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Remaniement : Droit devant.

Jeudi 2 décembre 2010 // La France

On attendait Jean-Louis Borloo et c’est à nouveau François Fillon. Une fois de plus, les membres des cabinets ministériels et les journalistes spécialisés se sont intoxiqués de rumeurs et de fausses nouvelles. Les bruits de couloirs ont masqué une vérité pourtant évidente : Nicolas Sarkozy n’avait aucun intérêt à remercier François Fillon, qui a tenu en toute loyauté le rôle de « collaborateur » qui lui avait été assigné au début du quinquennat. Mais il n’est pas sûr que ce dernier continue à exécuter sans états d’âme les directives de l’Elysée. Renaissance d’une rivalité entre l’Elysée et Matignon ?

La composition de l’équipe ministérielle n’est pas non plus surprenante. Elle n’a pas été « resserrée » en nombre, selon la promesse classique et jamais tenue, mais elle est lestée de personnalités de premier plan qui suivront sans se poser de question la stratégie définie par Nicolas Sarkozy : Alain Juppé, de retour au gouvernement avec le portefeuille de la Défense, ne tentera pas sa chance en 2012 et Michèle Alliot-Marie, aux Affaires étrangères, s’est toujours montrée disciplinée depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Xavier Bertrand, nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, est lui aussi un fidèle qui se consacrera, avec son habileté coutumière, à l’amélioration des relations entre le gouvernement et les syndicats. Christine Lagarde, qui reste à Bercy, François Baroin (nouveau porte-parole qui conserve le Budget) et Brice Hortefeux, toujours à l’Intérieur, sont également dévoués à Nicolas Sarkozy. Ceux qui faisaient part de leurs réserves et de leurs doutes, comme Rama Yade et Bernard Kouchner, ont quitté le gouvernement qui n’en présente pas moins des traces d’ouverture avec Frédéric Mitterrand, reconduit à la Culture, et Michel Mercier, un centriste désigné Garde des Sceaux.

Ce changement de ministres a quelque chose de malsain, une manière grossière de mettre à la porte des femmes et des hommes qui ont appris, le soir à 20 heures, qu’ils venaient d’être mis à la porte. Si, cette conception des relations humaines avait été le fait, soit d’une entreprise, soit de petits commerçants, de paysans, etc., les inspecteurs du travail, puis les tribunaux auraient été saisis, et tous les licenciés auraient dû être repris ; Comme nous pouvons le constater se sont ceux qui font nos lois qui les respectent le moins. Honte à eux.

Ces évolutions de carrière annoncent-elles un changement de ligne politique sur les questions essentielles ? Probablement pas. Tout juste remarque-t-on que l’Immigration n’est plus liée à « l’identité nationale » (cet intitulé à disparu) ce qui marque une inflexion : c’est le président de la République qui a lui-même conclu, voici quelques semaines, que le débat sur l’identité nationale avait été négatif et que les mesures prises contre les Roms avaient fait perdre quatre voix centristes pour une seule voix récupérée dans l’électorat du Front national. Mais nul ne sait comment l’Élysée va s’opposer à Marine le Pen, créditée de sondages très favorables.

La stratégie électorale, aussi préoccupante soit-elle, ne saurait tenir lieu de politique. La cohérence renforcée de l’équipe ministérielle sera très utile pour affronter le profond malaise social confirmé par la bataille sur les retraites. Le front syndical ayant éclaté, il n’y a plus à redouter dans l’immédiat les pressions des manifestants et de grévistes, mais la politique d’austérité peut susciter de nouveaux mouvements de contestation. L’urgence porte en fait sur la crise monétaire : guerre des monnaies (dollar, yuan, yen, euro) dont Nicolas Sarkozy a eu un aperçu lors de son passage au sommet de Séoul et qu’il aura à affronter comme président du G20.

Crise de la zone euro qui touche l’Irlande, après la Grèce, mais aussi le Portugal et l’Espagne. La brutalité des attaques spéculatives et la désunion des principaux dirigeants européens donneront beaucoup de soucis à Christine Lagarde et à Michèle Alliot-Marie.

Le désordre monétaire aura des conséquences sociales, qui pourraient transformer les enjeux de la campagne de 2012.

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