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Très proche d’une « sainte » colère…

Samedi 13 février 2010, par Dominique Daguet // La Religion

Quand notre ami Dominique Daguet lit entre les lignes les propos de Monsieur Sarkozy…

Vous avez dit « Burka » ?

De la « Burka » qui a fait l’objet d’un rapport dont nous prendrons très prochainement connaissance…

« Il n’y a pas forcément de danger aujourd’hui. Mais tout le monde a compris qu’il fallait reprendre les choses en main, réveiller la République et faire en sorte que les musulmans de France soient avec un islam républiquement compatible », déclarait le député Gérin (PC) président de la mission parlementaire sur le voile intégral…


André Gérin

Réveiller la République nous fait toujours froid dans le cou… et un « islam républiquement compatible » nous provoque une terrible migraine…

Qui, dans la sphère politicienne, ne s’est pas prononcé sur la burqa ? (ou burka)

Pour Valérie Pécresse on ne pouvait pas « faire l’économie d’une loi » si on ne souhaitait pas le port de la burqa dans l’espace public.

Frédéric Lefebvre était parfaitement dans son rôle de porte-parole de l’UMP en bousculant les socialistes qui n’ont « pas le temps de réfléchir pour adopter des postures électoralistes sur les questions de société », poursuivant par un : « Nous voulons, au contraire, le pragmatisme. Une interdiction posée par une résolution qui devrait pouvoir rassembler tous les parlementaires, voire, en complément des dispositions législatives ou réglementaires, si nécessaire. »

Le beau rêve d’un consensus qui permettrait de « commencer par manifester l’unanimité nationale face au port du voile intégral ».

Ensuite ? Avoir recours à la voie réglementaire « partout où c’est possible », c’est-à-dire là où la loi pourrait s’imposer de manière « incontestable », a priori dans les universités et les transports publics. Plus incertain sur la voie publique… Dans ces approches qui ne sont pas sans arrière pensées, séduire tout ce qui peut l’être au sein de la communauté musulmane, ce qui semble avoir réussi pour le moins auprès de Mohammed Moussaoui du CFCM et Dalil Boubakeur de la mosquée de Paris, ainsi qu’auprès de nombreux imams « unanimes » - qui placent ainsi leurs pions - pour lesquels : le port du voile intégral n’est pas une prescription religieuse. « Sur le plan religieux, le port du voile intégral n’est basé sur aucun texte du Coran. En plus, c’est une attitude paradoxale. On se cache pour se montrer. On se montre pour se cacher. Ce n’est pas une pratique sérieuse. » (Tareq Oubrou, imam de la mosquée de Bordeaux).


Tareq Oubrou

Eviter le pire, matérialisé par un débat qui serait houleux, voire in fine « censuré » par « Bruxelles » ou le Conseil constitutionnel… Voie publique… libertés publiques…

Un échec qui « serait une victoire symbolique majeure pour les tenants de l’intégrisme radical. »

Difficile donc de formuler un consensus… d’autant que quand l’archevêque de Paris s’exprime, les cartes sont un peu plus brouillées…

« Je suis réticent en tant que citoyen à l’idée que les pouvoirs publics s’occupent de la façon dont on s’habille, ou alors ils doivent s’occuper aussi de la façon dont on se déshabille. Que disent-ils des publicités de femmes nues pour les 4 × 4 ? » Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

Un impératif donc, a minima, et qui dit minima dans une France qui s’ignore, dit « principes républicains » !

Raison de plus d’être attentif aux propos tenus par Monsieur Sarkozy…

Lecture sans concession de Dominique Daguet !

