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Soyez donc proactifs !

Jeudi 13 octobre 2011 // Divers

Proactif. C’est le mot à la mode, celui qu’il faut absolument prononcer dans une discussion professionnelle pour montrer qu’on est vraiment au top niveau.

Sur Wikipedia, on apprend que ce néologisme évoque une « personne prenant en main la responsabilité de sa vie ». Ouah ? On nous invite également à découvrir l’ébouriffant Alain Paul Martin, auteur de La gestion proactive et inventeur d’un cadriciel de gestion qui nous place devant quatre options possibles : attentiste, conformiste, active et enfin l’option proactive qui consiste, tenez-vous bien, à « convertir une menace en opportunité favorable, prévenir un risque (un conflit ou une crise), créer des occasions sans égal ou maximiser les bénéfices et l’avantage compétitif, quelle que soit la situation ».

À l’université d’été de La Rochelle, Martine Aubry a donné un bel exemple de proactivité en assurant personnellement la promotion de maillots bleus sur lesquels il était subtilement inscrit : Yes, we care, fine allusion au Yes, we can de Barack Obama qui a donné rapidement l’exemple du non-vouloir en se laissant circonvenir par les hommes de Wall Street.

Quant au care de Martine Aubry, c’est une niaiserie (appel à prendre soin d’autrui comme si nous étions un peuple d’égoïstes) qui cache l’habituelle entourloupe ultra-libérale : l’État ne peut pas tout faire donc débrouillez-vous entre voisins pendant que nous, les experts, on s’occupe de sauver l’euro en donnant aux Grecs et aux Irlandais, demain aux Espagnols et aux Italiens, de l’argent qui ne les sauvera pas et qu’ils ne nous rendront pas.

La proactivité gouvernementale n’est pas moins remarquable : on se décarcasse pour
faire adopter un plan d’économies de 12 milliards, mais dans le même, temps on s’endette de 15 milliards supplémentaires pour venir en aide â la Grèce, alors que nul n’ignore qu’elle va faire défaut dans les prochains mois. C’est dans le paradoxe insoutenable que le gouvernement fait valoir un avantage compétitif à nul autre pareil.

Il y a aussi la proactivité des très riches personnages qui ont lancé dans Le Nouvel Observateur un appel à se faire taxer - de manière exceptionnelle. Ces messieurs ont manifestement peur de la colère populaire et jugent prudent de donner des gages de leur dévouement. Marcel Gauchet a raison de dire dans Marianne (27 août) qu’« il s’agit d’une mystification insupportable, d’une grossièreté stupéfiante » destinée à écarter toute réforme fiscale.

Mais savez-vous quel est le comble de la proactivité ? Pour les socialistes : donner des leçons de morale après avoir couvert les turpitudes de Guérini et de nombreux autres élus. A droite, se faire les champions du travail alors que Nicolas Sarkozy est plus que jamais le président des riches bénéficiaires de la rente du capital.

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