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SOMALIE

L’Union européenne va construire l’armée nationale.

Samedi 23 janvier 2010 // L’Afrique

L’Union européenne, sans illusion excessive, envisage de doter le faible gouvernement de transition d’un embryon d’armée, dans l’espoir qu’un jour, la Somalie ne soit plus un terrain d’élection pour terrorisme, banditisme et piraterie. Les ministres de la Défense des 27 ont planché mardi 17 novembre 2009 sur l’idée de lancer au premier semestre 2010 une opération consistant à envoyer une centaine d’instructeurs former jusqu’à 2.000 soldats de la future armée gouvernementale somalienne, pour la porter à terme à 6.000 hommes. On retrouve au premier rang des partisans de cette initiative les deux pays qui avaient déjà le plus vigoureusement milité en faveur du lancement en décembre 2008 de l’opération antipiraterie Eunavfor Somalie-Atalante, la France et l’Espagne.

La libération d’un thonier espagnol et de ses 36 marins le jour même de la réunion ministérielle peut difficilement passer pour une victoire, les pirates ayant apparemment imposé leurs conditions à Madrid. Le blocus des ports, une idée agitée par la ministre espagnole Carme Chacon pour exprimer la résolution de son pays à en finir avec les pirates, est, de l’aveu de son collègue français Hervé Morin, de peu d’avenir. L’expérience a déjà été menée il y a quelques mois et « cela n’a pas donné de très bons résultats », confie-t-il.

En dépit de l’armada constituée par l’Union européenne, L’OTAN, les Etats-Unis et d’autres puissances maritimes comme le Japon, la Chine, la Russie et l’Inde, la menace continuera donc de planer sur les navires marchands, les bateaux de pêche et les plaisanciers naviguant dans les parages.

La construction d’une armée somalienne n’est pas simple. Premier piège à éviter : il faudra intégrer de manière souple les nouveaux soldats de manière à ne pas provoquer de tension, avec ceux déjà en poste dans les forces de sécurité somalienne. Ensuite, il faudra trouver le nerf de la guerre, l’argent. Enfin, même si on peut compter sur les Etats-Unis, notamment, pour financer la petite armée somalienne, il faudra surtout que les soldes soient effectivement versées, pour éviter que les soldats à peine rentrés en Somalie ne rejoignent les bandes rebelles. D’où la volonté de l’Union européenne d’impliquer la force de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), commandée par l’Ouganda, dans le recrutement des soldats somaliens, puis dans leur encadrement à leur retour.

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