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RETRAITE : La gestion de la pénurie.

Samedi 12 juin 2010 // La France

D’un certain coté, les études que j’avais faites sur la retraite il y a 15 ans, avec la démographie d’alors (qui était très basse et qui se relève) montraient que, toutes choses égales par ailleurs, si rien ne change, il faut travailler jusqu’à 72 ans pour équilibrer les allocations de retraite par les seules cotisations. La TVA sociale pourrait apporter un complément non négligeable tout en faisant contribuer les importations, mais l’UMP n’en veut pas et la gauche guère plus.

Nicolas Dupont Aignan dit, je pense avec raison, que ce n’est pas le moment d’agiter la retraite quand il y a un fort chômage, et que les salariés licenciés après 48, 50 ans, sont exclus et ne retrouvent plus le travail. Il dit qu’il faut produire plus, faire plus de croissance, ce qui ferait faire des économies de chômage et rentrer des cotisations supplémentaires de retraite comme de sécurité sociale.

Depuis la création de la retraite, il est vrai avec, alors, un rapport cotisants allocataires très élevés, il y a eu un formidable progrès de productivité horaire de chaque salarié. Pourquoi, ce rendement,  supplémentaire ne serait pas en partie consacrée à la retraite comme à la sécurité sociale ? L’on me dira avec raison que c’est impossible à cause de la concurrence sauvage de la Chine, de l’Inde, de l’Amérique du Sud. Mais justement, faut-il continuer à se condamner à gérer la pénurie à cause de la concurrence dogmatique et mortifère qui nous ruine ?

Faut-il continuer à se laisser imposer une concurrence déloyale et destructrice ?

Nicolas Dupont Aignan est pour donner la possibilité individuelle de choisir de travailler plus longtemps si on en a l’occasion, les moyens physiques et la volonté. Il a parlé d’un minimum vieillesse de base pour tous les citoyens + une retraite par point pour ceux qui ont travaillé ; une année de travail donnant plus de points si on a fait des travaux durs qui usent davantage la santé, raccourcissent l’espérance de vie ; ce qui permettrait, à ces professions, de pouvoir partir plus tôt à la retraite.

J’entends que d’ici 2030, il manquerait 37 milliards. Mais il est possible, d’ici à 2030, à condition de tourner le dos à la politique libre échangiste et à la monnaie forte, de relever l’économie et les équilibres sociaux, surtout si la natalité continue à s’améliorer en France. Je suis moins interventionniste aujourd’hui que je l’étais, il y a quinze ans. Enfin, qu’est que sait, 37 milliards manquants (si le chiffre est exact) quand on a donné des milliers de milliards aux banques, et la France 17 milliards pour la Grèce, ce qui ne fera que retarder l’échéance catastrophique, avec la nécessité de recommencer d’ici trois ans ?

Conclusion : Franchement, ne pourrait-on pas prendre ces 37 milliards aux banques qui ont fait des milliers de milliards de bénéfices en 2009 après avoir été sauvées gratuitement par les Etats ? Il faut que ce soit possible !

Intervention de Nicolas Dupont Aignan.

Depuis des années, on ne compte plus les colloques et les rapports qui concluent à l’urgence d’une réforme de notre organisation territoriale. On ne pouvait donc que se réjouir a priori de voir le gouvernement prendre à bras le corps le problème. Car oui, nous le vivons tous comme parlementaire, parfois aussi comme élu local, si la décentralisation a pu çà et là déraper et décevoir, c’est par manque de lisibilité, de simplicité, de transparence et donc d’efficacité.

Pour redonner à la décentralisation sa raison d’être - car on administre mieux de près, sous le contrôle des populations concernées - nous attendions tous le fameux projet de loi. Malheureusement, la déception est grande. À l’exception du fléchage des élus communautaires, je ne vois ni simplification, ni lisibilité, ni transparence, ni efficacité. Où est la simplification quand on ajoute une nouvelle strate, la Métropole ? Une métropole qui est une vraie bombe à retardement pour les départements, car elle va les empêcher de jouer leur rôle de redistribution en faveur des territoires ruraux…

Où est la lisibilité quand, justement, on s’attaque - et c’est toute la philosophie d’Edouard Balladur qui a inspiré cette réforme - aux collectivités les plus appréciées des Français, la commune et le département ? Pourquoi détruire ce qui marche, au tandem commune / département qui structure notre vie locale, qui est le rempart des populations délaissées par les services publics et par l’Etat.

Pourquoi d’ailleurs avez-vous confié à ce tandem la gestion des nouvelles prestations sociales, s’il est autant dépassé que cela ?

Il est vital à ce titre que le nombre de conseillers territoriaux soit suffisant dans les départements les moins peuplés pour maintenir une représentation des territoires ruraux. C’est pourquoi, il faudrait passer à 20 au lieu de 15 comme minimum.

Mais les départements vont bien sûr perdre en efficacité, car vous les privez de leur charge de compétence générale et de leur liberté fiscale minimum. Ce faisant, ils deviendront des Etablissements Publics spécialisés, sans aucune marge de manœuvre. Des guichets administratifs. Comme l’a souligné notre collègue Souchet, un jour vous vous demanderez pourquoi les territoires qui sont la richesse touristique, culturelle, agricole de notre pays, dépérissent, et il faudra reconstruire tout ce que vous êtes en train de défaire. Quel gâchis !

L’arrière-pensée concernant le département s’applique aussi au traitement que vous réservez à la commune. Je suis Président d’une agglomération et je sais d’expérience que pour qu’un regroupement fonctionne, il ne doit pas être ne subit ni déséquilibré. En confiant au préfet le soin d’imposer l’intercommunalité, vous allez créer plus de problèmes que vous n’en résoudrez ! De même, en exigeant 50% de financement par les communes des projets subventionnés par le Département et la Région, vous allez rendre impossibles des projets vitaux et de qualité. Beaucoup s’inquiètent du dépérissement de l’engagement électif et civique. Mais, c’est justement cette bureaucratisation, cette complexification, cet embrigadement qui vont encore plus décourager les vocations. Je ne crois pas que la fausse bonne idée des conseillers territoriaux allés résoudre cette désaffection, tout au contraire. La liberté communale est indissociable de notre histoire. Faute de le comprendre, vous allez prendre en boomerang le désarroi de nos campagnes. Et pourtant, il y aurait tant à faire…

La péréquation financière est l’urgence absolue, surtout en période de vaches maigres. Vous le savez, aujourd’hui la péréquation ne corrige que la moitié des inégalités. Il faut d’urgence augmenter les dotations pour enfin réduire des inégalités entre les collectivités qui se creusent dangereusement. L’allègement des normes est si urgent. La spécialisation des impôts locaux, le statut de l’élu, les droits de l’opposition, autant de moyens de réinsuffler de la vie démocratique qui fait aujourd’hui défaut et que la réforme ne prévoit pas.

Pour conclure, il n’est jamais sein de légiférer à partir d’idées reçues, censées plaire à l’opinion, mais qui ne correspond pas à la réalité, ni à partir d’arrière-pensées politiciennes. Je crains que les bonnes intentions de départ, la promesse de moderniser, n’aient été fortement abîmées par les uns et les autres.

Au moment où notre pays traverse une crise profonde, c’est un grand tort de déstabiliser ce qui marche, ce qui rassure, ce qui panse les plaies, et ce n’est pas parce que certains (très minoritaires) ont mal géré leur collectivité, qu’il faut déresponsabiliser les autres.

En conséquence, je voterai contre ce texte.

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