Staline.

Un grand lieu d’échanges, d’écoute, de franche camaraderie ?...

Vendredi 9 octobre 2009 // L’Histoire

Rien de tel que la Fête de l’Huma ! La Fête, pour l’Huma, c’est comme une seconde nature...

C’est une histoire de tradition. Héritiers et héritières des Gentils Organisateurs de camps de vacances à faire pâlir ceux du Club Med, s’y retrouvent chaque année.

Et sans trop le dire ils sont nombreux ceux qui rêvent de réussir à organiser une Fête si conviviale... 2009 aura été un grand cru. Il faut dire que l’Huma n’avait pas lésiné quant à la qualité des invités : Monsieur Eric Woerth pour un débat de circonstance : « Comment sortir de la crise ? » Et cerise sur le gâteau, jaloux peut-être, Monsieur Frédéric Mitterrand s’est lui-même invité ! Prévenant toutefois les gentils Organisateurs...

Nul besoin d’être grand Beria, pour deviner la suite... Ah ! J’oubliais : Beria était un grand clerc des services de Staline. Lavrentiy Pavlovitch Beria pour être précis, bonne graine de géorgien qui n’a laissé que de bons souvenirs...

Monsieur Woerth et Monsieur Mitterrand ont fait figure d’ « ovni ». Même que le petit père des peuples n’en serait pas revenu si...

Ensemble, leur venue aurait été un trop grand choc. C’est Monsieur Mitterrand qui est descendu le premier de son « ovni »

Emus, les héritiers de Staline ont naturellement retrouvé le geste de leur petit père pour accueillir Monsieur Mitterrand ! Bon sang ne saurait mentir...

Mais nous savons tous combien les trop grandes émotions peuvent aussi troubler les plus grands esprits. Aussi des joyeux fêtards en ont perdu leur « latin »...

Et de s’écrier dans une langue qui est celle de la franche camaraderie :« Mitterrand dehors ! »

« Social traître ! », « Casse-toi pauvre con ! », « Collabo », « Fumier ! ».

Mais rassurez-vous, il se dit que ces fêtards là portaient d’étranges autocollants : « NPA » et « PG »

Même que Monsieur Maurice Ulrich, éditorialiste de l’Huma aurait dit qu’ils ne pensait pas que ces fêtards là étaient « communistes » !

Toujours est-il que Monsieur Mitterrand ne s’est pas attardé et qu’il est rentré chez lui...

Et Maurice Ulrich de soupirer : « Il nous a contacté pour visiter la fête et moi je trouve bien que le Ministre de la Culture décide de nous rendre visite. Je suis un peu navré que cela ce soit passé comme ça, c’est un endroit démocratique »

Ah ! Si Beria avait été encore de ce monde, sûr, que tout se serait passé autrement. Et nous aurions très vite connu le nom et plus encore de ces pas « communistes » portant d’étranges autocollants...

Le lendemain- je crois que c’était le lendemain- ce fut au tour de Monsieur Woerth d’être de la Fête.

Etre « de » et être « à »...

Mais là encore la réussite n’était pas au rendez-vous...

C’en était trop pour les héritiers et les héritières. Comprenez bien que leurs aînés avaient été privés de sifflets pendant des décennies... Et que du temps du grand Beria, le sifflet, ça se coupait très vite... alors ils ont sifflé... et sifflé encore.

Monsieur Woerth a bien essayé de trouver le mot juste pour que s’installe un peu d’harmonie : « les débats des idées, c’est important. C’est parce qu’on n’est pas d’accord que le débat doit avoir lieu...Je ne crois pas à la démocratie des sifflets, je crois à la démocratie des urnes et des échanges d’idées »

En vain... et le débat a été annulé.

C’est Monsieur Roland Muzeau, député du parti de l’Huma qui a eu les mots de la fin : "Ce débat, des centaines de militants vont regretter de ne pas l’avoir eu"

Mesurez le tragique de nos temps difficiles ! Du temps du Petit Père des peuples et de son clerc Beria, n’aurait-on pas entendu « Ce débat, des centaines de milliers de militants vont regretter de ne pas l’avoir eu »
Vous êtes tristes ?

Ne le soyez pas de trop, l’Huma a le sens de la Fête.

Si pour les raisons que vous connaissez, Johnny qui avait été de la Fête en 1991, ne pouvait pas en être cette année...

1991. Fête de l’Huma

les héritiers et les héritières ont eu une belle surprise !

La Fête est finie. Nous allons une fois encore nous répéter.

Nos temps sont difficiles...

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