Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Tempête sur la Villa Médicis.

Jeudi 15 mai 2008 // L’Histoire

Selon le décret de 1971 fixant aujourd’hui le statut de l’Académie de France à Rome, cette institution doit « favoriser la création artistique et littéraire dans tous les domaines » en permettant à des jeunes artistes, historiens de l’art, écrivains et créateurs en de nombreuses disciplines d’y séjourner dans les meilleures conditions possibles, de bénéficier d’une allocation (2 600 euros actuellement) et de consacrer quelques mois à parfaite leur art et échanger dans le cadre de manifestations culturelles internationale. Actuellement, sont représentés à Rome les arts plastiques, l’architecture, le design, la composition musicale, la littérature la photo, l’écriture de scénarios pour la télévision et le cinéma, la scénographie, les arts culinaires, la photographie, l’histoire de l’art et la restauration des oeuvres. Les pensionnaires sont désignés après présentation d’un dossier devant une commission par des rapporteurs distincts dans chaque spécialité. Cette mission de l’Académie, dite mission Colbert par référence sa vocation d’origine correspond à peu de chose près à ce que fut le Grand prix de Rome, disparu en 1968. Les pensionnaires effectuent des séjours de six à vingt-quatre mois et sont au nombre de dix-huit.

Depuis 1971, La Villa Médicis s’est vue confier une deuxième mission, celle de faire participer les pensionnaires à la programmation des manifestations de l’Académie. Précisons que cette mission ne peut être confondue avec celle d’un centre culturel français à l’étranger. Il s’agit en l’occurrence non de faire exclusivement rayonner la culture française, mais de participer à de manifestations internationales dont la France est l’hôte et l’organisateur, dans ses murs ou à l’extérieur. Cette mission souligne d’ailleurs son autonomie par rapport au Ministère des affaires étrangères. La seule autorité de tutelle, de l’Académie de France à Rome est bien le ministère de la Culture et seulement lui. Cela a été décidé par Malraux après que cette compétence fut enlevée l’Académie des Beaux-Arts gérante de l’institution depuis sa fondation.

Une troisième mission a trait à l’Histoire de l’art, ce qui n’étonnera personne au regard de la richesse patrimoniale de la Ville éternelle et de la Villa elle-même. Cela se concrétise par des publications, des colloques et des expositions.

Enfin, il ne faut pas oublier que la Villa Médicis est sise sur un domaine de plus de 7 ha ce qui définit sa quatrième et dernière mission, de caractère patrimonial, puis qu’il ne s’agit rien de moins que conserver et gérer l’ensemble de la propriété bâtie et paysagée.

La Villa Médicis n’est en effet pas n’importe quel palais. Construite à partir de 1564 sur une colline d’où s’étend la plus belle vue sur Rome, elle doit son état actuel au peintre Balthus qui en fut dix-sept ans le directeur, à l’époque de Malraux précisément. Il entreprit en effet alors une vaste campagne de restauration dans l’esprit de la Renaissance. Des moulages de statues furent installés dans les jardins. Des fresques peintes avant 1574 firent redécouvertes et restaurées.

Depuis 1993, de nombreuses campagnes de travaux ont eu lieu Elles s’attachèrent principalement redonner la Villa sa splendeur de la fin du XVI° siècle. Dans cet esprit, les restaurations des années 2000 ont permis de retrouver la couleur blanc ivoire des façades, accordée aux marbres anciens, tels qu’elle pouvait se remarquer dans les tableaux de Gaspar Van Witel.

Le jardin, qui s’étend du nord au sud conserve encore aujourd’hui en grande partie son aspect de 1564. À cette époque, de gros travaux de terrassement sont engagés, un jardin clos de murs est créé. Son plan divisé en seize carrés et six parterres, est en accord avec les principes de composition de l’époque. Et c’est aux travaux d’irrigation de Camillo Agrippa, mathématicien et ingénieur milanais que l’on doit la présence de nombreux bassins et fontaines du meilleur ornement.

C’est vraisemblablement au temps de la direction d’Ingres partir de 1835, que l’on modifie légèrement le tracé des parterres face à la Villa et que l’on plante ces grands pins parasols qui font aujourd’hui la spécificité du site. Mais, face à la dégradation phytosanitaire des grands pins et des haies, il a été décidé, récemment, de restaurer plus en profondeur les jardins de l’académie et de leur redonner leur aspect d’origine. Cette restauration s’effectue sous la responsabilité de l’architecte Giorgio Galetti, spécialiste des jardins médicéens.

Répondre à cet article