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Pour qu’éclose une nouvelle coopération entre les Pays riches et l’Afrique.

Mardi 3 octobre 2006, par Paul Vaurs // L’Afrique

Le Mondialisme en question.

Première partie.

Nous autres Occidentaux avons des devoirs envers le continent Africain. Non seulement, nous avons franchi des Océans et des Mers, pour asservir tout un continent, mais nous avons commis des horreurs. Nos crimes furent de prendre les dignes habitants d’un continent paisible, d’en faire des esclaves, et de créer des États artificiel, sans tenir compte des ethnies que nous avons dispersé au gré de nos intérêts. Je tiens à préciser que les premiers esclavagistes furent les Arabes, notamment ceux du golfe Persique, et que cela continue, tant au Moyen Orient ( Surtout en Arabie Saoudite) mais aussi en Mauritanie.

En ce début de millénaire nous ne pouvons que constater l’état délabré de nos Frères de couleur ébène. Sur les cinq continents qui composent notre planète, l’Afrique est de loin celui qui est le plus riche : « Nous y trouvons du pétrole, du gaz, du bois, des minerais inestimables dont regorge le sous-sol de cette (Caverne d’Ali Baba).

Des fleuves, dont l’un est le troisième mondial quant à son débit. Et pourtant la sécheresse empêche toute plantation, car les Pays riches préfèrent construire des aqueducs, transportant du pétrole que de l’eau ; Ainsi va le dieu argent, le veau d’or du siècle qui commence, et celui qui l’a précédé. Aujourd’hui, nous maîtrisons des usines qui pourront éventuellement dessaler l’eau de mer, et la rendre douce, prête à irriguer des zones frappées par une sécheresse chronique.

L’Afrique a besoin d’un « Plan Marshall » quasi identique à celui qui fit la prospérité de l’Europe suite à la guerre de 1940. Contrairement au vieux continent Européen, l’Afrique a plus d’un siècle de retard. Peut-être que des militaires sous commandement Onusien permettront aux scientifiques et au savoir occidental de créer en toute tranquillité, les infrastructures nécessaires au développement du Continent noir.

La différence entre l’Europe de 1945, et l’Afrique d’aujourd’hui est claire comme l’eau d’une rivière ; En 1945 l’Europe était anéantis, financièrement et moralement, tandis, que l’Afrique du troisième millénaire est riche, très riche ; Mais, l’argent ne parvient pas aux populations ; Il va dans les poches des Dictateurs, dans les poches d’une nomenclature corrompue, mais aussi dans les poches des néo-colonialistes qui entretiennent et financent des guerres civiles qui font chaque jour des milliers de morts innocents.

Une des priorités d’un « Plan Marshall » sera de former une « Armée » de cadres, de techniciens, la liste est loin d’être exhaustive ; Il faudra du monde pour mettre en état de marche, la plus belle des ouvres.

Les responsables politiques qui dénoncent la « Forte immigration » de citoyens Africains, et veulent y mettre un arrêt en prenant des mesures drastiques, voire inhumaines devraient savoir que les parents de ces immigrés se sont battus aux côtés des « Gaulois » pour défendre l’indépendance de la Patrie et le droit international. Ces militaires étaient postés, en généra, en première ligne ; Ils sont morts par centaines de milliers, et les survivants sont retournés dans leurs pays sans percevoir le moindre centime, sans percevoir la moindre retraite en tant qu’anciens combattants. Ils n’ont pas eu droit à la reconnaissance de nos « élites », qui aujourd’hui refusent de faciliter leur insertion dans la Patrie » Dites des droits de l’homme »

Grâce aux modestes sommes que perçoivent les fils de nos héros, les familles restés en Afrique peuvent survivre ; Sans cet apport des milliers de citoyens Africains décéderaient de malnutrition, et n’auraient pas les moyens financiers pour se faire soigner dans les hôpitaux délabrés qui sont la triste panacée de l’Afrique. Les spécialistes des finances estiment à plusieurs milliards d’Euros l’argent qui parvient aux populations Africaines ce n’est qu’une partie des sommes que la France leur a « volée » en étend indifférent envers eux, indifférences = mépris. Honte à la république française.

 

Seconde partie.

La justice est à la fois une idée et une chaleur de l’âme. Sachons la prendre dans ce qu’elle a d’humain, sans la transformer en cette terrible passion abstraite qui a mutilé tant d’hommes, de femmes et d’enfants.

La décolonisation de l’Afrique noire française apparaît, elle, largement comme un problème « mûri de l’extérieur » : à l’issue de la guerre, l’opinion, les partis et les gouvernants français n’étaient absolument pas prêts à envisager une perspective d’indépendance des colonies, tant la « reprise du rang » par la France dans le concert des grandes puissances s’identifiait à la grandeur de l’empire, un empire dont les pièces essentielles se trouvaient déjà en Afrique et non en Asie.

