Question d’actualité au Gouvernement.

Jeudi 17 février 2011, par Joëlle Ceccaldi // La France

Lors de la séance de questions d’actualité au Gouvernement du mardi 7 décembre, j’ai interrogé Henri de RAINCOURT, Ministre auprès de la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération, sur le bilan commercial de la visite du travail du Président de la République en Inde.

M. le président. La parole est à Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.

Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

Monsieur le ministre chargé de la coopération, le Président de la République, accompagné d’une délégation composée de nombreux ministres et de grands industriels, effectue depuis samedi dernier une visite en Inde.

Dès les années 1980, la France a souhaité donner une nouvelle envergure à ses relations avec l’Inde ; ce rapprochement a été concrétisé par le lancement d’un partenariat stratégique en 1998. Si ce rapprochement avec l’Inde ne date pas d’hier, il prend aujourd’hui une nouvelle dimension.

Ces quatre derniers jours, de Paris à Bangalore, de Bangalore à Delhi, de Delhi à Bombay, le Président a conclu des accords-cadres, à la fois commerciaux et d’investissement, dont deux tiers civils et un tiers militaires, pour un montant de 15 milliards d’euros.

Alors que les premiers effets de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Inde étaient attendus pour 2015, le volontarisme du Président de la République porte ses fruits dès à présent !

Si les médias nous ont fait la chronique de ces soixante-dix-huit heures indiennes (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe SRC), pouvez-vous nous dresser le bilan commercial de cette visite et esquisser les nouvelles perspectives d’un partenariat ambitieux et durable entre nos deux pays ? (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UMP et NC.)

M. le président. La parole est à M. le ministre chargé de la coopération.

M. Henri de Raincourt, ministre chargé de la coopération. Je vous présente encore toutes les excuses de Michèle Alliot-Marie, qui rentrera d’Inde ce soir.

Vous avez raison : les répercussions de cette visite sur les plans économique et stratégique sont très importantes.

Dans le domaine du nucléaire, un accord intermédiaire a été signé pour la réalisation de deux réacteurs EPR ; cela représente 7 milliards d’euros. Ces accords, vous le savez, posent les bases d’un partenariat très ambitieux dans ce domaine stratégique.

En matière de défense et d’armement, nous avons des projets de modernisation de la flotte de 52 Mirage 2000 et de développement industriel conjoint du missile anti-aérien Maitri et du moteur d’avion de combat Kaveri. En matière spatiale, nous mettons en place des programmes conjoints d’études systémiques de la terre et du climat.

D’autres pistes de coopération sont ouvertes, avec l’annonce de partenariats entre de grands établissements français d’enseignement supérieur et des universités indiennes, ou la conclusion d’un accord visant à favoriser des investissements industriels croisés – je pense notamment à l’implantation de Michelin en Inde. Le total de ces contrats représente, comme vous l’avez dit, plus de 15 milliards d’euros.

En matière culturelle, il faut noter le lancement de France 24 en Inde et la signature d’un accord de coproduction audiovisuelle.

Vous avez raison, madame la députée, de souligner que cette visite illustre l’importance de la relation entre la France et l’Inde ; elle donnera une impulsion décisive à notre partenariat stratégique. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.)

Publié dans Questions au Gouvernement

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