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Dimanche 21 février 2010 // L’Histoire

Communication de qualité s’inscrivant dans le bon agenda…

Nous ne connaissons pas Monsieur Aziz Kocaoglu, mais nous tirons notre chapeau au Maire de Smyrne…

Pardon d’Izmir ! De son propre chef, il a écrit une belle lettre à « Monsieur Henri Loyrette Président Directeur Général - Musée du Louvre » Président Directeur général nous faisant froid dans le dos, nous rectifions…

président directeur de l’établissement public du musée du Louvre également président du conseil scientifique de l’Agence France-Muséums, qui coordonne le projet du Louvre Abou Dabi…

Une belle lettre par laquelle il demande la restitution à sa bonne ville d’Izmir, de deux statues : l’Apollon de Smyrne et le Jupiter de Smyrne… « Veuillez noter que cette demande de restitution s’inscrit dans le contexte d’une collaboration d’envergure entre Le Musée des Civilisations Egéennes d’Izmir et Le Louvre qui a vocation à devenir un pôle majeur de la culture Turque »… 

Vous ne vous priverez pas du plaisir de lire l’intégralité de cette belle lettre datée » Izmir, le 17 Novembre 2009 »…

Monsieur
Henri Loyrette
Président Directeur Général
Musée du Louvre
PARIS

Monsieur le Président,
J’ai l’honneur de vous adresser cette lettre en qualité de maire de la ville d’Izmir ainsi que sur proposition du Congrès de la Culture qui s’est réuni le 24 Octobre 2009 afin de définir la stratégie culturelle de notre ville.

Le Congrès a noté avec satisfaction la tenue dans votre musée de l’exposition “d’Izmir à Smyrna” dans le cadre de la Saison de la Turquie en France. Cette exposition qui vient compléter celle qui avait été réalisée à Izmir en 2006, constituera sans doute une raison de plus pour développer les relations entre le Musée du Louvre et notre ville.

En saisissant cette occasion nous désirons vous proposer une série d’initiatives qui pourraient constituer la base d’une collaboration de plus grande envergure entre le Louvre et le futur Musée des Civilisations Egéennes d’Izmir.

Les principales composantes d’une telle collaboration seraient les suivantes :

  • La collaboration entre votre musée et la ville d’Izmir concernant la conceptualisation et l’organisation du nouveau musée.
  • Le transfert de savoir-faire et d’expertise à travers un programme préalablement défini.
  • Le développement de programmes de formation visant les diverses sections de notre musée.
  • La mise en place d’un département consacré aux oeuvres restituées par le Louvre.
  • La collaboration dans des domaines tels que des expositions à thème, des projets pour le jeune public etc.
  • La préparation d’expositions communes à nos deux musées mais aussi dans d’autres établissements.

Dans ce contexte, je vous prie, Monsieur le Président, de bien vouloir considérer la restitution à la ville d’Izmir d’oeuvres se trouvant actuellement dans les fonds de votre musée. Cette demande concerne en particulier les statues Apollon de Smyrne et Jupiter de Smyrne. Cet acte constituerait un signe fort de respect du patrimoine archéologique et culturel de notre ville, tout en étant conforme aux stipulations des conventions internationales.

Veuillez noter que cette demande de restitution s’inscrit dans le contexte d’une collaboration d’envergure entre Le Musée des Civilisations Egéennes d’Izmir et Le Louvre qui a vocation à devenir un pôle majeur de la culture Turque.

Nous tenons par la présente à vous faire part de notre volonté d’organiser dans les meilleurs délais les rencontres nécessaires à la mise en place de ce partenariat que nous souhaitons vivement.

Dans l’assurance que notre demande trouvera un écho favorable de votre part, veuillez croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.


Monsieur Aziz Kocaoglu

Convenez que la lettre est de qualité ! Satisfaction du Congrès de la Culture à l’issue de l’exposition « d’Izmir à Smyrna », suite de propositions constructives, et recherche d’une collaboration d’envergure ! (En toile de fond, « Istanbul capitale européenne de la culture en 2010 »).

Monsieur Henri Loyrette, président du conseil scientifique de l’Agence « France-Muséums », qui coordonne le projet du Louvre Abou Dabi a-t-il était comblé ?

Que nenni ! Ces deux célèbres statues ont été acquises dans les règles de l’art par notre Bon Roi Louis Le Quatorzième. La découverte de ces statues est relatée dans une lettre d’Antoine Galland du 14 avril 1680, découverte : « …dans une espece de sale plus longue que large, bastie de grosses pierres de taille enduites de plastre qui represente des figures peintes a l’huile ou l’on remarque avec un peu de difficulté un homme a cheval, un autre nud a qui on va couper la teste, et trois autres figures debout le tout d’un tres beau dessein. Et ce qu’il y a de curieux dans cette peinture qui est assurement tres ancienne, quoyque je ne pense pas qu’on en puisse designer precisement le temps, est qu’il y avoit trois couches de plastre l’une sur l’autre qui representoient les mesmes figures. Je ne scaurois imaginer une bonne raison de cette particularité, a moins que par la on n’ait voulu perpetuer davantage la premiere, afin que le temps destruisant la premiere couche, la seconde restast, et ainsi de la derniere, ces couches n’ayant pas plus de deux lignes geométriques d’epaisseur. Je m’imagine que ces statües avoient esté mises dans cette sale comme en depost, parce qu’on les avoit plastrées pour les conserver et qu’elles estoient couchées par terre. »

C’était le temps en héritage du Roi Chevalier François le Premier, et nous étions au mieux avec le Sultan, Maître de la Grande Porte. Nos pieds n’étaient pas pris dans le tapis mité de l’Europe…

Et donc Monsieur Henri (Loyrette) de préciser ou d’avoir fait préciser à l’élégant maire d’Izmir (ou Smyrna) :

« Nous avons considéré que c’était une demande tout à fait injustifiée »

Admirez au passage le « Nous »…

La réponse est tout à fait fondée, à plus d’un titre…

« Nous » avons acheté ces deux statues au XVIIe siècle. Point de pillage à la Buonaparte ou à la Malraux…

« Cette demande de restitution n’est pas une demande officielle », et Monsieur Henri (Loyrette) de préciser qu’elle émane du maire d’Izmir, l’ancienne Smyrne, et n’est pas relayée par l’Etat turc…

Des mauvaises langues soufflent que Izmir n’ait pas de pétrole etc… Mais ce sont des mauvaises langues…

Reste à imaginer que si nous n’avions pas les deux pieds pris dans le tapis mité susnommé, hors de tous les clichés et les « sous-passions » électoralistes, un partenariat fort à la gloire des Civilisations Egéennes… entre nations souveraines…

« Le Nouveau Panthéon de M. de Vertron », historiographe du Roi, publié en 1686, indique pour l’état initial un Apollon de Smyrne, qui est un Apollon Lycien.
Le » Jupiter de Smyrne »

Statue d’une divinité masculine, connue comme le « Jupiter de Smyrne ». Découverte en 1680 à Smyrne (actuelle İzmir, Turquie), la statue a été envoyée à Louis XIV et restaurée en Zeus, vers 1686, par Pierre Granier, lequel ajouta le bras tenant le foudre. Marbre, milieu du IIe siècle ap. J.-C.

La statue de Zeus fait 2,34 mètres de haut tandis que celle d’Appollon est de 2,16 mètres. Elles sont exposées actuellement dans le département des antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre.

Lire, pour apprécier l’importance des échanges entre Smyrne et la France sous le règne de Louis XIV :
http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=89

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