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UNE ÉLECTION JOUÉE D’AVANCE ?

La partie semble belle et bien jouée.

Dimanche 12 février 2012 // La France

Drapeau de France

Alors que Nicolas Sarkozy semble dissimuler de plus en plus difficilement ses doutes, qu’il peine décidément à convaincre les Français, François Hollande, triomphateur au Bourget, solide face à un Alain Juppé en sous-régime, caracole en tête des sondages. Il fait d’ores et déjà figure de vainqueur. Le candidat socialiste profite visiblement d’une dynamique forte et d’un puissant rejet du président sortant. L’affaire est donc entendue : Nicolas Sarkozy part battu d’avance face à un François Hollande triomphant. C’est du moins ce que l’on nous assène de tout côté.

Il faut pourtant se méfier de cette évidence. Il faut s’en méfier d’aboli pour une raison simple : Nicolas Sarkozy n’est pas officiellement candidat. François Hollande n’est pour l’instant qu’un challenger sans adversaire déclaré. Surtout, l’histoire des dernières élections présidentielles nous rappelle que la période janvier-février ne donne pas forcément une vision claire. En début février 2007, Ségolène Royal était elle aussi donnée favorite. En 2002, nul n’aurait parié sur Jacques Chirac, affaibli par un bilan inexistant et en 1995, les sondages de janvier et février donnaient un Edouard Balladur largement en tête devant Jacques Chirac, Ce dernier n’atteignait alors pas la barre des 20% des intentions de vote tandis que son concurrent flirtait avec les 30%.

Rien n’est vraiment joué pour François Hollande. Le candidat socialiste a encore tout le temps de voir sa campagne s’embourber ou donner prise à de vigoureuses attaques. Des thèmes comme le « mariage » gay ou l’euthanasie, gages à une certaine gauche, peuvent prêter le flanc à de sévères critiques et détourner de lui un électorat non négligeable qui pourrait se révéler sensible à la campagne de François Bayrou. Enfin, les classes moyennes ne peuvent qu’être inquiétées par la révolution fiscale du socialiste, une révolution fiscale censée s’attaquer aux plus riches et qui les atteindra forcément. L’histoire récente le prouve.

De plus, et c’est peut-être le plus important, Nicolas Sarkozy n’est pas encore sorti du bois. Redoutable animal politique, le président sortant reste encore maître du temps. La mise en scène de ses états d’âmes et ses interventions en demi-teinte pourraient bien n’être qu’une dramatisation soigneusement élaborée.

Ces dernières années, le PS a bien souvent perdu des élections supposées imperdables. Rien n’est encore joué pour Français Hollande.

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