Portemont, le 28 janvier 2010

« Burka or not burka ? » (Shakespeare…)

Singulière nouvelle : Nicolas Sarkozy, pour réussir courageusement à interdire purement et simplement le port de la honteuse burka, songerait, dans une déclaration publiée le 8 décembre par le journal Le Monde, à une « solution » radicale ; il écrit ou fait écrire : « Chrétien, juif ou musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance, chacun doit savoir se garder de toute ostentation et de toute provocation et, conscient de la chance qu’il a de vivre sur une terre de liberté, doit pratiquer son culte avec une humble discrétion... »… J’avoue ma surprise, plus encore mon étonnement si ce n’est même mon indignation ! Ne parlons pas de consternation : ce serait manifester trop vivement que notre État entre dans une ère de glaciation intellectuelle à propos d’un sujet certes sérieux mais dont le traitement est d’une simplicité d’enfant : je veux dire ici que Jean-François Copé vient de frapper juste en avertissant qu’il allait déposer un projet de loi réduit à peu de choses, qui ne s’embarrasserait ni de considérations sibyllines ni de colloques sans fin ni d’appréciations relevant d’une métaphysique kantienne.

Mais d’abord parler des chrétiens : ne sont-ils pas en terre de Gaule puis de France depuis vingt siècles ? Ne peut-on légitimement soutenir qu’ils ont fait ce pays bien avant que ne s’installe le régime républicain, ce qui est impossible à prétendre du côté des musulmans, qui ont bien tenté de nous envahir au VII° siècle, mais ne sont arrivés sur notre sol que depuis quelques décennies, pas toujours pour leur bonheur d’ailleurs ? Les racines de la France ne plongent-elles pas directement dans l’étable de Bethléem, dans le sol du Golgotha, dans la lumière du matin de Pâques, dans les signes alphabétiques des évangiles ? En douter serait avouer une ignorance crasse. En effet, qu’on l’accepte ou non, qu’on le veuille ou non, qu’on en discute ou non, c’est ainsi. L’histoire de ce sol est marquée pour toujours par le sang de nos martyrs, même ceux que fit en naissant la République qui n’a jamais daigné s’en repentir, par les initiatives et les œuvres fabuleuses de nos saints qui ensemencèrent notre peuple tout au long de ces siècles dits de chrétienté comme tout au long des siècles qui suivirent jusqu’à ce jour où je laisse ma colère s’exprimer ici : car cette œuvre des saints est passée sous silence dans tous les livres d’histoire que l’on donne à étudier à nos enfants !

Certes M. Clément, pédégé d’Arte, en doute, lui qui affirme que Jésus est « le plus grand criminel » de tous les temps, lui qui pourtant empêcha la femme adultère d’être lapidée, mais ce pauvre homme de M. Clément a oublier de lire les évangiles.

Je reviens au propos non anodin de notre habile président : ce que l’on voit poindre dans son discours feutré, c’est qu’il aimerait bien interdire toute vêture invitant à penser que l’on est ceci ou cela, musulman ou chrétien, pourquoi pas adepte de la franc-maçonnerie, du libertinage ou du taste-vin ? Donc plus de religieuses habillées selon leur tradition séculaire, plus de franciscains en bure de saint François ni de dominicains en blanc et noir, plus personne à se distinguer dans la rue en portant la croix du Christ sans laquelle pourtant la France serait loin d’être ce qu’elle fut et ce que notre époque d’obscurité et de censure cherche en permanence à nier comme à détruire.


Sœur Ildefonse, plus de cinquante années infirmière à l’hôpital de Marboz (Ain)…

Les chrétiens auront-ils l’audace de dire non préventivement ? D’aller s’il le faut sur le parvis de Notre-Dame de Paris afin de crier leur dégoût d’une telle hypocrisie gouvernementale, leur opposition à toute mesure leur intimant de se cacher, de se restreindre dans l’expression de ce qu’ils considèrent comme la justification essentielle de leur existence, le fondement solide, le roc de leur Être ? Est-ce que l’on interdit aux filles et aux femmes d’exhiber leur nombril, ce qui a tout de même moins de signification que l’affirmation silencieuse de sa foi, de son engagement de vie ? Est-ce qu’on a imposé aux adolescents de ne plus montrer dans la rue le haut de leurs fesses, ce qui est sans doute le mobile même des ceintures ultra-basses de leur pantalon auquel ont pensé les stylistes ?

