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Que va faire le Sénat à gauche ?

Mercredi 12 octobre 2011 // La France

Même si l’on ne se trouve pas loin du point d’équilibre (177 à la gauche contre 171) et si l’élection du président peut réserver des surprises personne ne conteste que la majorité vient de changer au Sénat à la faveur du renouvellement de la moitié des sièges. Certes, du fait que les sénateurs sont désignés avant tout par les élus locaux, cela apparaît comme une conséquence du fait que la gauche avait remporté toutes les récentes consultations. Mais il ne s’agit pas moins d’une grande nouveauté pour la Ve République, bien que le Sénat ait été dirigé par deux opposants-centristes, Gaston Monnerville de 1959 à 1968 et Alain Poher de 1968 à 1992, par ailleurs président de la République par intérim 1969 et 1974 et candidat à cette fonction en 1974.

La gauche s’était habilement montrée très prudente et, depuis sa victoire, ne fait pas étalage d’un optimisme démesuré. Certes, Martine Aubry affirme que la nouvelle majorité va prendre les moyens de remettre en cause les réformes territoriales, mais il n’est pas évident que cela puisse s’opérer avant la présidentielle. Un Sénat de gauche sera surtout utile avec un éventuel chef de l’Etat de gauche. On ne peut non plus exclure l’hypothèse que l’exécutif propose essentiellement au nouveau Sénat des réformes apparaissant comme indispensables aux yeux de l’opinion et ainsi le contraigne soit à le soutenir soit à se cantonner dans une opposition de principe qui le placerait dans une position décalée et délicate...

Il n’en est pas moins significatif, même si des considérations personnelles ont pu jouer, que des personnalités de la majorité comme l’ancien président de Languedoc-Roussillon Jacques Blanc et l’ancien maire de Perpignan Jean-Paul Alduy aient été battus, le second par son vieux rival Christian Bourquin, actuel président de Languedoc-Roussillon mais en délicatesse avec le Ps à cause de son soutien à Georges Frêche. Tous les départements ont été touchés.

L’avancée générale de la gauche en métropole et outre-mer amène plusieurs interrogations. D’abord, la question des dissidences et des éternels tiraillements dans la capitale, où un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a réussi à se faire élire contre la liste UMP officielle mais a aussitôt proclamé sa loyauté au président et à ses collègues, montre le délitement de l’UMP et l’absence de leadership à Paris même. Ensuite, l’avenir de François Fillon, très intéressé par Paris, semble moins assuré. Surtout, Nicolas Sarkozy doit se poser deux questions ; premièrement, à quoi ont servi ses ouvertures à gauche vers des personnalités qui, de Bernard Kouchner à Frédéric Mitterrand, sont restées mai vues de son électorat sans pour autant séduire une partie de la gauche ? Deuxièmement, malgré les efforts qu’il mène depuis un an pour ne plus donner l’impression qu’il s’occupe de tout et apparaître ainsi moins exposé, ne serait-il pas confronté à un rejet plus de sa personne que de sa politique ?

Il n’est pas inutile de se poser la question quant à la nécessité de supprimer la Chambre Haute. Puisqu’il faut faire des économies, mettons un terme à une assemblée de notables qui ne sert à rien, sinon à servir de planques pour les battus d’hier !

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