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Savoir qu’on a raison ?

Mardi 24 février 2009, par Alain TEXIER // L’Histoire

Savoir qu’on a raison ?

C’est porter un « Damart » quand il fait froid, vivre sous un parapluie, bien couvert dans sa houppelande à la moindre ondée… C’est regarder aussi la France se défaire, avec un sourire triste et lancer d’amers « Nous vous l’avions bien dit ! »… Et cultiver une douce victimisation…

Les Royalistes à l’encan ? Ils n’entendent pas même se réapproprier leur nom…Une belle humeur d’Alain Texier de la Charte de Fontevrault…

Couronne dite de Louis XV (Musée du Louvre) -
Alain Texier

Bien pis encore, quand des gazettes ou journaux en tout genre s’extasient devant un certain « prince Jean de Neuilly », que font les royalistes ?
Que des bonnes raisons pour ne pas relever le gant… ce gant ou bien d’autres…
Mais rassurons-nous, en ces temps de Fêtes illuminées, au sortir de la table, repus, bien des Français ne disent-ils pas, contents dans leurs assiettes : « C’était « royal » ! »…
Qu’il est doux d’avoir raison…

Les Royalistes à l’encan ?

Ce n’est sans doute pas le retour de la commémoration fidèle le 21 janvier prochain de l’exécution du roi Louis XVI qui ramène les tenants du roi sur la scène mais force est de constater que l’adjectif « royaliste » et ses concepts associés reprennent, eux, du poil de la bête en ce moment. L’on en donnera trois brefs exemples.

- Un grand classique d’abord, le retour annoncé d’une mise en oeuvre d’un pouvoir qualifié de pouvoir personnel et pour cette raison affublé de « dérive monarchique » des institutions . L’incantation n’ayant jamais tenu lieu de réflexion juridico –politique, on se dispensera d’en dire plus long.

- Un peu plus originale, et sans doute motivée par la proximité de la galette des rois, la sortie du congélateur de la phrase attribuée à Marie –Antoinette : « S’ils n’ont pas de pain , qu’ils mangent de la brioche », phrase assortie des commentaires assassins pour les tenants de la monarchie que l’on imagine.

Or tout le monde sait ou devrait savoir que Jean-jacques Rousseau cite déjà cette phrase dans le Livre VI de ses Confessions publiées en 1736 et qu’il en fait lui-même remonter la paternité à une époque plus ancienne. Il devrait donc être totalement impossible d’en attribuer de bonne foi la maternité à la reine de France lors des émeutes des 5/6 octobre 1789 à Versailles ... de bonne foi !

Tout à fait nouveau et intéressant, en revanche, est le qualificatif de « royalistes » donné aux partisans de Ségolène Royal.

A première vue, ce qualificatif est parfaitement adapté comme le sont tous les mots en « iste » formé à partir de la racine adaptée (Capital = capitaliste ; Jospin= Jospinistes ; idéal= Idéaliste) donc pourquoi pas Royal =Royaliste ?

C’est que la réalité est sensiblement différente pour trois raisons au moins :

  • le mot royaliste n’est pas neutre, il renvoie à une histoire plus souvent tragique qu’ heureuse . C’est la Révolution qui a paradoxalement donné naissance au concept. Sous l’Ancien régime, il n’existait pas de royaliste, ceux qui servaient le roi étaient ses sujets.
  • Le mot royaliste évoque une très longue histoire, 216 ans de fidélité ininterrompue le 21 janvier prochain, rien à voir donc avec la lutte engagée pour un quinquennat victorieux.

Monseigneur le comte de Paris et le Dauphin de France

Le concept de parti royaliste en ce qu’il désignerait des personnes soutenant l’ancienne candidate à l’élection présidentielle est de plus une grave faute sémantique, un parti c’est nécessairement la réunion d’un certain nombre de personnes contre d’autres, le parti divise, le roi réunit.

