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Politique, plus qu’un seul Nicolas.

Jeudi 1er février 2007, par Paul Vaurs // La France

Nicolas Hulot ne se présentera donc pas aux présidentielles. S’il a
affirmé ne vouloir s’engager pour aucun autre candidat, sa décision ravit
tous les autres. A commencer par le deuxième Nicolas, le ministre de l’intérieur,
dont l’électorat aurait pu être amputé des écologistes de droite tentés par
l’animateur de télévision. Mais Dominique Voynet et ses partisans ont
également manifesté leur joie, car une partie des écologistes de gauche
auraient pu se tourner aussi vers lui.

Malheureusement pour le petit monde où se côtoient écologistes,
altermondialistes et marxistes de toutes les obédiences, il y a beaucoup
de candidats À la gauche de Ségolène Royal. Les seuls trotskystes devraient
être trois et Marie-George Buffet prétend toujours rassembler au-delà du
seul parti communiste. Mais José Bové veille et il devrait, le 1er février,
annoncer aussi sa candidature, puisqu’il a lancé ses amis à la chasse aux
indispensables parrainages. Tout cela fait beaucoup de monde pour un
potentiel électoral qui ne peut espérer dépasser au mieux les 13%. Mais c’est
un ensemble dont Ségolène Royal aura besoin, et peut-être pas qu’au second
tour, sous risque de voir se répéter le cas de figure de 2002, où le
candidat du PS avait été éliminé.

Certes, à droite, tout se trouve loin d’être arrêté. Nicolas Sarkozy, comme
d’ailleurs la candidate socialiste, tourne autour du tiers d’intentions de
vote pour le premier tour. A sa droite, Philippe de Villiers n’arrive
manifestement pas à décoller, il apparaît peut-être sympathique, mais
demeure très marginal. Plus loin, Jean-Marie Le Pen espère rééditer son coup
d’il y a cinq ans, mais il semble plutôt stagner et nul ne peut contester
qu’une bonne partie de son électorat regarde vers Nicolas Sarkozy, au moins
pour le second tour. A la gauche du président de L’UMP, Français Bayrou a
cru un temps discerner quelque frémissement, mais, en dehors d’un noyau dur
approuvant sa politique du ni gauche ni droite, le reste se sent beaucoup
plus proche de Nicolas Sarkozy que de Ségolène Royal.

Cette dernière réorganise manifestement sa campagne, car elle a perdu la
main. Son séjour en Chine, appuyé de commentaires louangeurs sur la « 
célérité » de la justice dans ce pays totalitaire, a contribué à l’éloigner
des Français peu sensibles à sa « bravitude » même toute de blanc vêtue sur
la Grande Muraille. Les divergences fiscales avec François Hollande
justifient une meilleure coordination en même temps qu’elles font peur.
Ségolène Royal doit aussi s’inquiéter de ce que les ouvriers lui préfèrent
Nicolas Sarkozy à 36% contre 29%, ainsi, d’ailleurs, que les femmes
elles-mêmes (39% contre 32%). En tout cas, elle qui voulait jouer la
sérénité et continuer un parcours sans trop d’engagements, semble s’être
convertie aux nécessités de l’attaque. Elle ne pourra pas continuer
longtemps à se dérober sous prétexte de « campagne participative », c’est-à-dire
de recueil des opinions sans formuler elle-même une politique relativement
précise.

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