Un contrôle des prix dans certains secteurs de l’économie est indispensable.

Lundi 30 octobre 2006, par Paul Vaurs // La France

L’aménagement du territoire ne saurait faire l’économie d’un débat sur la
survie du commerce traditionnel. Une activité dont personne ne songerait à
nier qu’elle est essentielle, mais qui n’a jamais bénéficié des mesures
indispensables à son maintien.

Un maintien qui passe par un encadrement des prix pratiqués par les grandes
surfaces dont l’implantation n’a été que peu, et très souvent, mal
maîtrisée.

Les grandes surfaces, par le biais des groupements d’achats, « fixent »
leurs prix à des industriels, à des agriculteurs, ( La liste n’est pas
exhaustive) qui n’a d’autre choix que celui d’accepter, tout en sachant
pertinemment que la défaillance d’un groupement d’achats mettra l’entreprise
en difficulté, quand elle ne provoque pas sa faillite.

Chaque création de grande surface provoque, dans le com­merce traditionnel,
la suppression d’un emploi sur deux, la multiplication des grandes surfaces
a entraîné, et particulièrement en milieu rural, la cessation des activités
liées au commerce traditionnel, à telle enseigne qu’à ce jour, les
collectivités en sont réduites à subventionner les commerces de première
nécessité dans de nombre bourgs.

PROPOSITION

Il faut remettre en question le principe de la libre concurrence et rétablir
les équilibres qui, s’ils ne sont pas respectés, nécessiteront, au mieux,
une intervention financière massive des collectivités, au pire, créeront des
situations irréversibles et en parfaite contradiction avec les objectifs
fixés par la politique de l’aménagement du territoire.

MOYENS

Rétablir les équilibres entre les grandes surfaces et le commerce
tradi­tionnel par le biais d’une taxe différentielle. Cette taxe serait
établie à partir de la fixation d’un prix moyen qui permette au commerce
traditionnel de soutenir la concurrence des supers et hypermarchés « prix
fournisseur unique et sans tarif dégressif ». L’application d’une taxe
différentielle, calculée à partir du prix moyen, sur les prix pratiqués par
les grandes surfaces. Plus les prix sont bas, plus la taxe est importante,
et permet de rétablir une parité ; à l’inverse, pour lutter contre les prix
abusifs, plus les prix sont élevés (relativement au prix moyen), plus la
taxe est élevée.

L’obligation pour les grandes surfaces de se plier aux mêmes délais de
paiements que le commerce traditionnel.

On peut également envisager un rétablissement du « contrôle des prix » qui
fixerait les tarifs des produits de consommation et les encadrerait tant à
la baisse qu’à la hausse.

D’une façon comme de l’autre, il s’agit de rétablir les équilibres en
faisant davantage porter la différence sur les notions de prestations de
service et de qualité des produits. Quant au réseau de distribution des
carburants, il doit être protégé ; Aussi une tarification unique s’impose,
sur l’ensemble du territoire.

Depuis plusieurs années les gouvernements successifs ont supprimé le
remboursement par les caisses de sécurité sociale d’une multitude de
médicaments ; Si c’est bon pour diminuer le « déficit des caisses de la
sécurité sociale », il n’en va pas de même pour les patients qui se trouvent
confronter d’un jour à l’autre d’une augmentation des médicaments non
remboursés. Il en est de même pour les produits concernant :: »La
Parapharmacie ». Cette augmentation est dû au bon vouloir des pharmaciens et
des laboratoires. Un médicament qui vaut tel prix dans une officine peut
voir son prix doublé ou triplé.

Deux exemples : « Du Sel de régime ou du Donormyl » les prix varient du
simple au triple dans certaines pharmacies de Province et de Paris ;
Evidemment les plus chères sont les officines de la Capitale ou sa Région.
Est-ce normal ? Le SMIC est le même partout en France, NON. !!!!!

Dans le journal « Le Parisien » Nicolas Sarkozy s’adressant à des jeunes de
banlieue leur vantait les valeurs de la République, et d’ajouter que les
policiers étaient des gens compétents parce que, disait le Ministre « Ils
sont Républicains. » Se référer sans cesse à la République devient répétitif
et agaçant ; Je pose la question suivante : « Est-ce que les dirigeants
Espagnols, Britanniques ou Danois se réfèrent aux valeurs de la Monarchie,
et les policiers de ces trois Nations, sont-ils compétents parce qu’ils sont
Royalistes. ?

La vraie référence c’est la Démocratie et les valeurs qu’elle est censé
représenté.

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