Dans un premier temps, l’Union française fonctionna avec efficacité dans les territoires de l’Afrique-Occidentale française (A.-O.F.), de l’Afrique-Équatoriale française (A.-E.F.) et à Madagascar. Les institutions de l’Union française furent des lieux d’apprentissage pour la « classe » politique en formation et des « espaces de sociabilité » pour les futurs africains qui purent y nouer des amitiés personnelles et des alliances politiques. Ces relations privilégiées avec le personnel de la IV° République ne furent pas à l’abri des remous de la guerre froide parce que le plus grand parti fédéral de l’Afrique noire française, constitué en 1946, le Rassemblement démocratique africain (R.D.A.), afficha son alliance avec le Parti communiste français et une sympathie ouverte pour l’Union soviétique. Au début de 1949, l’agitation dégénéra en véritable épreuve de force dans le territoire de la Côte-d’Ivoire, déclenchant un engrenage dangereux d’émeutes et d’arrestations. Le désamorçage de la crise, opéré l’année suivante, par François Mitterrand, alors ministre de la France d’outre-mer, et par Félix Houphouët-Boigny, le chef du R.D.A., eut des conséquences considérables. D’une part, en débarrassant le R.D.A. de l’hypothèque communiste, il permit d’ouvrir progressivement un dialogue ; d’autre part, en mettant fin aux entraves de l’administration, il permit au R.D.A., après une période de purgatoire, de devenir en 1956 le grand parti de masse appelé à prendre les rênes des gouvernements territoriaux, excepté au Sénégal, où le R.D.A. avait dû reconnaître la suprématie locale du B.D.S. (Bloc démocratique sénégalais) de Léopold Sédar Senghor.

À partir de 1954-1956, les données coloniales et internationales se modifièrent rapidement et profondément, imposant à la France un changement de conduite en Afrique noire. Une nouvelle génération, impatiente, ouverte au monde, formée par le syndicalisme ou les universités en métropole, arrivait à la politique avec des idées d’indépendance à court terme et, chez beaucoup d’entre eux, une adhésion à un « socialisme africain », plus ou moins marxiste. Au sein des organisations d’étudiants, des syndicats dégagés de leurs obédiences métropolitaines, de partis nouveaux, elle critiquait « l’ impérialisme français », elle invoquait Bandoung et la solidarité des peuples colonisés, elle était à l’écoute de ce qui se passait à l’O.N.U., elle réclamait l’indépendance immédiate, dès la fin de 1957... Plus décisives encore furent la faillite évidente de l’Union française à partir de 1954 et la succession des difficultés et des échecs de la France outre-mer. Surtout, l’insurrection algérienne pesa d’un poids déterminant sur la politique de la France au sud du Sahara. Enfin, la perspective d’une liquidation de l’empire, excepté l’Algérie, n’était plus un sujet d’indignation en France, et même gagnait progressivement l’opinion publique, d’autant plus que le « précédent hollandais » démontrait que la prospérité de la métropole n’en dépendait pas, au contraire. C’est en ce sens qu’il faut comprendre le succès des articles de Raymond Cartier, en 1956, qui furent à l’origine de ce qu’on appela le « cartiérisme ».

L’autonomie interne des territoires fut décidée par la célèbre loi-cadre votée en juin 1956. Présentée comme une simple loi de décentralisation, il s’agissait en réalité d’une loi fondamentale modifiant la Constitution de la IV° République ; elle dotait les territoires d’une « personnalité » politique propre en instituant des exécutifs locaux responsables devant des assemblées législatives locales. L’autonomie apparut, après coup, comme une étape vers une indépendance dont le principe était maintenant implicitement admis, mais dont les termes et le calendrier restaient à définir.

L’évolution commença par le Togo et le Cameroun, avec des spécificités dues au statut particulier de ces deux territoires soumis au contrôle de l’O.N.U. En 1956, le plébiscite en faveur de l’intégration de la partie occidentale du Togo à la Gold Coast et la mise en place d’un gouvernement autonome au Togo français marquèrent la rupture définitive. L’O.N.U. entérina les résultats. Désormais, les deux Togos suivirent chacun leur destin. Au Cameroun, le processus fut beaucoup plus dramatique. Dans la partie française, les tensions n’avaient cessé de monter depuis mai 1955 ; l’Union des populations camerounaises (U.P.C.), qui n’avait pas accepté le « ralliement » du R.D.A. et réclamait l’indépendance immédiate et la réunification des deux Cameroun « français » et « anglais », s’était lancée dans une vague d’attentats dans le sud du territoire ; ces événements marquèrent le début d’une décolonisation sanglante. La « rébellion » de l’U.P.C. eut certainement des caractères ambigus, tant le discours tenu par ses chefs en exil était éloigné des réalités locales, surtout dans sa dernière phase, à partir de 1959. Elle obligea à raccourcir les étapes du transfert de compétences entre les mains « d’ amis de la France », si bien qu’en mars 1959 l’Assemblée générale de l’O.N.U. vota la levée de la tutelle pour le 1er janvier 1960. On assista, dès lors, au paradoxe d’une métropole désireuse de hâter l’indépendance du territoire qui lui était confié, face à un parti qui maintenant demandait son report.

