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Pour en finir avec les mythes de 68.

Mardi 8 juillet 2008, par Hilaire de Crémiers // L’Histoire

Tout le monde raconte Mai 68. Il faudra pourtant un jour ajouter à ces mille versions le récit d’une petite histoire des évènements qui, étrangement, n’apparaît jamais dans les versions officielles et officialisées et qui ne fut pas sans influence sur la grande histoire. Ce furent les étudiants royalistes de la Restauration Nationale qui ont les premiers organisés des contre-manifestations sur la rive droite de la Seine qui, répétées, allaient bientôt rassembler jusqu’à 30 000 personnes ; ce qui donna l’idée aux gaullistes de récupérer cette réaction, On se souviendra que pareillement le 11 novembre 1940, se firent des étudiants royalistes qui manifestèrent contre l’occupant.

De la même façon, se firent les étudiants royalistes et les étudiants de la Cité catholique qui les premiers eurent l’idée de porter la contradiction ou tout simplement de se faire entendre dans les facultés et dans les lycées occupés, y compris les plus rouges, y compris au fond des banlieues... en apportant leur propre stand, Jamais la presse et les éditions royalistes ne se sont si bien portées que dans ces jours-là. Et cela n’a pas peu contribué au délitement intérieur du mouvement de mai il tournait à la foire aux idées où les meilleures idées contrecarraient tout simplement les chimères et les idéologies. On sait que ce ne fut pas cela qui fut retenu finalement. Tout fut récupéré et plutôt dans le mauvais sens. Les politiciens veillaient à leur avenir.

Il y aurait beaucoup d’anecdotes croustillantes à raconter comment les policiers désemparés venaient interroger des jeunes gens sur ce qui se pouvait faire ; Comment les hommes du SAC cherchaient à mettre la main sur les manifestations pour les jeter dans l’aventure d’une confrontation ; histoire d’avoir du sang, comment le 31mai, dans une certaine réunion à « l’Hôtel Lutétia », on vit débouler des petites bandes de jeunes bourgeois qui avaient eux très peur pendant les évènements et qui se présentaient pour prendre l’affaire à leur profit, avoir des places, se préparer un avenir politique et toucher des fonds de l’État... La République était sauvé !

Ainsi va l’histoire de notre pays. On eut vite fait d’oublier la réalité de ce qui s’était passé. L’important était de « récupérer ». Reste que l’honneur du désintéressement national et du courage moral fut tenu, eh oui, par des étudiants royalistes. Il faudra le dire un jour. N’en demeure pas moins la nostalgie de ce qui aurait pu se faire. S’imagine-t-on des jeunes lycéens d’une banlieue plus que rouge écoutant bouche bée un jeune étudiant royaliste exposant, entre l’homme de l’appareil du Parti communiste et le troskyste de service, la lumineuse vérité des vraies libertés recouvrées avec le roi garant de l’unité ? Cela, il faudra bien le réussir un jour

Quarante ans après

On lira avec intérêt et avec profit le livre qu’Alain Griotteray vient de consacrer à mai 68 « Des barricades ou des réformes ? ».
Ce livre est la réédition du texte d’une conférence qu’il avait prononcée devant les députés républicains indépendants en juin 1968, publiée en septembre de cette même année chez Fayard avec une préface de Valéry Giscard d’Estaing. Il fait précéder ce texte d’une nouvelle réflexion quarante ans après, préfacée aussi par l’ancien président de la République.

Alain Griotteray est d’abord un national. Il explique Mai 68 par des raisons de fond il va aux principes. Il montre à quel point il y a eu une volonté de subversion réelle de l’ordre social et comment le gouvernement de la République et plus encore le Parlement pitoyable pendant les événements et l’ensemble des institutions de l’État ne furent absolument pas prêtes à subir un choc pareil. L’anarchie et le laxisme ne pouvaient pas, contrairement à ce qui a été dit, favoriser la modernité au contraire !

Gaulliste lucide, reconnaissant que le Général avait su arrêter la marche des événements par son fameux discours du 30 mai qui fut suivi immédiatement de la manifestation triomphale sur les Champs-Elysées, il n’en analyse pas moins les faiblesses d’un régime qui ne sait pas accomplir dans les moments favorables les redressements souhaités ; pas plus en 1968 qu’en 1958. La réforme de l’Université fut entre autres un gâchis. Et que dire quarante ans après ? La France paye Mai 68 de façon tragique il est temps d’en sortir.

On lira aussi avec intérêt Mai 68 vu de l’étranger, les évènements dans les archives diplomatiques françaises ?, qui donne une sélection des notes diplomatiques des ambassadeurs français et permet de se faire une idée du retentissement des évènements parisiens et français dans le monde. De la République centrafricaine de Bokassa à la Chine de Mao.

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