Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Quel avenir politique pour Dominique Strauss-Kahn ?

Dimanche 17 juillet 2011 // La France

Nul ne peut encore dire avec certitude quel destin judiciaire attend Dominique Strauss-Kahn. Les récentes révélations sur son accusatrice sèment le doute sur la réalité des faits, mais ne suppriment pas pour autant les éléments matériels relevés par la police. La balle est aujourd’hui dans le camp du procureur Cyrus Vance qui peut décider de poursuivre l’accusation (fût-ce a minima) ou au contraire abandonner les charges contre l’ancien patron du FMI.

Reste la question de l’avenir politique de DSK. Certains socialistes, le considérant déjà blanchi, souhaitent le voir reprendre parmi les présidentiables du PS, au prix d’une modification du calendrier des primaires. En somme, la sinistre parenthèse ouverte le 14 mai se refermerait sans plus de conséquences.

C’est aller un peu vite en besogne. DSK aura beau être totalement innocenté, l’affaire laissera des traces, pour ne pas dire des cicatrices durables. Et d’abord soyons clairs. Si l’accusation de viol a été si facilement admise, c’est que chacun s’attendait peu ou prou à des révélations semblables. Ce qui se murmurait d’un air entendu dans les couloirs de l’Assemblée ou dans les salles de rédaction a été exposé au grand public et nul ne peut plus ignorer les comportements aux limites de la prédation et du harcèlement sexuel de Dominique Strauss-Kahn.

Plus grave encore, pendant ces six semaines, on a vu un homme mis en cause dans une affaire grave user sans retenue des moyens que lui donnaient une fortune colossale pour se soustraire au sort d’un accusé ordinaire. Qui a les moyens de payer une caution de 5 millions de dollars pour ne pas être renvoyé en détention ? Et n’oublions tout de même pas que les révélations sur le passé de Nafissatou Diallo n’ont été possibles que grâce à l’action d’une armée de détectives privés payés en fin de compte par DSK lui-même. Coupable ou non, ce dernier aura profité au maximum de toutes les facilités d’un système judiciaire un peu trop doux pour ceux qui ont les moyens de se défendre, c’est-à-dire les plus riches.

Ceux qui souhaitent le retour de DSK à la vie politique française devraient se méfier. Comment parler de justice sociale quand on peut s’offrir une « prison » de luxe au loyer de 36.000 euros par mois ?

Répondre à cet article