Le gouvernement camerounais du président Ahmadou Ahidjo et la France l’emportèrent largement à l’O.N.U. ; mais, alors que la plupart des indépendances africaines furent saluées par des vagues d’enthousiasme, celle du Cameroun le fut par une vague d’attentats terroristes. Pour la partie britannique, le problème fondamental fut, comme au Togo, celui de la réunification. La question devait finalement être tranchée sous le contrôle de l’O.N.U. Dans le Nord, le 11 février 1961, la majorité se prononça nettement en faveur du rattachement au Nigeria. Par contre, contre le Southern Cameroon, les partisans du rattachement au Cameroun oriental l’emportèrent largement. Le Cameroun devint ainsi, jusqu’en 1972, le seul État fédéral et bilingue d’Afrique, issu de deux décolonisations.

L’évolution du reste de l’Afrique noire française et de Madagascar se fit également par les étapes successives de l’autonomie de 1956 à 1958, puis de la Communauté de 1958 à 1960. Elles ont été maintes fois décrites. Du point de vue des relations internationales, elles furent marquées durant la première étape par la balkanisation, des anciennes fédérations de l’A O F. et de l’A E F., inscrite en filigrane dans la loi Defferre, qui permit la mise en place d’exécutifs locaux. Compte tenu du climat d’exaltation nationaliste de la fin des années 1950, la querelle entre fédéralistes (Léopold Sédar Senghor, Sékou Touré) et antifédéralistes (Houphouët-Boigny) était en fait gagnée d’avance par les seconds, quels que soient les bons arguments des premiers (services communs, marché unique, capacité budgétaire élargie et redistribution paritaire des revenus douaniers, plus grande crédibilité politique).

Avant l’arrivée du Général de Gaulle à Madagascar.

En 1958, ces écoliers malgaches attendent le passage du général de Gaulle, en visite dans l’île. Au cours de la dernière étape, précipitée et tumultueuse, l’idée fédérative n’était tout de même pas complètement évacuée ; mais elle était condamnée, comme le montrent les tentatives avortées de fédération du Mali, (composée du Sénégal et du Soudan ex-français) et l’association entre la Côte-d’Ivoire, la Haute-Volta, le Dahomey et le Niger, dite entente Sahel-Bénin. La véritable question des années 1958 à 1960 était dans la définition des liens avec la France. En 1958, le général de Gaulle proposa une Communauté ; la France y conserverait des prérogatives dans des « domaines réservés ». En attendant de préciser les contours exacts du nouvel « ensemble », le général de Gaulle partit pour son fameux tour d’Afrique (20-27 août 1958), afin de présenter les choix possibles aux Africains. Le 25 août, à Conakry, Sékou Touré prononça un discours que le général ressentit comme un affront. Les dés étaient jetés ; au référendum du 28 septembre, tandis que les différents territoires répondaient par un oui « franc et massif », sauf au Niger partagé, la Guinée répondait par un non écrasant. Aussitôt, la France retira son administration et son aide.

Au Soudan français (actuel Mali), manifestation contre la discrimination pratiquée par les responsables de l’administration coloniale, en 1955.

De Gaulle à Abidjan.

Arrivée du général de Gaulle à Abidjan en août 1958. Le chef de l’État a entrepris un voyage en Afrique noire française pour préparer le référendum du 28 septembre au cours duquel les peuples d’outre-mer auront le choix entre l’adhésion à la Communauté ou la sécession.

Les conséquences du non guinéen furent capitales. La Guinée, vite admise à l’O.N.U., fut reconnue par presque toutes les nations, l’U.R.S.S. dès le 4 octobre, la Grande-Bretagne et les États-Unis un mois plus tard et, enfin, Israël. Mais, victime de l’ostracisme de la France, elle se tourna vers les pays de l’Est, U.R.S.S., Tchécoslovaquie, R.D.A. Dans le même mouvement, la Guinée et le Ghana, se placèrent alors en tête des pays africains « progressistes ».

