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Un 28 août 1942…

Vendredi 2 juillet 2010 // L’Histoire

Une phrase lancée à la France. A quelle France ?

A la France qui « … a pris l’habitude depuis tantôt quinze siècles, d’être une grande puissance… » et que « en dépit de tout, elle est appelée à le rester. »

Belle phrase lancé par un homme qui aujourd’hui encore est un véritable « poison » pour cette même France…

La date de la phrase vous éclaire.

Vous levez les bras au ciel dans un geste qui lui était familier. Mais ce n’est pas un grand « V » de victoire que vous faites.

Il est de colère. Comment puis-je traiter un tel homme de « poison » ?

Oui, le général dont le nom aujourd’hui encore ne soulève qu’injures, exclusions ou cris incantatoires, est un véritable « poison ».

Et, bien malgré lui, Paul-Marie Coûteaux, dans son remarquable « De Gaulle- espérait contre tout » apporte des torrents d’eau fraîche à notre moulin !

Réfléchir à « De Gaulle » est un perpétuel crime. Un crime dénoncé par les gardiens de son temple. Des gardiens à courte mémoire pour lesquels c’est avec lui que la France aurait connu la grandeur. Que l’idée même d’une certaine idée de la France aurait vu le jour grâce à lui… alors même que leur « idole » avait la pudeur d’affirmer le contraire.

Un crime perpétuel dénoncé aussi par toutes celles et tous ceux qui ont été trahis dans leurs espérances, blessés au plus profond de leur chair, voire de leur âme…

Toujours en quête soit d’un « sauveur » soit d’un parfait « coupable », les cohortes de « cocus » s’affrontent… Nous défilerons-nous de cette inconfortable position entre « marteaux et enclume » ? Non.

Nous persistons ! Oui, le livre, l’essai au pas de charge de Paul-Marie Coûteaux, charge menée contre les écrits de Régis Debray, est salutaire. De Gaulle ? Nous tenons à être clair. Tout jeune nous aurions applaudi le 22 août 1962 si…Pour une simple raison : à 11 ans il était insupportable de lire tant de peine dans les yeux de ses parents, de ses oncles et tantes… Et pas une ni un, n’étaient « colon » : que les choses soient claires.

En guise de « colonie » ou « camp de vacances », rendre visite à des camps qui portaient le nom de Larzac, ou de Rivesaltes, vous incite très jeune à avoir une « certaine idée de la France »…


Rivesaltes 1962

En 1965 ? A 14 ans, dans la bonne ville de Gaston Phoebus, Orthez pour la nommer, nous déposions dans les boîtes aux lettres des « mots » de M. Tixier-Vignancour. Le quartier général se tenait à l’enseigne de la « Belle Hôtesse ».

En ce temps là combien d’hommes brisés et meurtris avaient mis en ce général toutes leurs espérances ? Vous dire en peu de mots avant que de revenir à l’essentiel – un livre qui livre quelques vérités – combien nous tenons à tenir à distance tout ce qui touche de près aux laudateurs de cet homme, qui a été et demeure un vrai « poison » pour la France ! Ce qui nous retient au-delà de tous les mensonges – et des mensonges s’opposent à des mensonges- c’est ce qu’il a incarné dans l’inconscient collectif – qu’en reste-t-il ? – des Français. Aussi, pourquoi l’a-t-il incarné ? Quel message nous est livré ?

Dans « De Gaulle- espérait contre tout », Paul-Marie Coûteaux se livre à une écoute qui n’a pas à ce jour été faite. Il tend l’oreille à une voix immémoriale de la France. Oui, il est possible après coup –combien de coups ! - et aujourd’hui encore de mettre bien des déclarations dans un des plateaux de la balance… Et dans l’autre la réalité… Mais Paul-Marie Coûteaux démêle les écheveaux qui enserrent la réalité pour tenter de livrer la vérité qui s’y cache.

Il est vrai que l’abaissement de Régis Debray lui ouvre une voie royale. Mais encore fallait-il l’entendre cette voix de la France immémoriale. Fut-elle discrète ce 18 juin 40, brouillée par d’autres voix…

L’essentiel serait-il dans une bataille d’ « audimat » ? Combien oh ! ridicule est la polémique qui s’attache à compter ceux qui l’auraient entendu. Dans les grandes chevauchées qui ont conduit Philippe Auguste à Bouvines, la France, la France confondue entre grands et petits, était-elle les oreilles collées à une radio ? Nous avons posé la question à notre « Maître d’Ecole » le général Pierre Marie Gallois : « Où étiez-vous mon général le 18 juin 40 ? » « Dans le ciel ! Je bombardais la Sicile… »

Mais oui bien sûr, la courageuse Italie nous avait déclaré la guerre la veille de l’entrée des Allemands dans Paris. Et le 17 juin une voix chevrotante n’avait-elle pas invité les Français à « cesser le combat » ? Nous y reviendrons…

Deux voix s’entrechoquent dans le ciel. Oui ou non, l’une d’elle ne portait-elle pas la voix immémoriale de la France ? L’avoir entendu et l’entendre n’est pas cracher sur l’autre voix qui, ce 17 juin, ne veillait, peut-être, qu’à protéger…

Légende contre légende, aujourd’hui encore deux « France » s’affrontent. Etrangement une question s’impose : « Et si Régis Debray, insensiblement, rejoignait une France sourde et abattue, à son image ? »

Sourde à cette voix qui ose et qui un jour lance « voilà deux mille ans que je le répète ! » Mais d’où une telle voix tire-t-elle son énergie ?

De la France « archaïque », de la geste française nourri de la quête du Graal… Légende pour légende, l’appel du 18 juin ne porte-t-il pas le même « amour » pour l’impérissable royaume de France que l’amour témoigné par le chevalier d’Assas alors qu’il lançait au prix de sa vie « A moi Auvergne ! » ?

Oser ! Et Paul-Marie Coûteaux d’oser : la sève qui nourrit cette France là à un nom !

Un nom qui porte une des trois vertus théologales : Espérance…Une espérance qui n’est pas vertu solitaire, charité et foi chevauchent à ses côtés ! Pouvons-nous l’entendre ? Il est vrai que dans cette chevauchée Régis Debray finit par s’essouffler d’avoir trop couru après de chimériques vertus…Oui, « De Gaulle- espérer contre tout », par Paul-Marie Coûteaux, est un livre qui ouvre une belle fenêtre sur les fondations même de la France, de notre France à tous, qui doit de toute urgence renouer avec l’habitude d’être une grande puissance…

Il est à lire et à relire afin de démêler tous les écheveaux. Tout particulièrement par tous ceux qui se déchirent autour de l’héritage d’une certaine idée de la France…

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