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La FMaçonnerie.

Tradition et Modernité.

Quand " les Dieux (nous) sont tombés sur la tête ".

Dimanche 27 novembre 2011 // L’Histoire

De son étymologie tradere, la Tradition apparaît indissociable de son vecteur, la transmission, sans lequel elle serait fossilisée, une langue morte. Lieu où se pratique la vertu, en Maçonnerie elle invite à remonter vers la source de ce qui régit l’univers, dans son aspect multiple. C’est dans l’unification dynamique de la polysémie de la nature, que l’on accède intuitivement (par révélation) à l’inexplicable, le rendant intérieur et secret ; le secret n’est pas une question temporelle d’appartenance mais de compréhension de l’inexplicable. Dès lors, la transmission ne peut se faire qu’à travers l’initiation par "la pratique rituelle" qui définit l’Ordre, seul fondement Historique de la Morale. Et pourtant la Morale a bien évolué vers les quatre axes contemporains (bien, mal, vertu et devoir).

Autre exemple : la devise Liberté, Égalité, Fraternité a mué en substance depuis 1789, et même pour une part, en essence. C’est l’amalgame et les pratiques qui font évoluer les concepts, valeurs, et traditions. Emprunts et appropriations, créations et progrès, cultivent et embrasent la Tradition, empreinte de sécularisation et de rationalisation. Ainsi, faut-il privilégier les rapports que l’on a aux choses, plutôt que leur originel, le sens à la substance.

Les fêtes (noël, halloween), l’art, l’architecture (Pyramide du Louvre), la littérature et la culture en général, sont des illustrations. La compréhension de la Tradition, à travers nos projections mentales enchevêtrées de contemporanéité, est irréfragable. Bien qu’ontologique, considérer la Tradition immuable en tant qu’antérieure à l’Homme, c’est s’exclure soi-même de tout rôle actif, et subir la transmission de manière docile et dogmatique que, même l’église romaine condamne.

La très complexe question non aporétique ni antithétique de, Tradition (ontologique) ! modernité (phylogénétique), universellement débattue, sous-tend l’hypothèse erronée d’un risque de glissement décadent par perte du sens et de la substance. Mais existe t-il un patrimoine "vierge de tout contact" ? Les concepts, tradition et modernité, ne sont ni opposés ni exclusifs ; le contraire, relève d’un regard prétendument traditionnel jeté sur une réalité moderne. Prétendument, car la lecture des textes anciens nous rend parfaitement compte que la tradition écrite, dont nous avons la trace, est toujours un discours sur une réalité. Dès lors, nous comprenons l’importance de "l’intégration" de la Tradition et de la nécessité de la confronter aux impératifs contemporains, ainsi que notre responsabilité dans sa modernisation pour une transmission active ; toutefois, il reste fondamental de tenir compte de deux principaux écueils d’instabilité mythologique.

  1. L’intégrisme par refus du "faire sien" (phénomène d’appropriation qui doit respecter l’esprit mais accepter le changement, i.e. s’intéresser à l’objet plus qu’à ses origines).
  2. Le pseudo traditionalisme d’une minorité dominante ou le populisme qui, selon Rosanvallon exalte le principe de souveraineté du peuple.

Le populisme serait fondé sur un abc de simplifications :

  1. Sociopolitique : le peuple est défini par sa différence avec les élites. Il serait une partie saine unifiée, faisant bloc face à l’oligarchie.
  2. Le système représentatif est relativement corrompu, et la prise en main par le peuple de son destin serait la seule issue.
  3. Ce qui définit la cohésion est l’identité du peuple et non pas ses rapports sociaux. L’identité étant définie négativement en stigmatisant ce qu’il faut rejeter, plus que ce qui la caractérise.

La Tradition n’a pas vocation à "rendre permanent un état premier", elle n’existe qu’en résonance avec la contemporanéité ; elle nécessite des mécanismes d’adaptation et d’assimilation faisant face à une aptitude au changement. Tradition et Modernité est un processus vivant qui permet d’accéder à une vérité toujours renouvelée et purifiée. Le refus de la modernisation est une forclusion de la dynamique, la mort de l’humanité.

On peut construire, au sein du monde tel qu’il est, un modèle comme il devrait être. C’est la voie de l’humanisme, de la philosophie de la vie et des arts Sir Geoffrey Scott.

Antoine Dunac

QUAND ON PARLE D’ORDRE MAÇONNIQUE, DE QUOI PARLE-T-ON ?

En Franc-maçonnerie, la notion d’Ordre recouvre diverses significations. La toute première est l’Ordre Maçonnique universel qui est intemporel et rassemble tous les Maçons passés, présents et à venir. Il est inscrit dans l’ordre universel voulu par le Grand Architecte de l’Univers. Il n’est pas de ce monde mais seulement accessible après l’ultime initiation.

Sous son aspect plus temporel, l’Ordre Maçonnique se comprend comme une communauté spirituelle et initiatique, fondée sur le travail et la fraternité, respectant depuis toujours un corpus intangible de Règles Fondamentales, Landmarks, Us et Coutumes se référant au métier et aux mêmes textes fondateurs de la Maçonnerie Opérativeou Spéculative.

De façon plus concrète encore, l’Ordre désigne à la GLNF tout simplement le mode de fonctionnement choisi par les fondateurs de l’Obédience dont les membres avaient fait voeu, (d’où nos serments), de vivre et fonctionner selon Règles de l’Ordre maçonnique. D’ailleurs ceci est la raison même de notre appellation "Maçonnerie régulière", autrement dit un groupe composé de membres qui appliquent une Règle. Les membres qui rejoignent l’Obédience au cours du temps s’engagent librement à souscrire aux règles de l’Ordre.

L’Ordre n’est pas à proprement parler une organisation démocratique au sens où on l’entend de nos jours. En effet, un Ordre ne peut pas être le théâtre d’une campagne électorale où plusieurs sortes de règles entreraient en compétition. Les fondateurs de la GLNF ont mis en place une règle avec des fondamentaux dont nous ne pouvons nous écarter, sauf à changer profondément la raison d’être et la nature de l’Obédience en elle-même. Tout changement de règle vénielle de fonctionnement de l’Obédience doit se faire en respectant les règles fondamentales constitutives de l’Ordre.

L’Ordre maçonnique se décline par pays en Grande Loge. Pour ce qui concerne la GLNF, en se cantonnant à l’usage au sein de la Franc-maçonnerie française, "l’Ordre maçonnique" est la "communion" de tout ce qui est Franc-maçonnerie Régulière.
Les juridictions qui administrent des degrés ou des grades complémentaires, autres que les trois premiers, sont elles aussi organisées selon des règles elles-mêmes totalement compatibles avec les Règles de la GLNF, ce qui d’ailleurs détermine leur régularité en France.

C’est notre héritage, celui résultant en 1913 du choix de fondateurs de la GLNIR (nom de la GLNF avant son changement de dénomination en 1947) et dont les membres avaient fait voeu de faire revivre et fonctionner en France les règles de la Régularité.

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