Du côté de la Communauté, les nouvelles institutions s’avérèrent dépassées encore plus vite que celle de la loi-cadre. La marche vers les indépendances séparées et la mise en place de relations bilatérales furent très rapidement enclenchées. La fédération du Mali prit l’initiative en septembre 1959. Le 13 décembre, à Dakar, de Gaulle répondit solennellement par l’offre d’indépendance. Entraînés presque malgré eux dans le mouvement, les autres gouvernements de la Communauté suivirent ; les transferts de compétence se firent ainsi de juin à septembre 1960, suivis des admissions à l’O.N.U. jusqu’en octobre 1961 ; la dernière admission fut celle de la Mauritanie, retardée par le Maroc, qui ne reconnaissait par l’existence d’un pays sur lequel le sultan prétendait avoir des « droits historiques ».

Malgré l’accession de quinze pays d’Afrique noire à l’indépendance en 1960, plusieurs décolonisations restaient encore en suspens, et se traduisirent par de longues années de conflits, à commencer par le Congo belge. En effet, considérer que la décolonisation du Congo belge s’achève avec la proclamation de l’indépendance, le 30 juin 1960, ou encore avec la rupture des relations diplomatiques avec l’ex-métropole, le 14 juillet, est une solution commode, mais qui ne tient pas compte des réalités d’une crise qui débute et qui se traduit par la première intervention de l’O.N.U. dans les affaires africaines. Cette crise à rebondissements fut d’abord une crise de décolonisation stricto sensu en deux temps : l’accession à l’indépendance et la gestion des premiers temps de l’indépendance. Elle se prolongea par une crise révolutionnaire, qui en est directement issue et aggrava les risques d’intervention en Afrique.

On a pu souligner les pesanteurs internes de la colonie : la longue illusion belge d’une sécurité entretenue par l’apparente apathie des masses congolaises, l’étonnante modération des premières manifestations d’une opinion politisée à travers le timide manifeste de Conscience africaine, en 1956. Persuadés, avec une grande naïveté, qu’ils étaient les meilleurs colonisateurs, les Belges croyaient pouvoir tenir leur colonie sous une tutelle paternaliste vigilante et pacifique pendant des décennies, si l’on en juge par le tollé qui salua la parution en 1955 du plan dit de « trente ans » du professeur A. A. J. Van Bilsen.

L’explosion populaire et urbaine, en 1959, fut sans nul doute le fruit d’une cristallisation brutale de frustrations et de griefs que la très grande majorité des Belges avait ignorés. Leur vigilance aurait pu être éveillée par les soubresauts qui avaient agité les centres urbains et les garnisons du Katanga industriel en 1944 ; mais ces reflets d’un malaise colonial s’étaient vite estompés et avaient été oubliés à la faveur du développement économique des années postérieures. Aussi furent-ils surpris par la politisation extraordinairement rapide des populations rurales et la radicalisation non moins rapide des positions des leaders. Cette dernière relevait bien d’influences extérieures, d’autant plus fortes que ces leaders appartenaient à une élite d’évolués, volontairement réduite à une minorité soigneusement maintenue dans l’ignorance du monde par l’administration. Or « l’enfermement » n’était plus possible en 1958. Les Belges furent d’ailleurs en partie les apprentis sorciers d’une brusque ouverture au monde. Ce sont eux, en effet, qui mirent involontairement en contact de nombreux Congolais avec les Belges de la métropole et des étrangers, à l’occasion de l’Exposition universelle de 1958, à Bruxelles, pour laquelle ils firent venir une importante délégation « d’élites » de leur colonie.

Même atténuées par la surveillance, les Belges ne pouvaient pas non plus empêcher que les nouvelles de l’extérieur ne parviennent par la radio et par la presse au Congo, du moins dans la capitale, Léopoldville, située face à Brazzaville. Les échos du voyage du général de Gaulle en 1958 et de l’évolution rapide de l’Afrique francophone ne pouvaient être ignorés, d’autant plus que les populations des rives du bas Congo appartenaient aux mêmes ethnies et relevaient des mêmes obédiences religieuses. Le nationaliste le plus redouté des Belges est encore le leader de l’Abako, Joseph Kasavubu, mais Patrice Lumumba s’impose d’un seul coup à la fin de l’année, en organisant à son retour d’Accra la premier véritable réunion politique de masse, le 28 décembre. L’accélération de janvier 1959 à juin 1960 prit un caractère foudroyant. Deux événements transformèrent alors la crise belgo-congolaise en crise internationale : d’une part, la demande d’aide militaire adressée au Conseil de sécurité par le chef de l’État, Joseph Kasavubu, et le Premier ministre, Patrice Lumumba, le 13 juillet 1960, après l’intervention des troupes belges pour protéger les ressortissants européens des mutins et émeutiers dans les villes du Bas-Congo, le 10 juillet ; d’autre part, la sécession du Katanga de Moïse Tschombé le 11 juillet.

