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Politique locale : Puteaux

DU 20/03/2008 AU 20/04/2008. « Nous n’avons rien à cacher disait Christophe Grébert le 25 Mars 2008.

Samedi 28 juin 2008, par Gérard BRAZON // La France

LA CAMPAGNE ELECTORALE.

Christophe Grébert est un représentant de la société civile, journaliste de 39 ans et « blogueur » de Puteaux, depuis 6 ans. Son blog est celui « d’un Putéolien qui a décidé de l’ouvrir », une image y rappelle son exclusion de la Mairie. Il s’est présenté aux élections municipales, pour être Maire d’une ville de plus de 40 000 habitants, mandat très important pour une entrée en politique.

Sans l’appui d’un parti traditionnel, puisqu’il venait de quitter le PS, et donc sans désignation par une instance dirigeante, de plus, sans moyens financiers, il devait prévoir son élection, par la base, afin qu’un soutien populaire assure un changement d’équilibre en sa faveur.

Il a rassemblé autour de lui, à partir de son blog, des Putéoliens volontaires pour soutenir sa liste sans étiquette, localement intruse.

Au début, Christophe était entouré par Evelyne Hardy, à la sobre rigueur, Régis Sada, son directeur de campagne, d’une rare probité, Vincent Brack, le mandataire financier, méthodique et synthétique, Frédéric Chevalier, le théoricien et praticien d’une ouverture moderne et fine en politique, Bruno Lelièvre, représentant des Verts, engagé en développement durable, sérieux et rieur à la fois, Laurent Meliz, le réalisateur aux idées fortes perpétuelles, de la culture à la contre-culture, Michel Pissère, de Rueil Malmaison, fidèle entre tous.

Cette initiative, définie par la volonté de faire de la POLITIQUE AUTREMENT, afin de tendre vers un idéal de CITE VIVANTE, a conquis des Putéoliens très divers, arrivés peu à peu dans les réunions du groupe, le jeudi soir, au café « Le Coup de Foudre » et qui ont rédigé de nombreuses propositions pour la Commune, très réfléchies et concrètes, publiées sur le blog « www. puteauxensemble.com ».

La Démocratie Participative a parfaitement fonctionné. Ces propositions se stabilisaient après de nombreuses remarques sur une adresse collective de communication sur la toile. Malgré l’absence de définition d’une méthode de travail et la difficulté des dialogues d’argumentation sur Internet, ces échanges de forme et de fond ont reçu quelques critiques révélant que la Démocratie Délibérative était moins tolérée. Mais, cette participation publique fut l’application majeure du principe de citoyenneté. De ces textes, un programme visant l’Excellence est né, pour être appliqué par les futurs élus, liés à leurs électeurs par une charte éthique ; charte éthique reprise ensuite par plusieurs communes. Cette charte sera remise ultérieurement, signée par les conseillers municipaux élus, au Maire, Mme Ceccaldi- Raynaud.

La critique d’autrui, des opposants, historiquement classique, était indésirable pendant cette campagne « positive ». Christophe Grébert voulait être élu et n’adhérait pas aux méthodes connues, telle que le clientélisme, par exemple, utilisées pour prendre indûment une élection au lieu de la recevoir.

Un jour, l’une des trois parties séparées du MoDem a rejoint le groupe, conduite par Sylvie Cancelloni, hospitalière, gracieuse mais malheureusement encombrée par des luttes du MoDem (parti séparé en 3 groupes) et des ambitions divergentes. Christophe Grébert a dit, ce qu’il avait antérieurement planifié, que Sylvie serait seconde sur la liste, alors que sa participation à la rédaction du programme n’avait pas encore commencé ! La préoccupation majeure, besogneuse de Sylvie, pendant un temps long, a été de tenter d’obtenir un appui officiel du MoDem. Cette insertion d’un parti traditionnel a dénaturé l’aventure politique originale de « Puteaux Ensemble ». Les problèmes de la Démocratie ont perverti la Promesse de Meilleure Démocratie. Donc, ensuite, un certain réalisme stratégique et une dose de banalité politique ont prévalu, dans un contexte de forte amitié collective, cependant. Le consensus était de deux natures opposées : plus stratégique pour le MoDem (qui n’a jamais évoqué les valeurs morales souhaitées par François Bayrou) et plus éthique pour les Sans Etiquette.

