« … Qu’il le veuille ou non… »

Dimanche 20 septembre 2009 // Le Monde

Saad Hariri, premier ministre désigné après les élections du 7 juin 2009, a fait savoir que le Hezbollah allait participer au prochain gouvernement d’union.

Que l’Etat hébreu le veuille ou non…

« Je voudrais assurer à l’ennemi israélien que le Hezbollah fera parti du gouvernement, qu’il le veuille ou non, car il est dans l’intérêt du pays que nous participions tous à ce gouvernement ».

S’agissant de propos tenus lors d’un « iftar » -repas de rupture du jeûne du ramadan – tenu dans la résidence Hariri de Qoraytem, ses propos ne peuvent être considérés que sobrement.

Et d’insister : « Nous faisons face à plusieurs défis qui ne peuvent pas être relevés par une seule partie et sans union nationale »… Sans manquer d’évoquer les « menaces israéliennes » tout comme les problèmes économiques.

« Nous sommes une composante essentielle du pays. Personne ne peut nous ignorer »
Naïm Qassem, bras droit du chef chiite Hassan Nasrallah. Propos tenus en juin 2009…

Depuis plus de deux mois, Saad Hariri, fils de l’ancien premier ministre Rafic Hariri assassiné en février 2005… tente de former un gouvernement.

Sans attendre une telle déclaration du premier ministre libanais, dès juin 2009, Benyamin Nétanyahou n’avait pas manqué de préciser :

« Si le Hezbollah rejoint officiellement le gouvernement libanais, que les choses soient claires : le gouvernement libanais sera considéré, en ce qui nous concerne, comme responsable de quelque attaque que ce soit lancée depuis son territoire… Il ne sera pas question pour les autorités libanaises de dire qu’elles ne contrôlent pas le Hezbollah. Au moment où le Hezbollah entre au gouvernement, l’État libanais souverain est responsable de toute action contre l’État d’Israël. »

De son côté, le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, avait également prévenu que son pays « n’était pas prêt à accepter une situation dans laquelle un pays voisin aurait dans son gouvernement et au sein de son Parlement une milice suivant sa propre politique et ayant 40 000 roquettes dirigées contre Israël ».

Les temps sont aussi difficiles chez nos amis libanais…

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