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Pour la dissuasion nucléaire.

Mardi 17 novembre 2009, par Bertrand RENOUVIN // La France

Dans Le Monde du 14 octobre, deux anciens Premiers ministres (Michel Rocard et Alain Juppé), un ancien ministre de la Défense (Alain Richard) et un général (Bernard Norlain) se prononcent « pour un désarmement nucléaire mondial, seule réponse à la prolifération anarchique ».

Le 14 octobre, la polémique autour de Jean Sarkozy mobilisait les grands médias et les ténors des partis de droite et de gauche. Il n’était donc pas question qu’on se préoccupe, dans ces hautes sphères, de ce qui touche à l’essentiel - notre liberté et notre vie - car le bruit médiatique est inversement proportionnel à l’importance du sujet traité. Ce qui ne saurait nous impressionner. Avec les gaullistes, nous devons dès à présent mener campagne pour la force nationale de dissuasion nucléaire, aujourd’hui menacée dans son principe même.

Prenons garde : MM. Rocard, Juppé et consorts n’ont pas commis un acte isolé. Ils font écho aux thèses exprimées dès 2007 par plusieurs personnalités américaines, dont Henri Kissinger. Surtout, ils reprennent à la lettre le mot d’ordre lancé à Prague le 6 avril 2009 par Barack Obama : « Aujourd’hui, j’affirme clairement et avec conviction l’engagement de l’Amérique à rechercher la paix et la sécurité dans un monde sans armes nucléaires ». A Paris, les atlantistes écrivent que les « cinq puissances nucléaires reconnues par le traité de 1968 (...) doivent engager un processus conduisant de manière planifiée au désarmement complet, y associer pleinement les trois puissances nucléaires de fait, écarter tout projet de développement d’arme nouvelle, prendre plus d’initiatives et de risques politiques pour surmonter les crises régionales majeures ».

Pire : « les signataires de la présente déclaration expriment le voeu que la France affirme résolument son engagement pour le succès de ce processus de désarmement et sa résolution d’en tirer les conséquences le moment venu, quant à ses propres capacités » et disent la nécessité d’ouvrir le débat. C’est fait ! Nous devons prévenir les Français qu’on ne saurait tirer argument du problème de la prolifération pour faire prévaloir l’utopie dangereuse du désarmement nucléaire mondial.

C’est une utopie. Les nations directement menacées n’accepteront jamais de renoncer à ce qui assure effectivement leur sécurité - sans qu’il soit besoin de recourir à un engagement total de l’armée classique et de la population civile dans des opérations de guerre.

Cette utopie est mensongère car elle fait espérer que le désarmement nucléaire réduira le risque de guerre. Au contraire ! L’arme nucléaire est faite pour ne pas être employée : la menace terrible qu’elle fait peser oblige l’adversaire potentiel à renoncer à toute invasion. Accepter l’échange de coups nucléaires conduirait à occuper un territoire nucléarisé à partir d’un autre territoire, qui aurait été lui-même ravagé et irrémédiablement pollué ! La dissuasion nucléaire est une stratégie pacifique, rationnellement apaisante. Si par pure hypothèse les nations dotées de l’arme nucléaire venaient à y renoncer, elles seraient confrontées à l’affirmation militaire classique de la volonté de puissance de certaines d’entre elles. Voulons-nous qu’Israël soit rayé de la carte par une coalition arabe ? Voulons-nous revivre les guerres totales entre grandes puissances et pleurer à nouveau des dizaines de millions de victimes ?

Cette utopie est dangereuse pour notre nation. Si nous cédons au clan atlantiste, si nous entrons dans le jeu du président des États-Unis, nous en viendrons à accepter une réduction de notre arsenal nucléaire et nous renoncerons à le moderniser. Nous serons alors au terme du processus engagé par notre retour complet dans l’Otan. soumission à la politique américaine, dépendance à l’égard de la puissance militaire américaine. Dépendance irréversible car on ne se redonne pas des moyens nucléaires comme on réarme une compagnie d’archers.

Nous appelons les patriotes français de droite et de gauche à dénoncer les foutaises de Barack Obama et la folie suicidaire de ses affidés français.

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