Les skinheads et autres punks devront-ils cesser d’arborer des coiffures symbolisant tout le mépris qu’ils portent à la société présente ? Non, et tant mieux !

Je reviens à la burka : qu’il faille l’interdire va de soi ; c’est d’une évidence immédiate, qui ne nécessite aucune discussion, nul débat contradictoire ou controverse type Valladolid remettant en cause les fondements mêmes de la Constitution, quoique celle-ci ne ressemble plus à grand-chose depuis qu’elle se trouve sans cesse tripatouillée pour la moindre des rêveries présidentielles : car cette burka est le signe d’une domination masculine d’un autre âge, d’un enfermement soi-disant protecteur et qui n’est que l’affirmation que la femme n’est que le bien de l’homme, sa propriété, son objet ! Elle manifeste une suspicion constante envers l’être libre qu’est l’épouse ! En somme il s’agit d’un signe dégradant à la fois pour celui qui l’impose et pour celle qui en est la victime : victime au point parfois de se dire consentante. Mais comment oublier le supplice qu’inflige en permanence cette prison de toile aux femmes qui en sont les prisonnières notamment lors des périodes de grande chaleur ? Comment apprécier le mépris ainsi manifesté envers tous ceux qui rencontrent ces épouvantails que même les corbeaux ne peuvent que fuir ?

On peut – pour légiférer aux moindres frais, sans cris, sans tapages ni procès d’intention anti qui que ce soit, sans redouter de paraître si peu que ce soit antimusulman ou anti-islamique, ce qui n’est pas la même chose qu’anti-islamiste – n’alléguer que la dignité de la femme bafouée par ce vêtement ; on peut également ne se référer qu’aux exigences de la sécurité publique : un brigand ou un assassin, un terroriste ou un fou pouvant s’enfouir sous les larges plis de cette sombre et lugubre cotonnade et se cacher derrière son grillage facial afin d’aller tranquillement accomplir leurs forfaits : ce qui ne se peut sous le vêtement des religieux chrétiens, même si ce fantasme a été maintes fois utilisé par des cinéastes. Les religieux chrétiens de France ont un droit millénaire à porter le vêtement qui les singularise et les faits reconnaître pour ce qu’ils sont. Autrefois, il était très important qu’ils soient ainsi reconnus notamment à cause du rôle qu’ils jouaient dans la société : aujourd’hui, même si le nombre des chrétiens diminue, ce rôle demeure…

Reste à dire que la France, dite « terre de liberté » par Nicolas Sarkozy, verrait cette liberté dont elle semble faire sa spécialité singulièrement écornée si la République ajoutait à toutes les restrictions qu’elle a déjà imposées aux libertés immémoriales des Français celle d’obliger nos religieux de se séparer par exemple de leur scapulaire et de leur long chapelet, plus généralement les chrétiens de porter leur croix ou leur médaille : à condition que les forces de sécurité puissent toujours, comme cela fut toujours, voir de qui il s’agit en vérifiant que le visage est bien celui qui se trouve sur la carte d’identité, cette suppression de droit serait une atteinte à notre identité de toujours.

De plus, une telle loi liberticide pourrait avoir pour conséquences d’interdire toute manifestation publique, ce qui jetterait ces mêmes chrétiens dans une catégorie de sous-citoyens puisqu’ils ne jouiraient plus d’une liberté dont usent pourtant abondamment les partis politiques, les enseignants de l’école publique et les syndicats…

L’interprétation que feront les Français de cette loi limitée appelée ici de mes vœux reste de la liberté personnelle : si certains veulent y voir une mesure anti musulmane, libre à eux, ils ne feront que manifester leur ignorance du Coran, texte qui porte suffisamment à controverse pour qu’on ne lui attribue par cette indignité de camoufler les femmes au point d’en faire de noirs fantômes qui ne doivent en rien échapper à leur mari. Les autres seront des plus satisfaits de ces justifications limitatives.

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