En réponse aux demandes des Libyens qui réclamaient le maintien de l’unité des trois régions que sont la Cyrénaïque, la Tripolitaine et le Fezzan sous l’autorité de l’Émir Idrîs As-Sunûsî, les Nations Unies envoyèrent un émissaire en Libye pour juger de la situation et consulter l’avis des chefs de tribus sur celui qu’ils voulaient voir les gouverner. L’avis majoritaire pencha en faveur de l’Émir Idrîs As-Sunûsî, qui fut choisi comme dirigeant de la Libye unifiée.


Après cette étape d’unification, l’Émir travailla à renforcer son pays sur tous les plans. Ainsi instaura-t-il le 25 novembre 1950 la première Assemblée Nationale qui représenterait les différentes provinces libyennes.
Cette Assemblée prit un certain nombre de décisions allant dans le sens de la création d’un État libyen constitutionnel. Elle décida que « la Libye serait un État démocratique, fédéral, indépendant et souverain dont le régime serait une monarchie constitutionnelle. Son Altesse l’Émir As-Sayyid
Muhammad As-Sunûsî, Émir de Cyrénaïque, deviendrait le Roi du Royaume Uni de Libye ». Cette Assemblée rédigea également la Constitution du pays, composée de 204 articles, et la publia le 7 octobre 1951.

As-Sunûsî demeura Roi de Libye jusqu’à la Révolution du 1er Septembre 1969, menée par le Colonel Mu`ammar Al-Qadhdhâfî qui destitua le Roi Idrîs As-Sunûsî. Ce dernier s’installa alors en Égypte en tant que réfugié politique et y resta jusqu’à son décès qui survint le 25 mai 1983.


Le roi Idrîs 1er


Mohammed el-Senoussi

Aujourd’hui, le pouvoir du dictateur vacille. Il ne semble pas que l’opposition, encore moins les manifestants de la rue, soit organisée.

C’est vraiment l’heure pour le jeune prince de renouer avec l’histoire et d’incarner l’espoir de son peuple.

Patrice Vermeulen

En septembre 1969, Robert Escarpit voyait clair…

Le roi Idrîs As-Sunûsî

« Avec la Libye, voilà une monarchie de plus qui disparaît. Un républicain s’en réjouirait si tant de rois détrônés, depuis cent quatre vingt ans que la France a donné le branle, avaient été remplacés par autant de républiques. Or, notre histoire même en est un exemple éclatant, le peuple souverain a le plus grand mal à exercer la souveraineté qui devrait être son héritage. On se demande même s’il y tient tellement.

Sans parler des dictateurs, Césars et tyrans authentiques, il est peu de pays au monde où le pouvoir ne soit exercé au pire par un militaire ou un civil qui s’en dit libérateur, pacificateur, justicier-les alibis ne manquent pas- ou, au mieux, par un homme fort, un homme providentiel un homme de circonstance- les épithètes manquent encore moins.

Quand l’homme n’est pas là, les institutions marquent sa place, et la collégialité est une façon de se mettre à plusieurs pour chausser des bottes provisoirement trop grandes.

En fin de compte, on se demande si nos ancêtres de 1789 ne se faisaient pas des illusions. Les rois sont morts, vivent les roitelets. »

Robert Escarpit

Extrait de…

Ne soyons pas trop sévère..

Vite dit ! Tout de même, un peu de « sévérité » ne fera pas de mal...

Mais il est vrai que les grandes réconciliations « sincères » imposent de passer quelques éponges. Après la « paille de fer »...

Tant ont été et sont grandes les illusions, non plus savamment entretenues mais grossièrement !

Robert Escarpit s’en inquiétait déjà en septembre 1969.

Et applaudissons notre frère d’armes Bernard Lhôte d’enrichir notre réflexion à partir d’un texte qu’il est bon de remettre au jour !

Les républiques et le peuple, le « démos », une relation sans amour...

Sidi Muhammad Idris al-Mahdi al-Sanussi, né le 12 mars 1889 à Jaghboub (Cyrénaïque) et mort le 25 mai 1983 au Caire (Égypte), fut roi de Libye du 24 décembre 1951 au 1er septembre 1969 sous le nom d’Idris Ier (en arabe : إدريسالأول).

Il était le petit-fils de Muhammad ibn Ali al-Sanussi auquel il succéda comme chef de la confrérie religieuse des Sanussi en 1916 avant d’être contraint de s’exiler en Égypte en 1923.

Reconnu comme émir de Cyrénaïque par le Royaume-Uni en 1946, il fut proclamé roi de Libye le 24 décembre 1951 lors de l’accession à l’indépendance.

Reconnu comme émir de Cyrénaïque par le Royaume-Uni en 1946, il fut proclamé roi de Libye le 24 décembre 1951 lors de l’accession à l’indépendance.

http://ecolo13004.space-blogs.com/blog-note2/38096/idris-1er-dernier-roi-de-libye.html

Les Sénoussis ?

Un petit tour en Algérie…

La Confrérie Senoussi trouve son origine en Algérie, à Mostaganem.

Le jeune Sayid Mohamed Ibn Ali as Senoussi est né en 1787 et va bientôt suivre les cours d’une madrassa coranique à Fez, au Maroc. Le jeune musulman est érudit et fait remonter sa famille à la fille du prophète, Fatima. Il y puise l’inspiration de sa foi. Après avoir traversé le Sahara, il part en Tunisie puis vers Tripoli. Il y prêche sa vision de la foi, une religion purifiée de ses démons.

Il y gagne de nombreux adeptes. Sa confrérie est née. Il part en Egypte mais est vite déçu par les Oulémas aux ordres de la Turquie ottomane. Ses multiples critiques à leur encontre lui valent l’émission d’une fatwa à son encontre. Sayid Mohamed ne renonce pas. Il part exercer ses talents à la Mecque où il rejoint une confrérie dite des Khadirites…

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