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Un Prince de France en Nouvelle-France.

Jeudi 16 octobre 2008 // L’Histoire

SAR le prince Jean de France, duc de Vendôme, était invité officiellement par le gouvernement Québécois aux cérémonies du 400e anniversaire de la fondation de Québec.

Sa belle devise, le Québec se souvient. Difficile de lui faire oublier son passé. Il est français, s’il est catholique et, faut-il le préciser, il est royal. Rien dans le monde d’aujourd’hui, rien dans la modernité, ne va réellement l’encontre de ces caractères historiques forts, spécifiques de la Belle Province. Ce serait une erreur et ce fut incontestablement une erreur d’avoir voulu dissocier des éléments aussi fondamentaux sous des prétextes fallacieux de surenchères électorales et démagogiques. L’expérience est là qui l’a montré, La tradition intelligemment critique est la meilleure arme d’une politique d’avenir.

Une commémoration Symbolique.

Il ne faudrait pas réduire l’acte fondateur de Samuel de Champlain (1567-1635) a une simple opération commerciale à visées immédiates et lucratives. Les textes de la fondation sont parfaitement clairs et lui-même s’est exprimé sans ambages sur le but de sa fondation. Elle est d’abord une mission spirituelle elle a aussi une porté politique puisqu’il s’agit du premier véritable essai d’implantation durable d’une présence française en Amérique.

Le 3juillet 1608, Champlain, remontant le Saint-Laurent lors d’une deuxième expédition au Canada, s’arrêta devant « la pointe de Québec. »  Il y construisit la première « habitation », c’est-à-dire le premier établissement destiné un hivernage collectif. Ce fut meurtrier. Sur 24 hivernants, ils ne seront plus que 8 au printemps 1609. Mais ce fut le début de ce qu’il convient bien d’appeler une épopée de héros et de saints, tant à Québec qu’à Montréal avec Chomedey de Maisonneuve. Cette épopée mériterait d’être connue aussi bien en France qu’au Québec. Elle ne l’est pas assez. Les Québécois ont raison d’être fiers de leurs ancêtres.

Comme l’écrit Joël Broquet, « commémorer ce 400° anniversaire, c’est survoler quatre siècles d’une présence française en Amérique du Nord que l’Angleterre, usant de tous les moyens, ne parviendra jamais à éradiquer. »

Une superbe manifestation

La ville de Québec, avec son maire, M. Régis Labeaume, le gouvernement du Québec, son Premier ministre, M. Jean Charest, ont tenu fêter l’anniversaire dignement. D’ailleurs, toute l’année, les célébrations et les cérémonies se succèdent.

Le cardinal Ouellet a, lui aussi, cette année, organisé le Congrès eucharistique qui fut un succès, à Québec. Le XII° sommet de la francophonie avec les chefs d’État, dont Nicolas Sarkozy, se tiendra en octobre, à Québec encore. Malgré la pluie, le 3 juillet, tout le monde était au rendez-vous. Le Prince Jean avec les maires de Québec et de Montréal, le très sympathique M. Gérald Tremblay, était au premier rang de la messe célébrée par le cardinal Ouellet et l’ensemble des évêques du Québec. En sortant de la cathédrale et en se rendant au monument de Champlain, le Prince put saluer les nombreux Québécois qui se pressaient sur le parcours. Puis ce fut successivement les discours officiels, le défilé militaire et historique, le grand déjeuner de gala, le soir, le grand dîner offert par le Premier ministre, avec entre temps les cocktails du consulat de France et de l’Assemblée nationale québécoise.

Il y avait là, outre les autorités Québécoises et canadiennes, outre les diplomates dont le Délégué général du Québec en France M. Licari, outre les nombreux représentants des pays étrangers, les personnalités françaises, le Premier ministre François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, chargé du Comité national français de la commémoration, Alain Juppé, Ségolène Royal, Jean-Paul Huchon etc. Le Prince put saluer tout le monde. Il eut des rencontres particulières avec les représentant des Premières Nations, le fameux chef Groslouis entre autres, avec des ministres québécois, avec des maires, en particulier ceux de Montréal et de l’île d’Orléans. Le Prince a manifesté son intérêt pour la francophonie et le patrimoine et pour les nombreuses initiatives franco-québécoises que l’anniversaire a suscitées.

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