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Un cinquantenaire des indépendances tout particulier.

Vendredi 17 septembre 2010, par Jean Paul Tedga // L’Afrique

Le cinquantenaire des indépendances africaines fait recette. Après le Cameroun qui l’a fêté en grandes pompes en organisant un Colloque international, le Bénin, les deux Congo et le Gabon, ont tenu, aussi, à marquer ce moment précieux de leur histoire, en organisant des festivités mémorables couronnées par la présence de plusieurs chefs d’État africains. Le 14 juillet 2010, à Champs-Elysées, les présidents français Nicolas Sarkozy, avait fait de ses derniers ses invités d’honneur, en compagnie de leurs épouses, de la cérémonie grandiose du défilé où l’on vit les détachements des armées africaines faire, le pas aux côtés de l’armée française. Ce fut la commémoration de ce cinquantenaire des indépendances africaines par le haut.

Manifestant le désir ardent de partager ces instants de joie ensemble avec les pays concernés, les Etats-Unis s’y sont mis à leur manière. Non pas en fêtant ce cinquantenaire avec les dignitaires africains, comme à Paris, mais en portant leur choix sur des responsables de la société civile parmi les plus représentatifs selon leurs critères à eux.

Sélectionnée par les Services de Madame Hillary Clinton, la Secrétaire d’État, 115 jeunes leaders africains venant de 46 pays d’Afrique subsahariens, a pu participer, pendant trois jours, au Premier Forum des jeunes leaders africains à la Maison Blanche. Si Barack Obama, en les recevant le premier jour de leur Forum, le 3 août, ne leur a pas caché que « le destin de l’Afrique sera déterminé par les Africains, il a exprimé que certains d’entre vous deviendront un jour dirigeants de vos pays ».

Le président des Etats-Unis savait où il voulait en venir en précisant que personne, sur cette terre et encore moins en Afrique, n’était indispensable : « Si vous y réfléchissez, dans les années 1960, lorsque vos grands-parents, arrière-grands-parents se battaient pour l’indépendance, les premiers dirigeants disaient tous qu’ils étaient pour la démocratie. Et ce qui s’est produit, c’est que lorsque vous avez été au pouvoir pendant un certain temps, vous vous dites j’ai été un si bon dirigeant que pour le bien du peuple, je dois rester en place’. Et c’est comme cela que l’on commence à changer les lois, à intimider et à emprisonner des opposants. Et bientôt, des jeunes gens comme vous, pleins d’avenir et de promesses, sont devenus ce qu’ils avaient combattu », a regretté Barack Obama qui avait eu une formule choc lors de sa visite au Ghana en 2009, la seule qu’il ait effectué en Afrique depuis son investiture à la Maison Blanche en janvier 2009. Il avait alors déclaré que l’Afrique n’avait pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes.

La Maison Blanche et le Département d’État sont-ils à la recherche d’une politique africaine ? On peut se le demander, car, alors qu’il entre dans la deuxième partie de son mandat où il doit faire face à de périlleuses élections de mi-mandat, Barack Obama a jusque-là brillé par très peu d’initiatives sur l’Afrique. S’il continue sur cette lancée, il risque d’être le président américain qui aura, le moins fait pour l’Afrique alors qu’on pensait, à tort peut-être, au regard des origines kenyanes de son côté paternel, qu’il serait celui qui ferait le plus pour ce continent.

A Washington, il n’a rien annoncé de nouveau à ses 115 invités. Tout en rappelant subtilement qu’il était un citoyen américain qui a été élu pour défendre, avant tout, les intérêts américains dans le monde, y compris en Afrique, ce qui du reste est exact, il s’est borné à encourager les jeunes Africains à défendre, plutôt, la démocratie, la transparence gouvernementale et la liberté de la presse. Il a aussi insisté pour que l’Afrique fasse une plus grande place aux femmes dans la mise en place de la démocratie. Tout ce discours est très bien, sauf qu’il ne fallait pas déplacer 115 personnes venant de 46 pays, pour si peu. Personnellement, je trouve le bilan de cette initiative aussi vague et sans lendemain que l’invitation somme toute classique des chefs d’Etat africains à participer au Sommet (sans lendemain) de la veille du 14 juillet à Paris.

Dans la capitale française comme à Washington, les Africains quelle que soit leur hiérarchie dans la société, ont été traités comme de simples mendiants. Des (petites) personnes que l’on invite pour boire un café le jour de leur anniversaire, et puis c’est terminé. Non, l’Afrique mérite mieux.

Il faut que les Africains se réveillent, qu’ils fassent leur continent à partir de leurs propres forces, en se donnant la main et en s’acceptant les uns les autres dans leurs différences. C’est la seule façon de positiver leur continent. Sinon, dans 50 ans, l’Afrique n’aura pas avancé d’un petit millimètre.

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