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Quelle rénovation pour le PS ?

Mardi 18 septembre 2007, par Paul Vaurs // La France

La rentrée a commencé pour les socialistes. Avant l’université d’été de La Rochelle, la plupart des têtes d’affiche de la rue de Solférino ont tenu à se rappeler à l’existence des militants avec pour unique mot d’ordre la « rénovation ».

Cette rentrée ne se place d’ailleurs pas sous les meilleurs auspices. Le PS a encaissé deux défaites successives en quelques mois. Surtout, face à un Nicolas Sarkozy omniprésent, qui bénéficie d’un état de grâce véritablement insolent et atteint des sommets dans les sondages, la gauche en est encore à chercher ses nouvelles marques.

Surtout, l’appareil socialiste voit aujourd’hui ses divisions étalées au grand jour. C’est ainsi que l’université d’été qui se tiendra à La Rochelle sera boudée par des personnalités aussi importantes que Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn ou Martine Aubry. De son coté, Marie-Noëlle Lienemann a lancé, dans deux hebdomadaires nationaux (Le Journal du Dimanche et Marianne), de sévères attaques contre Ségolène Royal et sa campagne présidentielle.

De son côté, l’ex-candidate socialiste, malgré ses appels à la patience et à un travail collectif de rénovation, dissimule avec peine ses ambitions pour le contrôle du Parti, tandis qu’Arnaud Montebourg prend appui sur les jeunes pousses désireuses d’en découdre avec les éléphants. Tous devront cependant prendre patience puisque François Hollande a décidé de rester au PS jusqu’en 2008.

Tous sont d’accord sur un point : il faut rénover le Parti socialiste. Mais le rénover dans quel sens ? Là réside sans doute la principale difficulté. Pour les uns, dont Marie-Noëlle Lienemann (qui s’était engagée pour le « non » au référendum de 2005), il s’agit de renforcer l’ancrage à gauche du PS et d’en finir avec le social-libéralisme. Une telle orientation aurait sans doute le mérite de rendre le discours socialiste plus lisible à l’opinion, mais plus lisible ne veut pas dire plus convaincant. Cela impliquerait des alliances avec les Verts, le PCF et d’autres mouvements antilibéraux dont la crédibilité économique n’est pas l’atout principal.

D’autres, comme les « Gracques » ce groupe d’anciens hauts fonctionnaires socialistes, plaident pour une alliance avec le centre de François Bayrou, Outre qu’elle paraît risquée vu l’état des forces du dit Bayrou, cette alliance mettrait alors en cause l’identité de gauche du PS, Bayrou est toujours considéré de droite par nombre de militants socialistes. Chaque option est à la fois séduisante et grosse de dangers.

La voie de la rénovation semble singulièrement étroite pour un PS plus que jamais menacé d’éclatement.

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