Patrice Lumumba (1925 -1961), leader du Mouvement national congolais est nommé, « Premier ministre » du Congo indépendant, en 1960.

Moïse Tschombé.

Après avoir proclamé la sécession du Katanga le 11 juillet 1960 (onze jours après l’indépendance du Congo), Moïse Tschombé devient, un mois plus tard, chef de l’État. Il sera écarté du pouvoir en octobre 1965. Malgré ses développements ultérieurs, la crise congolaise, à rebondissements, ne fut nullement dramatique dans sa phase de décolonisation proprement dite, pour la simple raison que la Belgique céda presque immédiatement à la pression nationaliste sans employer la force au cours des étapes accélérées vers l’indépendance. On ne peut donc parler d’une décolonisation « ratée » qu’en considérant la suite ; le Congo devint alors un contre-modèle, y compris pour l’Algérie. L’enchaînement des complications qui conduisirent à l’internationalisation de la question congolaise accéléra l’entrée des Supergrands sur la scène africaine, par la suite, dans la décolonisation de l’empire portugais, de la Rhodésie et de la Namibie.

Les colonies portugaises.

Le paradoxe portugais réside sans doute dans le fait que, à l’heure où les autres « repliaient le drapeau », le Portugal le déployait. La colonisation portugaise en Afrique, plutôt déficiente avant la Seconde Guerre mondiale, se fit beaucoup plus présente après. L’émigration vers les colonies fut encouragée et s’accéléra surtout après 1960. L’Angola comptait déjà près de 175 000 Blancs en 1960 et constituait le troisième territoire de peuplement européen au sud du Sahara. Cette immigration, qui devait atteindre 550 000 personnes dans les colonies portugaises en 1973, était autant le résultat d’une intervention volontariste de l’État que celui du développement économique fondé sur le café et le coton en Angola et au Mozambique, dans la basse vallée du Limpopo. Dans ces zones, les tensions s’accrurent dangereusement, alors que l’attitude de l’Estado novo restait aussi intransigeante que par le passé.

Pourtant, la contestation nationaliste s’était structurée dans les années 1950. Les futurs cadres des mouvements de libération en Guinée portugaise (Amilcar Cabral), en Angola (Agostinho Neto, Mario de Andrade), au Mozambique (Marcelino de Santos, Eduardo Chivambo Mondlane) appartenaient à la poignée d’assimilados et de mestiços ayant pu faire des études universitaires au Portugal. Ils s’étaient manifestés d’abord dans une revue culturelle. Mais ils avaient aussi été profondément imprégnés de culture marxiste et avaient coopéré avec le Parti communiste portugais clandestin.

Le véritable coup d’envoi fut donné en 1961 par une série d’explosions en Angola. D’abord à Luanda, par des attaques urbaines (4-5 février) et une révolte rurale dans le Nord et le Nord-Ouest (mars). Mal préparées, elles échouèrent. Elles furent suivies de représailles civiles et militaires démesurées et sanglantes (30 000 morts ? 50 000 ? ) et du déclenchement des exodes vers le Congo-Léopoldville (150 000 à 200 000 personnes en 1961, plus tard 400 000, ce qui constitue peut-être le premier exemple d’exodes massifs de réfugiés en Afrique tropicale). Une guerre de treize ans commença, qui ne se limita pas à l’Angola ; deux ans plus tard, le P.A.I.G.C. (Partido africano da independência da Guinée e Cabo Verde) entra en guérilla, puis, en septembre 1964, le Frelimo (Frente de libertação de Moçambique). Le Portugal se refusa à discuter avec les « communistes » et rispota par une politique de peuplement accrue et de développement économique. Renonçant à son monopole d’investissement, l’Estado novo s’efforça aussi d’attirer les capitaux extérieurs vers l’exploitation des richesses minières et les projets de mise en valeur. L’entreprise la plus spectaculaire fut la construction du barrage de Cabora Bassa sur le moyen Zambèze.

Le temps jouait néanmoins contre les Portugais, qui durent mener une guerre tous azimuts après 1965 et mobilisèrent des forces toujours plus importantes pour un conflit dont le coût devenait insupportable. En 1971-1972, le Portugal dépensa la moitié de son budget national à entretenir près de 200 000 soldats outre-mer. Or cet effort n’obtint pas les résultats escomptés. L’armée portugaise tint difficilement les pistes ouvertes en Angola et dut faire face à un nouvel adversaire, l’U.N.I.T.A. (Unão nacional para a independência total de Angola), créée par Jonas Savimbi en 1966. Au Mozambique, le Frelimo regroupe les forces du parti et peut reprendre l’offensive dans le nord (province de Tete), à partir de la Zambie. Surtout, en Guinée-Bissau, le P.A.I.G.C. réussit à organiser des « zones libérées » après 1968. Deux ans plus tard, le général de Spínola, alors commandant en chef des forces portugaises en Guinée, comprit qu’une issue purement militaire était impossible et fut le premier à mettre en cause l’archaïsme des structures bureaucratiques de la métropole.

