Cher(e)s ami(e)s internautes.

Merci pour votre fidélité ; les écrits quotidiens seront absents tout le mois de septembre. Vous pouvez cependant parcourir tous les dossiers créés depuis plus de 10 ans et qui figurent sur le site.

Dés le mois d’octobre il vous sera proposé un mensuel auquel vous pourrez participer en me faisant parvenir votre perception des affaires politiques, familiales, sportives ou autres.

Rien ne sera censuré, hormis des articles injurieux et calomnieux.

Je suis attaché aux valeurs chrétiennes, aux valeurs dites républicaines et à une monarchie parlementaire.

Vous pouvez nous contacter en cliquant sur ce lien >>

Que les masques tombent !

Rendons Justice à nos Mille cinq ans de Royauté.

Mercredi 7 janvier 2009 // L’Histoire

Notre mémoire collective les a figés dans des postures immobiles. Pour la plupart d’entre nous, Henri IV et sa poule au pot, le bon Saint Louis et « l’impuissant » Louis XVI ont été statufiés par des années de rabâchage scolaire. Pourquoi arpenter une fois de plus ce « Musée Grévin ?  » Pour le plaisir de le dynamiter ? Car les munitions ne manquent pas...

Nombreux sont les historiens qui interrogent, aujourd’hui, les vérités trop simples de l’historiographie Royale. Qui nuancent des réputations, redorent des blasons, déboulonnent les clichés de nos manuels d’école ?. Louis XIII, fut peut-être l’un de nos plus grands Rois. Sans Louis XIII pas de Richelieu, mais sans Richelieu, pas de Louis XIII. À eux deux, ils ont porté l’État à bout de bras. Henri IV, le favori des Français.? Logique ; Il s’est entouré de communicants et a travaillé d’arrache-pied à sa postérité. Louis XVI était d’une Intelligence pénétrante. Le 5 mai 1789, lors de l’ouverture des états généraux, les députés du tiers, qui devraient par respect ôter leur chapeau refusent de se découvrir face au Roi. Stupeur dans la salle ! Mais le Roi ôte alors sa coiffe à plumes sous prétexte qu’il fait chaud. Tout le monde se découvre et l’atmosphère se détend…

Des masques vont tomber, et des Rois de chair ô combien vivants et fougueux, vont apparaître enfin. On les imaginait menant une existence feutrée, à mille lieues des réalités brutales de leur temps. Quelle erreur.! Entraînés ils sont en première ligne sur les champs de bataille et prennent des risques fous. Face à la maladie, ils sont à peine mieux lotis que leur peuple. Ils souffrent atrocement de cette dysenterie et de ces maux de dents qu’aucun médecin ne sait encore guérir. Ils ont des peines de cœur, des éclairs de génie et des moments de grande solitude politique. Ils ont ceci de fascinant pour nous autres contemporains que ce sont des hommes ordinaires dotés d’un pouvoir infini.

Un pouvoir qui n’a pas d’équivalent dans le monde occidental, qu’ils ont exercé durant plus de mille trois cents ans. De quoi balayer, à l’échelle du temps, notre balbutiante République.

Dans le miroir que nous tendent ces Rois c’est pourtant bien notre France d’aujourd’hui qui déjà se dessine. Centralisme, personnalisation du pouvoir, dogme religieux de l’État. Tout est là, en germe, et cette cohérente, cette continuité historique si particulière à notre pays est vertigineuse. Avec ses frontières sa langue et son patrimoine architectural, la France des Rois ressemble comme une sœur à la nôtre. Mais elle a des couleurs plus vives et des odeurs plus fortes. Le pouvoir s’y exerce de façon arbitraire. Mais à redécouvrir ses extravagances vestimentaires, ses folies amoureuses, ses débauches esthétiques, c’est notre France de 2008 qui, brusquement, se teinte de noir et blanc.

Répondre à cet article