Pour toutes ces raisons, le terme de « Ségolénistes » aurait donc été préférable à celui de « royalistes ». S’il a été fait un choix différent, c’est probablement pour attacher aux basques de l’ex-candidate une casserole ou un grelot que l’on se réservait de faire tintinnabuler le moment venu. Il était déjà hautement farfelu que des militants engagés dans la conquête d’un pouvoir éminemment républicain puissent être qualifiés sans dégâts, essentiellement subliminaux dans un premier temps, de royalistes, concept rappelons le une dernière fois qui est loin d’être neutre.

La situation apparaît encore plus claire depuis que les qualificatifs désobligeants s’abattent sur la présidente de la région Poitou-Charentes et sur ceux qui la servent. Jugez en Les « royalistes » ont « dans le sang ce poison de la division dans des proportions que l’on n’a jamais connues auparavant » (Benoît Hamon). Décidemment oui, qualifier quelqu’un de « royaliste » n’est pas fait pour lui rendre service.

Il reste un dernier point à aborder. Pourquoi les tenants du retour du roi en France n’ont-ils pas réagis ? Plusieurs raisons peuvent être avancées dont aucune n’est à vrai dire pleinement convaincante. Ils pouvaient d’abord ne pas se sentir concernés, ils savaient bien qu’ils n’avaient rien à voir avec ces crypto royalistes. Ils le savaient d’autant plus qu’ ils se doutaient qu’ on ne parlerait pas toujours de ces pseudo royalistes en bien . La conquête du pouvoir en République suppose le combat et l’élimination – dans les urnes – des adversaires. Enfin là comme dans beaucoup d’autres domaines, l’original est toujours préférable à la copie.

Les Royalistes, ceux de première origine, ont connu les honneurs. Ils ne connaissent maintenant plus qu’un désintérêt total de la part des habitants de ce pays q’ils ont pourtant contribué à bâtir. Qu’importe, ils sont, tel Cincinnatus, retournés à leur charrue. Peut-être leur demandera-t-on de revenir aux affaires. Peut -être les laissera-t-on tracer leurs sillons solitaires ? Qu’importe, il n’est pas nécessaire d’être majoritaires pour savoir qu’on a raison.

Alain TEXIER

http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/

Et souvent le « bon sens »pointe là où on l’attend le moins…
Les « Royalistes » sont silencieux ? Michel Cardoze dit tout haut ce que bien des royalistes osent tout juste murmurer à la chandelle…

Lire ou relire :

Ah ! La dérive…


Lieu commun par excellence, la dérive ne peut être que "monarchique" !

C’est en elle que prend naissance tous nos maux. Vérité ? Un postulat indéboulonnable… Sauf que… un journaliste qui en a vu d’autre, du communisme à la météo, remet la pendule à l’heure : Michel Cardoze !

Pour lui, la "dérive monarchique" sarkozienne est un leurre : "Pas si monarque que ça… mais peut-être pire" Lecture indispensable !

Une page, qui dans" l’Humanité Dimanche" du 6 au 12 mars 2008, vaut son pesant d’Or.
Michel Cardoze aurait-il eu l’esprit perturbé par quelques dépressions ? (Atmosphériques s’entend !) Aurait-il eu une vision ?
Pire encore, aurait-il été piqué par un "Lilioceris merdigera" à fémur rouge ? Ah ! Tout vous expliquer : Il s’agit d’un coléoptère de la famille des Chrysomélides qui raffole des lys. A ne pas confondre avec son cousin "Lilioceris lilii Scopoli" tout aussi gourmand des feuilles du Lys blanc, du Lys royal voire du Lys tigré...
Après enquête de mes fins limiers, il n’en est rien ! Michel Cardoze a tout ses esprits !

Et en une page - Quelle page...- il nous explique, la moustache toujours aussi conquérante - que nous qualifierons à partir de ce jour de "Royale", que le pire en politique est d’en finir avec le sacré. J’entends déjà les esprits chagrins et les anges de la république claironner : "Communiste égale stalinien égale culte de la personnalité Staline ou Mao avait rang de Dieu... pour faire court..."
Mais attendez donc la suite :... Son pesant d’or !

Notre système politique connaît aujourd’hui une grave « dérive monarchique ». C’est à mon avis le contraire : Nicolas Sarkozy s’applique à détruire ce que la fonction présidentielle avait en effet de monarchique. Je m’explique.

