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Retraite politique en Afrique

Vendredi 25 novembre 2005, par NKANSA’S Nenthor // L’Afrique

Sur cette terre des hommes, toute chose a une durée limitée dans le temps et dans l’espace. Les êtres vivants (humains, plantes, animaux, ...) naissent, croissent et meurent. Les entreprises et autres appareils électroménagers crées par les hommes ne dérogent pas à cette règle.

De même aussi, tout mandat, en politique ou en administration, est soumis à la même règle. Dans les pays de vieilles démocraties, les hommes d’Etat sont élus en fonction de leur programme présenté au peuple, souverain primaire. Même populaires, très peu sont ceux qui arrivent à obtenir 90 %. La multiplicité des candidats, la régularité ainsi que la transparence des élections donnent beaucoup plus de crédibilité aux résultats.

En Afrique, tous les moyens sont bons pour se maintenir au pouvoir : corruption, intimidation et meurtre des opposants, tricherie dans les bureaux de vote, achat des consciences, ...

La célèbre phrase « j’y suis, j’y reste » résume à elle seule la volonté des politiciens de se maintenir au pouvoir. Beaucoup des dirigeants ont oublié et refusé de prendre leur « retraite » politique. Certains, au pouvoir depuis plus de 20 ans (Eyadéma, Bongo, ...), ne sont pas prêts à abandonner tous ces privilèges. Le peuple, quant à lui, ne demande pas mieux que l’amélioration de ses conditions de vie ainsi qu’une sécurité sociale minimale. Tous ceux qui s’accrochent au pouvoir, doivent penser également au souverain primaire.

Par ailleurs, l’Afrique a, aujourd’hui, besoin d’une nouvelle génération capable de révolutionner le continent et de redorer le blason longtemps terni de ce cher continent. « Servir, et non se servir », tel doit être maintenant le leitmotiv de nouveaux dirigeants africains.

Paris, le 20 janvier 2004

MBIENGA NKANSA Erick

Ecrivain - journaliste indépendant

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