Que les intentions sont bonnes...

Jeudi 12 novembre 2009 // La France

Un grand débat serait donc lancé, par Eric Besson ministre de l’Immigration.

Et le ministre de préciser : « Un grand débat sur les valeurs de l’identité nationale », insistant, « Il faut réaffirmer les valeurs de l’identité française » et développer « la fierté d’être français ».

Diantre !...

Ces propos ont été tenus le dimanche 25 octobre 2009 lors de l’émission « Le Grand Jury »...

Le ministre a dressé un plan de bataille : durant deux mois et demi, préfets et sous-préfets seront tenus d’organiser des débats locaux « avec les forces vives de la nation » dans le dessein de répondre à la question : « Qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ? »

Nous serions tenté de nous réjouir et vous dire « Bonne nouvelle ! »

Mais… Derrière ces si bonnes intentions le ministre ne cacherait-il pas d’autres intentions, non plus dans l’intérêt de la France mais au service de bas intérêts électoraux ?...

Les Français sont nombreux à savoir ce qu’ils sont. Il est vrai qu’ils courbent le dos. Mais le mal sans cesse distillé fait du mal et lentement porte ses fruits…

Comment pourrait-il en être autrement avec à la tête de l’Etat un homme si fier d’être « Sarko l’Américain » ?

Combien de promesses ? De grandes intentions portées par des trémolos ?

Devrions nous vous rappeler tous les grands discours du candidat Sarkozy, à Rouen, à Toulouse ou ailleurs ? Ah ! la France !...

De Sollers à bien d’autres il est de bon ton « branché » de tourner le Français en dérision. L’esprit français a toujours eu beaucoup d’indulgence…

Quand les enjeux sont grands, nos ministres, soudainement bien conseillés trouvent les mots justes. Il est vrai que des hommes doués veillent, comme par exemple Monsieur Henri Guaino…

Monsieur Besson, donc, tout « naturellement » trouve les bons mots : « identité nationale » « fierté d’être français » « forces vives de la nation ».

En si peu de mots les Français redécouvriraient qu’il y a une identité nationale, que nous sommes une nation, et que nous avons des raisons d’être fier d’être français ?

Retenez-moi je suis au bord de défaillir !

Mais l’exercice qui va être demandé aux forces vives de la nation est à suivre attentivement. Très attentivement : quelles seront ces forces vives de la nation qui vont être appelées par préfets et sous-préfets ?

La mobilisation de ces forces pour ce grand remue-méninges devrait durer deux mois et demi. Ne devrions-nous pas nous aussi nous « remuer » ?

Depuis combien d’années, avec de nombreux amis et des amis talentueux, tentons nous de faire valoir ce qu’est être « français » ? Que nous sommes aussi une « nation », une « nation » pas tout à fait comme les autres sans y voir un complexe de supériorité.

Pendant des siècles la France fut un modèle et les valeurs de la civilisation française une référence !

N’aurons-nous pas des choses à dire, à faire valoir ?

Ne les avons-nous pas présenté sur ce site, tout dernièrement encore ?

Vite ! N’abandonnons pas le terrain !

 

Lire ou relire, de Karim Ouchikh

Déclaration de guerre...

Extraits :

Comment ne pas voir ici que la sauvegarde et le redressement de la France requiert de son peuple le respect résolu de son histoire indivise et la fidélité intraitable à son identité singulière.

Cet héritage, reçu du fond des âges, la France se doit, à l’égard de tous, de le préserver et de le transmettre pleinement aux générations futures, quitte à user progressivement de moyens coercitifs envers ceux qui seraient définitivement réfractaires à en respecter l’intégrité.

Les Français doivent se mettre au diapason de cette exigence, en gardant toujours à l’esprit certaines vérités immuables.

Relisons ici avec profit Ernest Renan : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis » (Ernest Renan, Qu’est-ce qu’une nation ?).

L’âme de la France comporte, avec ses racines chrétiennes, une composante essentielle qu’elle doit cesser de se dissimuler si elle veut ne pas se perdre, à jamais.

En discernant, en vérité, les voies et moyens de penser son avenir, la France se doit de ne pas céder au piège dévastateur du multiculturalisme qui ne peut, à coup sûr, que lui être fatal.

http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article35659.php

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