Que la Constitution de la Ve République favorise le pouvoir personnel et rabaisse le rôle du Parlement et en général celui de tous ses élus, c’est une vérité connue depuis un demi-siècle (1958). On sait aussi, par expérience des mandats présidentiels successifs, que chacun des élus, de de Gaulle à Chirac via Pompidou, Giscard d’Estaing et Mitterrand, a soigneusement préservé et cultivé ce que nous a légué la monarchie, justement : un certain caractère sacré du pouvoir suprême.

L’éloignement des contingences, certes... le secret, oui..., et l’existence de "fusibles" entre l’opinion et la fonction présidentielle..., bref le caractère quasi intouchable du souverain républicain, sauf par le suffrage universel ou la maladie (Pompidou). On assez dit que le régime était une monarchie républicaine : le roi est élu mais c’est le roi. Il ne guérit plus les écrouelles en sortant de la cérémonie du sacre, mais il gracie les condamnés et personne ne connaît son budget ou ses doubles vies. La justice ne peut le poursuivre. Il est "au-dessus" des partis.

C’est tout cela que Nicolas s’applique à détruire.

Signes de la destruction de la monarchie : la familiarité de langage et de comportement. Descends me le dire en face si t’es un homme" à "Casse-toi, pauv’con", mais aussi le sac à main beigeasse, "Je vais l’offrir à Carla qui m’a demandé de lui rapporter quelque chose", etc., chaque jour offre son lot de comportements de Mimile rouleur de mécaniques ou de nouveau riche content de l’être.

Voilà qui peut marcher chez certains qui ne sont pas forcément des salauds. Mais on est loin de la majesté royale républicaine et du sacré qui justifie cette majesté. Les rois étaient sacrés car ils tenaient leur pouvoir héréditaire de Dieu et d’un sacre aux saintes huiles. Le président inventé par de Gaulle (1958) était jusqu’ici sacré par le suffrage universel et les saintes urnes. Sarkozy refuse et démantèle le sacré.

Même sa vie privée participe de cette désacralisation : ce n’est pas Louis XIV et ses maîtresses honorées, mais un mélange de comédie de boulevard et de collection Harlequin, c’est-à-dire, en vérité, la vie de tout le monde, "Est-ce qu’il gère la France comme ses amours ? Deux mois après la rencontre, il épouse...", dit, navré, mon médecin Habib S. Et moi je réponds : "Il a le droit, non ?" (et je pense : c’est vrai, mais bon dieu, ça ne fait pas Président-monarque)...

Elle est donc voulue, consciente et organisée, cette destruction de la monarchie par celui qui se pense non comme un souverain, mais comme un "boss". On peut même entendre ses références à l’idée de Dieu ( à Rome ou à Riyad), et la plus ou moins discrète danse du scalp autour de la loi de 1905 ( séparation des Eglises et de l’Etat) comme des sortes de compensations rêvées à la désacralisation du système. Réhabiliter les curés et les imams pour combler le vide des Grandes Idées disparues ? Il est douteux que ça marche en France, pays déchristianisé depuis deux siècles, mais les cagots essayent. On ne sait jamais...

Alors cette destruction de la monarchie, une bonne affaire pour les adversaires du "pouvoir personnel" ? Eh bien non, justement.

Car la destruction de ce que la République tient de la monarchie, le sacré de la fonction, pourrait déboucher sur la pire des aventures, une sorte de proconsulat de la vulgarité et du volontarisme. Ce volontarisme risque d’être suivi de si peu d’effet que désordre et violence en prospèrent.
Ce déglingage de la société est le fruit mauvais de la crise de la représentation politique malade à crever des promesses jamais tenues, ni par les uns ni par les autres.

A propos, et ça n’a rien à voir en apparence : la petite Parisot en tailleur rose est très en colère contre les grands patrons de la métallurgie. Leurs histoire font un peu Chicago et cinéma de papa...un vrai roman noir ! Sans cadavre pour l’instant. Donc la petite Parisot est en colère dans son tailleur rose. Elle aurait pu choisir le blanc, comme l’innocence. Elle n’a pas osé."