Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Retour à Toulon.

Mardi 20 décembre 2011 // La France

Dans son deuxième discours de Toulon, prononcé le 1er décembre, le président de la République s’est adressé à trois publics, très différents. Mais c’est surtout l’identité de vue avec l’Allemagne qui a été retenue.

Inutile de s’interroger sur les intentions de Nicolas Sarkozy. Ses collaborateurs avaient expliqué aux journalistes chargés de suivre l’Elysée les motifis du déplacement à Toulon, les thèmes qui y seraient développés et les objectifs poursuivis par l’orateur. On apprit même que la thématique présidentielle serait couchée sur le papier par Henri Guaino, « plume » attitrée du président, Xavier Musca et Jean David Levitte, trois hommes de for- mation et de tempérament différents qui ont donné au discours des tonalités distinctes.

La première partie du discours s’adresse à ceux qui dénoncent lés politiques néolibérales

Pour s’attirer ce public, le Président a invoqué son premier discours de Toulon, dans lequel il fustigeait le capitalisme financier, pour insister cette fois sur les effets désastreux des pyramides de crédits et sur la crise de la dette. Il a souligné qu’il avait sauvé les économies des Français en venant au secours des banques, mais sans évoquer cette fois les effets négatifs des marchés financiers et des agences de notation. C’est cependant en « président protecteur » qu’il s’est montré soucieux de la défense du modèle fran- çais face à la mondialisation. Sans donner raison aux partisans de la « démondialisation », Nicolas Sarkozy a voulu rassurer les électeurs qui avaient voté non en 2005. C’est à leur intention qu’il a déclaré : « L’Europe, ce n’est pas moins de souveraineté, mais davan- tage parce que c’est davantage de capacité d’agir ».

Le deuxième public visé était plus restreint

Les autorités de la zone euro, le gouvernement allemand et surtout la Chancelière. Après avoir tenté de rassurer certains de ses compatriotes, Nicolas Sarkozy voulait montrer l’unité de vue entre Paris et Berlin. Il a donc souligné l’indépendance de la Banque Centrale Européenne, évité d’évoquer les euro-obligations et plaidé pour « discipline plus stricte » : examen en commun des budgets nationaux, sanctions « plus rapides plus automatiques et plus sévères pour ceux qui ne respectent pas leurs engagements », inscription dans la constitution de chaque pays de la « règle d’or » de l’équilibre budgétaire. Dans son discours du 2 décembre devant le Bundestag, Angela Merkel s’est félicitée du ,ralliement du président français à des positions qu’ils veulent tous deux défendre auprès de leurs partenaires européens. Le deuxième public est conquis. Mais le premier, à reconquérir, est furieux de cet alignement.

Puis l’analyste économique et le diplomate ont cédé la place au candidat dans la troisième partie d’un discours qui dénonçait explicitement les socialistes. Accusés d’être dépensiers, de favoriser l’arrivée massive d’immigrés, de sacrifier l’indépendance énergétique du pays, de refuser la règle d’or, ils ont été désignés comme des irresponsabfes incapables de gouverner le peuple français dont Nicolas Sarkozy a salué le courage et les sacrifices.

Les socialistes ont répliqué en pointant les échecs du président-candidat face à la crise qui n’a pas été maîtrisée et en soulignant les concessions faites à l’Allemagne. Mais François Hollande se trouve dans une position inconfortable : de nombreux électeurs de gauche sont séduits par les diatribes d’Arnaud Montebourg et de Jean-Luc Mélenchon, or Hollande est favorable à une politique de rigueur budgétaire et à la défense de l’euro... Lui aussi est tenté par un discours à facettes variables...

Répondre à cet article