Les fidèles de Christophe Grébert se reconnaissaient à leur écharpe bleu canard sur laquelle le logo créé par un colistier, professionnel de la créativité, était apposé.

Une des difficultés de la campagne, lors de la distribution de tracts et de rencontres avec les habitants, fut de rendre crédible la candidature de Christophe Grébert dont la notoriété était basée sur son opposition permanente aux deux maires successifs de Puteaux, ponctuée de procès initiés par les maires, diversement interprétés malgré des décisions de justice en sa faveur. Il fallait donc réussir une reconversion entre son passé de rejet et son présent de projet.

Une autre difficulté était la confusion au sein du MoDem local induisant la production de tracts orange, dont le dernier fut maladroitement chamailleur, mêlés aux tracts de « Puteaux Ensemble ».

La principale facilité venait de la lassitude de la population quant à la saga conflictuelle, triste, publique, de Monsieur Ceccaldi- Raynaud. L’on pouvait ainsi supposer que les électeurs sceptiques ou circonspects seraient davantage décidés à agir s’ils percevaient l’ouverture d’une authentique opportunité d’influence.

Christophe Grébert, d’une cordialité retenue et d’une apparente gentillesse, a peu parlé aux membres de son équipe pendant la campagne : sorte de contrainte de soi permanente, de ses opinions et comportements, pour éviter, peut-être, toute maladresse, qui serait exploitée négativement. Les critiques à l’encontre de son groupe ont rarement été formulées directement par lui-même, bien qu’il ait utilisé, souvent, à l’encontre des autres, des adjectifs dévalorisants et instaurateurs de distance : inutile, insignifiant, stérile… fixés dans ses messages. Deux séances de rappels à l’ordre, plus exactement à l’accroissement de l’activité militante et de l’efficacité, par le cercle rapproché, en direction des travailleurs de fond, interpellaient plus qu’elles ne convainquaient et amorçaient la prise de conscience de vivre une entreprise probablement utopique qui ne serait pas de pure logique démocratique. Les militants, dont peu étaient novices, devenaient conscients de ne pas recevoir toutes les informations nées de tractations secrètes en comités restreints et donc de ne pouvoir accéder à un jugement personnel indépendant et réfléchi. Ceci, déjà, en contradiction avec certains engagements.

La liste a été composée, en particulier, selon des considérations conventionnelles de gains possibles de voix sur chaque nom. C’est à la fois imparable et paradoxal, ce qui souligne la difficulté d’innover en politique. Ce fut aussi excessif et illégitime : tel fut le cas d’une candidate, à peine arrivée et promue en bonne position. Les places de certains « très engagés dans le programme ou dans l’action » négligés, posaient les limites de la sincérité de l’aventure. Pas plus que les autres listes, cette liste ne représentait la diversité sociale mais tous les colistiers se référaient à l’intérêt général

Christophe Grébert pensait fortement, semble-t-il, gagner l’élection, contrairement aux hypothèses, bien sûr incertaines, des sondages et aux probabilités des « politologues ». Il savait pourtant qu’il ne pourrait pas faire l’alliance mathématique nécessaire avec le PS, pour le second tour.

Tenter de « FAIRE DE LA POLITIQUE AUTREMENT » est une aventure porteuse d’avenir tant les partis traditionnels sont affectés par les excès de querelles de personnes et de conflits inopérants.

L’entreprise requiert cependant et paradoxalement une PROFONDE CULTURE POLITIQUE afin d’être apte à repenser les notions et concepts généraux de la Gouvernance : par exemple, la CONFIANCE que l’on peut avoir dans un chef de file appartenant à un Parti Politique est fortement soutenue par le Parti lui-même, alors que la confiance placée dans un chef de file sans Parti, et c’est le cas de Christophe Grébert, est fondée sur sa seule réputation et donc particulièrement fluctuante et fragile...

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