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Jeudi 19 mars 2009 // Le Monde

Plus précisément le Buffle… Une année chinoise qui a débuté le 26 janvier et qui comptera 13 mois ! Une année que le président Hu Jintao, ancien « Boucher de Lhassa » entend mettre à profit pour consolider les positions chinoises en Afrique et ailleurs… Avec la « bénédiction » de la France qui entend célébrer cette belle année qui s’annonce en éditant un timbre !

Le président Abdoulaye Wade et le président Hu Jintao

La brouille entamée il y a dix ans lors de la reconnaissance de Taiwan par le Sénégal est loin.

Rabiboché en 2005, la Chine et le Sénégal n’entendent pas gâcher leurs nouvelles noces…

Accueilli par le président Abdoulaye Wade, le président Hu Jintao ne pouvait que se réjouir tout comme son homologue sénégalais.

Cinq accords de coopération, un prêt concessionnel dans le cadre du projet de renouvellement des bus de la société Senbus et un contrat d’achat d’huile d’arachide pour les corbeilles respectives… Le tout sans fanfare ni tambour, Dakar jouant « ville déserte » à l’occasion d’un important pèlerinage annuel à Touba, ville sainte de la très influente confrérie des « Mourides »…

Il fallait bien toutefois passer un peu de cirage sur les chaussures chinoises.

Parole fut donnée à une militante du parti du gouvernement, Aby Diène Samb : « Je suis venue accueillir le président chinois parce que la Chine nous appuie et fait beaucoup de choses au Sénégal dans le domaine des routes et de la construction de stades notamment »

Et pour ne pas être en reste côté « cinéma », Hu Jintao a visité le chantier du Grand Théâtre national », construit comme il se doit par la Chine…

Le timonier-globe-trotteur est arrivé en provenance du Mali après s’être rendu en introduction à cette tournée en Arabie saoudite…

Le Président Touré et Hu Jintao

Une tournée source de bien de satisfactions : renforcement des amicales relations stratégiques sino-saoudiennes, ébauche d’une coopération entre la Chine et le Conseil de Coopération des Etats arabes du Golfe…

Le président a poursuivi par la Tanzanie pour finir par l’Ile Maurice…

 

Le président chinois Hu Jintao et son homologue tanzanien Jakay

Déclarations d’amitiés sonnantes et trébuchantes, chasse aux matières premières, le tout sans s’encombrer de quelque considération « humanitaire » ou « démocratique »…

Les chiffres parlent sans fioritures : Depuis son accession au pouvoir en 2003, il s’agit de la quatrième tournée africaine…

En 2006, Pékin avait organisé en grande pompe un sommet sino-africain avec 48 nations africaines représentées et 41 chefs d’Etat ou de gouvernement. Sommet à l’occasion duquel la Chine avait annoncé son intention de doubler son aide au continent d’ici à 2009 et de lui accorder des prêts à taux préférentiels… tout en annulant une partie de la dette africaine et en créant un Fonds spécial pour encourager les entreprises chinoises à investir en Afrique.

Malgré la crise – ou profitant de la crise ? – la Chine poursuit sa « politique africaine »… concluant cette tournée avec toutes les attentions pour l’Ile Maurice qui abritent une des plus importantes diasporas chinoises en

Afrique, avec plus de 30.000 ressortissants d’origine chinoise engagés dans le commerce, les professions libérales et dans le secteur judiciaire notamment.

 

Le Président chinois Hu Jintao et le Premier ministre mauricien » Navinchandra Ramgoolam

Une attention aussi pour remercier cette île de l’Océan indien qui avait été un des tout premiers pays à reconnaître « une seule Chine » en 1972…

De la belle ouvrage qui met en « valeur » la médiocrité de notre politique africaine…

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