Quand la rigueur est de rigueur.

Jeudi 29 mai 2008 // La France

Le débat en cours autour de la rigueur aurait de quoi faire rire s’il n’était pas si symptomatique du drame français qui se déroule sous nos yeux impuissants. Le mot même de « rigueur » fait partie de ces mots qu’il faudrait ne plus prononcer, entrant dans la famille des mots rayer du vocabulaire français comme libéralisme, fonds de pension ou encore profit.

Notre pays est sans nul doute à l’image du paquebot France auquel Michel Sardou avait consacré une terrible chanson qui suscita tant de polémiques. D’ailleurs, ce chanteur réputé engagé à droite ne pouvait pas être quelqu’un d’estimable aux yeux de ceux qui font le bon goût dans l’Hexagone. En France, il convient d’être un intellectuel et un artiste engagé à condi­tion que cet engagement soit approuvé par les « partenaires sociaux ».. Mais c’est une autre histoire. Tout le monde savait que le paquebot France était très mal géré, que l’on entretenait un personnel bien au-dessus des moyens du navire au nom de l’ex­périmentation sociale. Et le jour inévitable où survint la faillite, tout le monde hurla aux forbans en se renvoyant la responsa­bilité alors que le navire fait aujourd’hui une formidable carrière dans le secteur privé, exploitant le créneau très dynamique de la croisière de masse, sous pavillon étranger.

Quand les gens veulent vraiment travailler pour s’en sortir, il n’y a pas d’af­faires intrinsèquement non rentables une affaire n’est pas rentable lorsque les frais d’ex­ploitation sont mal ajustés, lorsqu’ils sont disproportionnés par rapport à l’activité générée par l’affaire en question. C’est un principe universel.

Notre pays est donc à l’image de l’em­blématique paquebot. Les frais d’inten­dance sont largement disproportionnés à l’activité du pays, de sorte que les charges qui pèsent sur les actifs qui créent les richesses à repartir entre tous, en deviennent insupportables. Alors on camoufle la charge en déguisant l’impôt où l’on reporte cette charge sur le futur, en laissant filer la dette, croyant ainsi éviter le désastre. De toute façon, il est connu que l’État français ne peut pas faire faillite, qu’il suffit de prendre l’ar­gent là où il est. La gauche ne manque pas de culot d’ironiser sur la rigueur et il faut une certaine dose d’abnégation pour se laisser donner des leçons de gestion par des socialistes dont le seul réflexe consiste dépenser l’argent gagné par d’autres. De toute façon, la rigueur n’est an,ais un choix. On la subit à défaut de savoir gérer en toute responsabilité ses revenus. Et il est somme toute normal, de gérer avec le plus de rigueur possible la cagnotte commune, c’est-à-dire l’argent des Français.

Pourtant, à peine l’État cherche-t-il à faire des économies dont le montant reste homéopathique par rapport à l’ampleur de la dérive, et on assiste aux sempiternelles manifestations d’humeur et de colère tandis que les lycéens manipulés par quelques professeurs revanchards rêvent de rejouer Mai-68 à chaque printemps qui s’an­nonce. Le budget de l’Éducation nationale représente le premier poste budgétaire de l’État français, dépassant 80 milliards d’eu­ros ce qui représente un montant supérieur au produit de l’impôt sur le revenu. Mais non contents d’être budgétivores, les lycéens dans la rue crient au manque de moyens... L’année dernière, les universités étaient bloquées aujourd’hui, les lycées déraillent. Rien de vraiment nouveau sous le soleil de France.

Il est certain que l’on manque cruelle­ment de moyens en France, mais pas telle­ment de moyens financiers. Ce sont les moyens intellectuels, les compétences, le capi­tal humain, l’intelligence qui nous font cruellement défaut au point qu’on en est réduit à importer les cerveaux pour remplir les filières universitaires réputées les plus sélectives. Pendant ce temps, nos cerveaux les plus médiatiques dissertent sur la fin proche du libéralisme.

Dieu merci, nous avons à la tête de la Nation un homme de conviction et de compétence. Soyons certain que le Président Nicolas Sarkozy tiendra ses engagements, avec toute la fermeté et le courage qui détermine les compétences d’un Grand Chef d’Etat. Nicolas, est le garant de la survie de la France.

Tout en étant de droite je compare le Président Sarkozy à Monsieur Pierre Mendes-France.

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