En 1973, le Portugal se trouvait dans une impasse. Le pays était de plus en plus isolé. Dans les raisons de l’abandon du combat par le Portugal, la crise de régime, la « révolution des oillets », venait pourtant en tête. En avril 1974, le « mouvement des capitaines » - qui devait devenir « mouvement des forces armées » -, ayant accédé au pouvoir depuis 1968, se présentait comme une junte militaire dirigée par António de Spínola. Il fit rentrer les exilés et accepta la collaboration gouvernementale avec les socialistes, dont le leader, Mario Soares, fut chargé de liquider la guerre coloniale. Les étapes ultimes ne furent pas franchies sans difficultés. Le sort de la Guinée-Bissau fut rapidement réglé, et l’indépendance fut négociée de mai à septembre 1974. Le cessez-le-feu fut réalisé en Angola et au Mozambique à la mi-octobre, mais au prix d’incidents extrêmement graves entre Noirs et Blancs et du retour de ces derniers, pour lesquels un pont aérien dut être mis en place à partir de Luanda. Les dernières résistances ne vinrent pas de Lisbonne, qui renonça vite à l’espoir d’une « communauté lusophone », mais des factions locales déjà aux prises dans la course au pouvoir. Les négociations menées principalement à Londres et à Alger traînèrent donc jusqu’en juin (Mozambique), juillet (São Tomé et Príncipe) et novembre 1975 (Angola). En réalité, pour le Portugal, le sort était jeté depuis août 1974, lorsque la Guinée-Bissau était devenue le cent trente-sixième membre de l’O.N.U.

Indépendance de l’Angola : « Une statue, témoin du pouvoir colonial portugais, a été déboulonnée par l’U.N.I.T.A. (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) à Nova-Lisboa (actuel Huambo), la principale ville tenue par l’U.N.I.T.A. (1975).

L’Afrique australe.

Après la chute de l’empire portugais en Afrique, il ne subsistait de la domination coloniale européenne que des vestiges : la Rhodésie du Sud, le Sud-Ouest africain, dont les jours étaient comptés, même si le processus pouvait être long. La Rhodésie du Sud offre la particularité d’avoir été le seul exemple, au cours des décolonisations, de résistance coloniale organisée par les colons eux-mêmes. Le point de départ est constitué par la déclaration unilatérale d’indépendance de la Rhodésie, le 11 novembre 1965. Pendant presque une décennie, la Rhodésie blanche put s’opposer avec succès au combat des nationalistes et aux sanctions internationales. Immédiatement après la proclamation de la sécession, la Rhodésie fut condamnée par l’O.U.A. (Organisation de l’unité africaine) et par l’O.N.U. aussi bien que par la Grande-Bretagne. Le point culminant de la réprobation onusienne fut sans doute atteint en mars 1970, lorsque la Rhodésie décida de se proclamer république. Le geste était symbolique, mais il manifestait la volonté des dirigeants de s’engager dans une politique imitée de l’Afrique du Sud.

La campagne internationale n’eut aucun effet décisif : l’O.U.A et l’O.N.U. durent se borner à appeler la Grande-Bretagne au respect des droits des Africains en Rhodésie, sans amener celle-ci à un accommodement. La Rhodésie blanche prouva sa capacité à faire face aux sanctions et à réduire les oppositions intérieures. Mais tout aussi importantes ont été les dissensions intestines qui déchirèrent les partis nationalistes. En 1966, la Zimbabwe African National Union (Z.A.N.U.) de Robert Mugabe était passée la première à l’action terroriste au nord de la Rhodésie. Chaque parti s’était ensuite doté d’un bras armé, et des camps de guérilleros avaient été installés aux frontières, en Tanzanie et en Zambie. Cependant, en 1971, un accord anglo-rhodésien était sur le point d’être conclu sur le dos des Africains. L’initiative britannique devait susciter une réaction unitaire des nationalistes ; elle fut plus apparente que réelle et efficace. La perspective d’une égalité politique des Noirs et des Blancs était rejetée vers un avenir incertain. Malgré tout, la situation évolua en faveur des nationalistes à partir de 1974, notamment grâce au recul portugais. Cette évolution du conflit amena la république d’Afrique du Sud, dès 1973, à proposer un arrangement conduisant la Rhodésie à une indépendance garantissant une majorité noire dans un délai de cinq ans. Dès 1974, les Rhodésiens furent obligés de riposter par les opérations classiques de contre-terrorisme et des raids meurtriers contre les camps au Mozambique. En 1976, la « solution interne » ne paraissait plus pouvoir être imposée que de l’extérieur. L’événement décisif fut la condamnation de la Rhodésie par les chefs d’État du Commonwealth réunis à Lusaka en août 1979. Un mois plus tard, la conférence de Lancaster House, présidée habilement par lord Carrington, aboutit à un accord de cessez-le-feu et de gouvernement transitoire. Le Zimbabwe, à majorité noire, fut intégré dans la communauté internationale en avril 1980.

