Oui, le titre est excellent !

REFORME DES RETRAITES ET CRISPATIONS

Mercredi 17 novembre 2010, par Olivier Tournafond // La France

« Réforme des retraites et crispations » 

Vous avez dit « Retraites » ?

Remonter aux causes profondes !

Pas de bon gouvernement sans légitimité vraie !

Et si le « français », la « juste » langue française ne voyage plus en première classe, pas même en classe affaires, le régime dans lequel la France s’est engluée y est pour beaucoup...

En sortir ? Osons la troisième voie !

Olivier Tournafond répond à Patrick Gorgeon...

Suite à la « Web Radio » du 22 octobre 2010...

Un texte trop « complexe et donc incompréhensible pour une majorité de Français » ?

Un texte parmi bien d’autres qui sont le socle de ce régime...

En sortir vite ! Pour renouer avec le cours de notre histoire.

REFORME DES RETRAITES ET CRISPATIONS

En plein Sommet de la francophonie qui se déroule actuellement à Montreux, tout le monde arrive à la même conclusion : le français ne voyage pas en classe affaires. Traduction : la langue française est devenue au niveau planétaire une langue morte dont seuls quelques intellectuels soulignent l’importance pour définir le sens des mots.

Or, en cette période troublée de grèves et de manifestations qui tend à s’éterniser, tout le monde fini par perdre son latin.

Ce qui ne devait être qu’un bras de fer conduit désormais les adversaires à recourir à des méthodes et parfois même coups bas qui ne sont pas faits pour rassurer et calmer le jeu.

D’un côté on se montre persuadé du caractère fondé d’une réforme sur fond d’équilibre financier et de justice sociale. De l’autre, on manifeste son mécontentement en demandant sa suspension ou son annulation.

Mais alors pourquoi en venir à un absolutisme dangereux ? Pourquoi ne pas mettre les Français face à leurs responsabilités en leur soumettant le projet de loi, histoire de prendre date et surtout acte de leur décision.

Cette méthode aurait en effet le mérite de témoigner de l’existence d’une véritable démocratie, comme cela se pratique lors d’une élection au suffrage universel.

Le référendum permettrait de donner aux Français la possibilité de lire le texte et de se prononcer pour ou contre. Mais voilà, ce texte est trop complexe et donc incompréhensible pour une majorité de Français : c’est du moins ce qu’a affirmé Eric Woerth, ministre du Travail.

Pourtant, si demain il devait s’avérer que cette réforme se justifiait pleinement, c’est une énorme victoire qui serait remportée par ses protagonistes, même post mandat. A tel point qu’elle ferait date dans l’histoire et se rangerait en bonne place dans tous les manuels.

Ce qui est en train de se passer en France est aussi affligeant que surprenant.

Les Français commencent en effet à avoir le sentiment que l’homme qui a été démocratiquement élu Président de la République, s’illustre davantage par son autoritarisme et son refus de dialogue. Ils ont même l’impression d’être devenus, bien malgré eux, les spectateurs d’un épisode de la série : « Ta gueule pauvre con ! »

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Cher Ami,

Votre titre, "Réformes, Retraites et Crispations", est excellent ; il pourrait être celui d’un film satirique, d’une "comédie dramatique" comme on dit dans le jargon du cinéma, à moins que ce ne soit un "drame comique", ou encore une tragi-comédie...

Votre idée de pratiquer un référendum est évidemment pleine de bon sens, mais vous vous trompez de régime politique. Le nôtre s’appelle une "démocratie parlementaire", ce qui veut dire que ce sont nos prétendus représentants qui sont le "Peuple Souverain", un peu à la manière du parti communiste d’URSS avec sa nomenklatura qui incarnait théoriquement le "Prolétariat" tout entier.

Voilà pourquoi il n’y aura pas de référendum sur les questions qui dérangent et que les textes incompréhensibles et touffus ne gênent pas nos "décideurs".

Voilà pourquoi aussi il faudrait de toute urgence, en France comme en Europe, un changement radical du mode de gouvernement.

Comme le collectivisme communiste, la démocratie parlementaire masque une oligarchie qui s’abrite derrière le masque commode de la volonté populaire. Une fois que l’on a compris cela, on a compris l’essentiel du malaise occidental.

Maintenant quels seraient les autres régimes politiques qui pourraient nous sortir de cette ornière. On songe évidemment à la démocratie directe comme en Suisse, système qui permet au peuple de participer réellement à la vie politique. Il est sûr qu’il faut s’engager dans cette voie, qui correspond d’ailleurs à la volonté des hommes d’être responsable de leur destin et de dépasser les déterminismes sociaux.

Mais pour toutes sortes de raisons qu’il serait trop long de développer ici, je pense que la démocratie directe n’est pas non plus une panacée universelle, ne serait-ce que parce qu’elle est très lourde à mettre en oeuvre dans les grands Etats et que le risque d’abus de majorité (syndrome des soviets) est toujours à craindre.

Il faut donc la compléter par une autorité légitime, indépendante des partis et des groupes de pression, autorité capable d’assurer le "leadership" politique et l’arbitrage des conflits.

Pour ma part, vous le savez, j’ai une préférence pour une monarchie institutionnelle ou encore "statutaire". D’autres seront nostalgiques de l’empire (romain ou napoléonien...). D’autres encore rêveront d’une république fondée sur le mérite et la compétence et non plus le clientélisme ; c’était je crois l’idée de De Gaulle au début de la Ve République. Elle a malheureusement fait long feu avec lui...

C’est une question passionnante, car c’est la question éternelle de la légitimité du pouvoir et du bon gouvernement. Pourquoi ne feriez-vous pas une chronique là-dessus ?

Ce qui est sûr, c’est que si la France parvenait à trouver cette troisième voie, elle redeviendrait le centre intellectuel du monde et le français retrouverait sa place de langue culturelle et conceptuelle, au lieu d’être voué à disparaître comme le latin et le grec ancien...

Bien à vous.

Olivier Tournafond
Olivier Tournafond

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