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Un État Républicain incapable de venir au secours des malheureux de notre bien aimé France.

Dimanche 11 janvier 2009 // La France

Le plan de relance présenté par Nicolas Sarkozy le 4 décembre ne mérite pas de longs commentaires. Dès le lendemain, tout était dit. Un gros chiffre a été lancé mais on a additionné des remboursements de dettes de l’administration, des programmes déjà décidés et, in fine, des aides à l’automobile et à l’immobilier, une incitation à l’emploi, une obole pour les plus pauvres.

C’est mieux que rien... Mais on se contente de colmater des brèches sans comprendre que nous sommes entrés dans une période d’effondrement généralisé. Pour l’affronter il nous faut une analyse globale de la crise et une théorie générale en vue d’une nouvelle politique économique et sociale. Secteurs à nationaliser, stratégie des investissements publics, effacement des dettes des ménages modestes, tarif extérieur commun, contrôle étatique de l’arme monétaire, hausse massive des salaires, plan de développement concerté avec nos partenaires du continent européen...

Cette analyse globale de la crise, nous en disposons. Cette théorie générale, nous la connaissons. Les propositions en procèdent et s’inscrivent dans un projet commun formulé avant la crise et précise depuis qu’elle a éclaté par Jean-Luc Gréau, Jacques Sapir, Emmanuel Todd et par des dizaines d’économistes qui travaillent selon l’impulsion keynésienne. Cette société de pensée n’a pas de nom et c’est bien ainsi. Il serait réducteur de l’enfermer dans le petit catéchisme interventionniste qui devient à la mode dans la grande presse ou dans le courant régulationniste qui charrie le meilleur et le pire. Elle n’a pas non plus d’organigramme ni de contour politique précis ce qui lui permet de diffuser largement ses propositions. Elle n’a pas besoin de techniciens de la communication pour ne pas perdre entièrement leur crédit, les grands médias seront de plus en plus obligés de donner la parole à ses animateurs.

Nous savons qu’elle devra trouver des relais politiques puissants et soutenir celles et ceux qui se montreront décidés à prendre le pouvoir afin de mettre en œuvre le projet commun. Pour le moment, ce projet n’a qu’un faible écho dans les formations politiques. Le gaullisme de droite est marginalisé, la gauche du Parti socialiste et Jean-Luc Mélenchon rêve au fédéralisme européen et cultive l’illusion d’une Europe sociale. L’extrême gauche progresse dans ses vieilles impasses. Mais la faillite idéologique de l’ultra-libéralisme, la crise générale qui en résulte l’échec du gouvernement et les rivalités haineuses qui ruinent le Parti socialiste provoqueront tôt ou tard des bouleversements et des recompositions politiques que nous ne pouvons pas encore imaginer.

Pour que la France puisse se préparer à ces échéances sans doute dramatiques, il me paraît nécessaire de réaffirmer certains principes. Nul besoin de texte fondateur, les gaullistes, les socialistes authentiques et les communistes ont pour références essentielles la Déclaration de 1789 et le Préambule de 1946 qui leur commandent de défendre et d’enrichir les idées de la Résistance. Je crois tout aussi nécessaire de passer un compromis sur les institutions quelles que soient les critiques et les ambitions ultérieures ; Il paraît judicieux de s’en tenir ( momentanément) à la Constitution de la V° République qui permet, malgré les atteintes portées à sa cohérence, de réaliser la politique économique et sociale qu’il est souhaitable de mener. Tout en poursuivant des objectifs nationaux par le moyen de l’État, il faudra aussi préciser la forme que prendra la nouvelle organisation politique, militaire et économique de l’Europe continentale.

Telles sont, à mon avis, les trois précisions qui nous permettraient d’associer un nombre croissant de citoyens au projet commun, mais il reste une quatrième remarque que je souhaite porter à la connaissance de mes internautes : En 1954 un Prêtre un simple Curé, lança sur les ondes un dramatique appel à la générosité pour venir en aide aux malheureux qui mourraient de froid et de faim en cet hiver glacial. Le petit peuple répondit à l’appel du Saint Homme et c’est par centaines de milliers que des braves gens apportèrent des couvertures et de la nourriture.

À cette époque l’État républicain, si prompt a donné des leçons d’humanisme dépensaient deux milliards de Francs par jour pour mener à bien sa politique colonialiste tant en Indochine qu’en Afrique noire, et en Afrique du Nord.

Toutes ces sommes n’ont servi à RIEN car nous avons tout perdu et plus grave encore, des centaines de milliers de soldats (des deux camps) sont morts au champ d’honneur à cause de ces salops de politiciens. Dans ces conflits coloniaux, ils y avaient aussi des traîtres qui faisaient parvenir à l’ennemie des valises remplies d’armes servant à tuer nos FILS qui obéissaient aux ordres des autorités républicaines ! Une honte.

 Je laisse à votre bon sens, le soin de calculer combien de logement, et combien de tonnes de nourriture Marianne aurait pu offrir à ces femmes, ces enfants, ces hommes qui aujourd’hui encore : Plus de cinquante ans après l’appel de l’Abbé ont la même vie que leurs anciens camarades. Ce n’est plus possible de continuer ainsi.

L’État républicain n’a tiré aucune leçon des drames de l’Hivers 1954. Il continue à dépenser sans compter !!!.

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