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Evènement

Quel service minimum ?

Mardi 4 septembre 2007, par Paul Vaurs // La France

Avec le projet de loi sur le service minimum dans les transports terrestres, le gouvernement pourrait se préparer une rentrée sociale difficile. C’était bien entendu un risque à courir. Nicolas Sarkozy avait inclus cette loi dans son programme électoral. Qu’il mette cette promesse en oeuvre est à son crédit. On doit également lui reconnaître l’habileté d’avoir présenté ce texte au Parlement à une période où les risques de mouvements sociaux demeurent limités.

Bien entendu, l’opposition parlementaire a fait son travail et il est normal qu’un parti qui se dit socialiste réagisse lorsque le droit de grève est en question. On aurait aimé cependant que les parlementaires de gauche ne se contentent pas de relayer la parole de quelques instances syndicales.

Le texte gouvernemental peut cependant paraître décevant. Certains lui reprocheront de ne pas aller assez loin, et de ne pas inclure les transports maritimes et aériens. D’autres soulignent le caractère timide de ses dispositions qui, selon eux, ne changeront pas grand-chose aux problèmes des usagers pris dans les mouvements sociaux. Ceux-là rappellent également qu’en dehors de la Belgique, ou de la Grande-Bretagne, le service minimum est une forte réalité au sein de l’union européenne. En Espagne, il est inscrit dans la Constitution, en Italie, le service minimum existe pour de nombreux services publics. Enfin, au Danemark et en Allemagne, les fonctionnaires des transports ferroviaires n’ont tout simplement pas le droit de faire grève.

Deux mesures focalisent l’opposition des syndicats. Il y a d’abord l’obligation de se déclarer gréviste 48 heures avant la grève, et surtout celle de voter à bulletin secret sur la poursuite du mouvement après huit jours de grève. On ne peut sérieusement y voir la fin du droit de grève, tout au plus son encadrement. Le délai de 48 heures est une mesure de bonne gestion. Quant au vote à bulletin secret, il résulte tout simplement d’une exigence démocratique.

Mais l’opposition des syndicats à ces deux mesures est révélatrice. Il semble que les syndicats français, à la différence de leurs homologues européens, peinent à quitter leurs oripeaux révolutionnaires. A cet é9ard, l’affaire du vote à bulletin secret est particulièrement éclairante. Le vote à main levée est un instrument bien connu des professionnels de la « révolution ». Il permet de mieux contrôler une assemblée et d’isoler d’éventuels opposants. S’accrocher à cette vieille technique relève nettement de l’anachronisme.

Et si la loi sur le service minimum était pour les syndicats français une chance inespérée de se moderniser ?

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