Formidable enjeu économique, à cause de ses richesses minières - diamants, uranium, métaux rares -, l’ancienne colonie allemande du Sud-Ouest africain, rebaptisée Namibie par l’O.N.U. en 1967, avait été placée sous mandat sud-africain à l’issue de la Première Guerre mondiale. Mais la république d’Afrique du Sud avait petit à petit intégré la colonie dans son propre espace territorial. À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, elle avait organisé un référendum, fortement encadré, concluant à l’incorporation du Sud-Ouest africain comme cinquième province de l’Union ; l’O.N.U. avait réagi en refusant de reconnaître la validité du vote. La première phase de la question namibienne s’ouvrit donc sur une bataille politico-juridique (déc. 1946). Elle fut circonscrite à un affrontement entre l’Union sud-africaine et la majorité anticolonialiste de l’O.N.U. En 1949, l’Union sud-africaine décida de ne plus fournir de renseignements à l’O.N.U. En juillet 1950, la Cour internationale de justice rendit un « avis » favorable à l’Afrique du Sud, confirmant par huit voix contre sept sa tutelle sur la Namibie. Les pays anticolonialistes ripostèrent. Les pays africains purent faire voter plusieurs résolutions condamnant l’Afrique du Sud, et finalement la Cour internationale de justice, dont la composition avait changé, rendit un nouvel avis, en juin 1971, déclarant illégale l’occupation de la Namibie par l’Afrique du Sud. La bataille juridique était gagnée ; il restait à gagner sur le terrain.

La lutte armée débuta en fait dès août 1966 par des affrontements entre des forces sud-africaines et des éléments de la S.W.A.P.O. (South West African People’s Organization), mais les premiers chocs avaient tourné au désastre. L’activité de la S.W.A.P.O. ne fut pourtant pas annihilée. Aussi, les Sud-Africains tentèrent d’organiser un nouveau référendum dont ils espéraient un désaveu populaire de l’avis émis par la Cour. Cette fois, les principales forces sociales africaines se prononcèrent sans ambiguïté contre la présence blanche. Au début des années 1970, la S.W.A.P.O. put organiser à l’extérieur une branche militaire dite P.L.A.N. (People’s Liberation Army of Namibia). Face à ces développements, Pretoria engagea plus de troupes et adopta, sur le plan politique, une stratégie visant à encourager l’émergence des partis légaux et légalistes et à étendre la politique des bantoustans au Sud-Ouest africain. À l’O.N.U., qui réclamait le respect du droit à l’autodétermination des Namibiens, Pretoria répondit par l’autodétermination de bantoustans. C’est dans cet esprit que Balthazar Vorster réunit la conférence de la Turnhalle, qui élabora, en 1975-1976, un projet de gouvernement. En fait, la politique sud-africaine restait celle du « développement séparé ».

Les années 1974-1977 marquèrent un véritable tournant et le début d’une troisième phase, qu’on pourrait appeler l’« américanisation » du conflit namibien. La raison immédiate tenait, semble-t-il, à l’évolution de la situation en Angola, où une guerre de succession opposait maintenant le M.P.L.A., appuyé par les Cubains, à l’U.N.I.T.A., soutenue par l’Afrique du Sud. Des flots de réfugiés et de jeunes recrues vinrent grossir les rangs de la S.W.A.P.O. en Zambie et en Tanzanie. En 1976, la crise qui couvait au sein de la S.W.A.P.O. depuis plusieurs années allait laisser la direction effective de la S.W.A.P.O. aux partisans de l’amitié avec l’Est. Le programme adopté en juillet-août à Lusaka par le parti rénové prévoyait l’instauration d’une « société sans classe » et affirmait un non-alignement orienté vers la « solidarité anti-impérialiste internationale ».

