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Qui à peur de Marine le Pen ?

Dimanche 29 janvier 2012 // La France

La crise financière, avec la perte du triple A français, profite-t-elle à Marine Le Pen ? Tout porte à le croire, à commencer par les sondages qui indiquent une nette poussée de la candidate du Front national, avec une pointe à 21,5% d’intentions de vote selon l’IFOP. Bien sûr, il faut prendre les sondages pour ce qu’ils sont. Rappelons donc qu’à cent jours de l’élection présidentielle, ils donnaient, en 2002, Lionel Jospin vainqueur de Jacques Chirac au second tour, tandis qu’en 2007 Ségolène Royal s’installait à l’Elysée. 

Reste que les indications fournies par les dernières enquêtes d’opinion montrent l’existence d’une vraie dynamique. L’actualité il est vrai s’est montrée généreuse envers Marine Le Pen. Entre l’impuissance de la zone euro et les provocations d’Eva Joly sur les jours fériés juif et musulman, tout semble devoir lui profiter. Et puis la présidente du FN ne se prive pas de marteler son message en direction de son coeur de cible que constituent les classes populaires « autochtones » et les classes moyennes, toutes deux inconsidérément abandonnées par la gauche.

Cette dynamique a cependant ses limites. Malgré un contexte favorable et d’importants efforts en matière d’image, Marine Le Pen n’est toujours pas jugée crédible par une large majorité de Français sur le plan économique et les médias ne se privent pas de souligner les failles de son programme et son manque d’expérience.
Le spectre d’un nouveau 21 avril fait aujourd’hui les choux gras de la classe politique et des commentateurs. C’est un épouvantail commode, mais ce n’est qu’un épouvantail. N’oublions pas qu’en 2002, ce n’était pas Jean-Marie Le Pen, mais Lionel Jospin qui était descendu au terme d’une campagne calamiteuse. François Hollande devrait méditer cet exemple, lui qui était aux premières loges de la catastrophe.

Reste que le résultat du Front national au premier tour de la présidentielle sera déterminant, même, surtout, si le parti de la droite nationale n’accède pas au second tour. La présence de Marine Le Pen au second tour signifierait l’élection assurée pour son adversaire. Un score important mais une troisième place permettrait au contraire au Front national de peser plus lourdement sur la campagne de ce second tour

Là est sans doute la vraie menace pour la prochaine présidentielle.

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