Le « pourrissement » et la radicalisation d’une situation locale qui s’articulait à celle du reste de l’Afrique australe poussèrent donc Washington à un engagement plus ferme. En 1977, les Américains suscitèrent la formation d’un « groupe de contact » occidental (États-Unis, Grande-Bretagne, Canada, Allemagne fédérale, France) au sein du Conseil de sécurité, qui devait servir d’intermédiaire entre les différentes parties en présence. Malgré le changement des données extérieures, une période de dix ans d’incertitude allait encore marquer la dernière phase de décolonisation de la Namibie. À plusieurs reprises, le dénouement sembla proche. En avril 1978, après plusieurs rencontres séparées du « groupe de contact », un compromis fut accepté par les adversaires malgré le vote de la résolution 432 incluant Walvis Bay dans le territoire namibien. Il en résulta le « plan des Nations unies » (résolution 435), qui resta la base du règlement de la question namibienne. Cependant, Pretoria pouvait se prévaloir d’un contrôle total du terrain et entendait prouver la non-représentativité de la S.W.A.P.O.

En outre, la nouvelle orientation de la politique américaine du président Reagan, à partir de janvier 1981, sous la forme de la théorie du linkage, établissait un lien entre la solution en Namibie et l’évacuation de l’Angola par les troupes cubaines (qui atteignaient de 25 000 à 30 000 hommes en 1986). La république d’Afrique du Sud reprit la théorie à son compte, dont elle fit un préalable, d’autant plus que les « sanctuaires » de la S.W.A.P.O. se trouvaient en Angola. Obsédé par le danger communiste en Afrique australe et le syndrome de l’encerclement, Pretoria chercha alors à opposer une stratégie globale fondée sur la notion de « constellation d’États » protégés ou débarrassés des mouvements révolutionnaires, quitte à intervenir directement et à soutenir les mouvements d’opposition des pays de la « ligne de front ». La possibilité d’un dialogue était donc ouverte, mais la position sud-africaine devait geler la question namibienne. L’issue précipitée de l’imbroglio namibien intervint en 1988. Une série de négociations réunirent des représentants de l’Angola, de Cuba, de l’Afrique du Sud, à nouveau sous les auspices des États-Unis. Le 13 décembre, enfin, un « protocole » fut signé à Brazzaville, et il fut entériné à New York, le 22 décembre, par la signature d’un accord tripartite (Afrique du Sud, Angola, Cuba).

La « mise en application » du plan de l’O.N.U. fut réalisée à la date prévue (avril 1989). La Constitution rassurante du nouvel État, dont l’indépendance fut proclamée officiellement en mars 1990, écartait les tentations du socialisme et des nationalisations. Plus prudemment encore, la question de Walvis Bay fut réservée. La décolonisation de la Namibie apparaît, en conclusion, comme une victoire de la S.W.A.P.O., de l’O.N.U. et encore plus des États-Unis. Le perdant était bien l’Afrique du Sud. Cependant, celle-ci conservait non seulement l’enclave de Walvis Bay (qu’elle rendra à la Namibie en mars 1994), mais aussi le contrôle de fait de l’économie minière et agricole, de la monnaie et des échanges de la Namibie. On pourrait soutenir que, en admettant l’indépendance de la Namibie, l’Afrique du Sud a choisi une voie plus simple qu’auparavant pour former la « constellation d’États » destinés à entrer dans un marché commun d’Afrique australe... Si, du moins, elle réussit son pari intérieur.

À cause des colonisateurs, qui ont commis des actes immondes, l’Afrique sera pour des siècles « encore « un continent où le désespoir des peuples de couleur ébène hantera les responsables politiques ((barbares), des siècles passés, même comme c’est le cas, ils pourrissent dans des tombeaux.

Nos ancêtres, et notre civilisation qui se dit chrétienne, est tout autant mise en accusation. J’accuse aussi des « chefs « Africains qui sans états d’âme, ont livré leurs frères pour de l’argent. Ils doivent être bannis à tout jamais pour leur forfaiture. Pour commencer, nous devons mettre un terme à une politique économique, thésaurisé par des salauds, politique qui consiste à vouloir imposer aux divers responsables des Etats Africains le prix des marchandises que nous importons de ce continent.

Avoir ce réflexe est ni plus ni moins que du colonialisme feutré, c’est de la perversion.

Il est tout autant indispensable, de renoncer à récupéré l’argent que nous avons prêté, non seulement l’Afrique n’est pas en mesure de nous rembourser sa dette extérieure, mais nous devons veillé à ce que l’argent des contribuables Français serve le peuple, et non des dirigeants avides de profits. Ce n’est pas s’ingéré dans les affaires des Etats, que de s’interroger sur le devenir des capitaux qui doivent » en principe « améliorer le sort de nos frères de couleur, en particulier, les citoyens les plus démunis, ceux qui malheureusement vivent en dessous du seuil de pauvreté, ils sont légions. Ras le bol les dirigeants qui détournent l’aide occidentale pour vivre avec leur famille dans l’opulence, et qui place l’argent dans des paradis fiscaux au cas où !!!il seraient virés ; Cela n’a que trop durée

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